Ce livre, Osvaldo Soriano l'a dédié à son père, figure étonnante - un grand personnage de roman, disait-il. Ce père travaillait pour la Paramount, il sillonnait le pays, distribuait les bobines, des photos d'acteurs dédicacées et coupait sur les pellicules les scènes " osées ", mais le rêve de sa vie était de construire la capitale de l'Antarctide, une ville entièrement en verre. Au cours d'une de ses tournées, il séduit non seulement Laura, une beauté qui posait pour Palmolive et dont il attend un enfant, mais aussi Peron, qui lui donne un lieu et les moyens de construire sa cité de verre. Le narrateur, c'est le fils, un écrivain qui parcourt l'Argentine à bord de sa Torino, avec pour mission l'écriture d'un improbable Guide des passions argentines...En fait il écrit un roman qu'il construit au fur et à mesure de ses rencontres, des circonstances et de ses réactions imprévisibles. A travers ces fragments d'un parcours en apparence absurde traversé par un humour noir se dessine l'histoire d'un vrai voyage intime qui est tout d'abord une fuite, puis des retrouvailles. On retrouve l'imagination et l'humour de Soriano. Une tendresse, un mélange de pathétique et d'ironie grinçante qui est l'un des charmes de l'âme argentine.
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Nombre de pages
248
Date de parution
14/01/1998
Poids
267g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246534617
Titre
L'heure sans ombre
Auteur
Soriano Osvaldo
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
267
Date de parution
19980114
Nombre de pages
248,00 €
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Dans une Argentine muselée par la dictature, deux gloires sur le retour, Galvàn, le chanteur de tango et Rocha, le boxeur, sont invités à se produire dans une fête organisée par les militaires... Comment les deux artistes démocrates pourront-ils déjouer les intrigues tissées par le pouvoir? Une parabole émouvante et drôle.
Résumé : Imaginez un journaliste argentin nommé Soriano travaillant à un livre sur Laurel et Hardy, débarquant à Los Angeles et s'acoquinant avec le détective Philip Marlow, le célèbre héros de Chandler. L'idée est folle, mais le meilleur est à venir, dans cette incroyable et burlesque enquête au c?ur d'Hollywood ou John Wayne joue toujours aux cow-boys et aux Indiens... On rit de l'enlèvement de Chaplin, on est ému par l'amitié naissant entre deux hommes et, par dessus tout, on applaudit ce tour de force romanesque qui accroche aux péripéties les plus foldingues le sourire de la mélancolie.
Résumé : Entre 1973 et 1974, dans une minable bourgade proche de Buenos Aires, des rumeurs d'infiltration marxiste sèment la zizanie chez les petits chefs péronistes. Cela tourne au western absurde, les fantoches de Soriano ne mégotant ni sur la bouteille ni sur le choix des armes (dynamite, camionnette, bulldozer, épandage de matière fécale...) pour arriver à leurs fins. Une tranche subversive, bouffonne, sanglante, de l'histoire argentine, servie par l'un des plus mordants romanciers sud-américains. Italo Calvino ne comparait pas pour rien Soriano à un " Hemingway héroï-comique ".
Dans l'Argentine des années quatre-vingt-dix, un homme - le narrateur - descend d'un train sans un sou en poche. Que veut-il ? Où va-t-il ? Il ne le sait pas lui-même. Il marche. Et sur sa route, il rencontre des personnages perdus comme lui. Coluccini, un acrobate, ancien directeur de cirque, rêve de se rendre en Bolivie comme on caresse la chimère de l'Amérique ; Nadia, voyante et astrologue qui va de village en village à bord d'une deux-chevaux brinquebalante ; Lem, un banquier en quête d'un impossible tapis vert où jouer le tout pour le tout ; un curé maître chanteur ; un groupe des jeunes à bord d'un vieux Mercury ; bref des personnages délirants qui se disent adieu un soir et se retrouvent le lendemain à l'un des carrefours de cette route qui ne mène nulle part. Car ce qui importe dans ce pays où personne ne sait où il va est moins d'arriver quelque part que de marcher ; être vivant n'est pas avoir un but, c'est survivre.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.