Du discours du Latran à celui de Riyad, en passant par d'étranges déclarations sur les sectes, le président de la République et son entourage semblent décidés à revenir sur l'acquis laïque de notre pays. Si cette volonté est présentée comme une façon de moderniser et dépoussiérer la laïcité et de ramener l'espérance dans la vie des gens, Dominique Sopo, dans son livre, s'en prend vivement à ce qu'il perçoit comme un élément fondamental de remise en cause du vivre ensemble Espérance contre pouvoir d'achat, gestion des communautés religieuses contre exigence républicaine de l'émancipation, autant de confrontations à venir contenues dans le projet de moins en moins inavoué de Nicolas Sarkozy. Face à cette offensive, le camp laïque ne peut se contenter de réciter une bible et doit être au clair avec lui-même afin d'éviter d'être plus longtemps contaminé par ceux qui, derrière la promotion de la laïcité, ont trouvé une façon polie de dire qu'ils n'aimaient pas les "bougnoules" Montrer que la laïcité est moderne, faire prendre conscience qu'elle n'est pas une valeur désincarnée et transmettre le fait qu'elle entretient un rapport intime avec l'antiracisme: autant d'exigences à réunir pour mobiliser ceux qui, dans le pays, restent attachés à cette idée que l'universalisme bien compris est la source de l'émancipation et de l'épanouissement de chacun. Biographie de l'auteur Dominique Sopo est né en 1976 à Valenciennes d'une mère française et d'un père togolais. Diplômé de l'IEP de Paris et agrégé de sciences économiques et sociales, il est président de 505 Racisme depuis juin 2003. Il a déjà publié SOS Antiracisme (Denoël, 2005) et Manifeste pour l'égalité (First, 2007).
Nombre de pages
139
Date de parution
11/09/2008
Poids
132g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782749112923
Titre
Combat laïque
Auteur
Sopo Dominique
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
116
Poids
132
Date de parution
20080911
Nombre de pages
139,00 €
Disponibilité
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Il existe, en France, un antiracisme bien-pensant. Il est dangereux, car dévoyé. Ce courant a les couleurs de l'antiracisme, il reprend son vocabulaire, il se pare des meilleures intentions. Il prend l'air inoffensif. Ses porte-parole sont des gens respectables. En réalité, cet antiracisme factice ne se soucie pas vraiment de l'égalité entre individus. Car il repose sur une relation viciée, dès le départ, entre d'"ex-colons" et d'"ex-indigènes". Il se nourrit principalement de cette culpabilité blanche. Il est une perpétuelle action de repentir. L'Etranger ainsi canonisé, la béatitude peut suivre. Et laisser place à toutes les dérives. Joli paradoxe: sous couvertd'antiracisme, de belles âmes tracent le chemin le plus court pour l'exclusion. Méfions-nous des bons sentiments...
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Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque.En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect. La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires, invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l'absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
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