Au début des années 90, quelques intellectuels engagés, mais peu écoutés, voyaient dans l'établissement de protectorats - autorités transitoires placées sous la responsabilité de l'ONU - un moyen de mettre un terme aux guerres yougoslaves et de favoriser une solution politique. Dix ans après, c'est finalement ce modèle qui est tardivement mis en ?uvre, tant en Bosnie et Herzégovine qu'au Kosovo. Le succès de l'intervention étrangère, ainsi que l'exportation de ses modèles politiques et institutionnels, réside selon l'auteur dans l'établissement d'un authentique partenariat, dont l'enjeu central est l'appropriation des processus de démocratisation et de transition par les acteurs locaux. Une telle démarche permet d'éviter les pièges d'un néocolonialisme et favorise, à la fois la constitution d'Etats de droit et la nécessaire intégration à l'Europe. Ce livre analyse en ouverture la complexité des processus de transition dans les Balkans, avant de se consacrer à l'étude de la Slovénie, de la Bosnie et Herzégovine ainsi que du Kosovo. Un entretien exclusif, avec l'ancien Haut représentant Wolfgang Petritsch, met en perspective le concept et la mise en ?uvre de l'appropriation du processus de transition, condition sine qua non de sa réussite, tant pour les Balkans, que pour l'Europe.
Nombre de pages
158
Date de parution
01/12/2003
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845864634
Auteur
Solioz Christophe ; Petritsch Wolfgang
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20031201
Nombre de pages
158,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Christophe Solioz, Suisse né à Brême en 1957, a étudié la philosophie, la psychologie, la pédagogie, les langues et les littératures (italienne et allemande) aux universités de Zurich et de Genève. Socio-thérapeute puis enseignant à Genève, il est également coordinateur depuis 1992 de différentes initiatives et recherches-actions dans l'espace post-yougoslave. Il dirige - avec Wolfgang Petritsch - la collection " Southeast European Integration Perspective " aux Editions Nomos (Baden-Baden).
Cet essai tente de prendre la mesure de la contradiction entre institution et psychanalyse, en examinant le positionnement de psychanalystes soucieux non seulement d'une adéquation entre l'objet ? la psychanalyse ? et son institutionnalisation, mais aussi d'une approche « engagée »? avant tout contre la momification de la psychanalyse.
1992-2002. Dix ans après le début d'une guerre de trop, sept ans après l'entrée en vigueur de l'Accord de Dayton, il importe de faire l'état des lieux et de s'interroger sur l'avenir de la Bosnie-Herzégovine. Ce recueil donne pour l'essentiel la parole à des experts locaux engagés qui analysent sans complaisance la situation dans laquelle se trouve leur pays et portent un regard critique sur l'intervention de la communauté internationale
Paul Parin (1916 2009) : chirurgien, neurologue, psychanalyste, ethnologue et écrivain ; mais aussi esprit critique, citoyen engagé et cosmopolite. Avec Fritz Morgenthaler et Goldy Parin-Matthèy, il a marqué l'histoire de la psychanalyse en Suisse, ouvert de nouvelles voies en ethnopsychanalyse, formé une nouvelle génération de psychanalystes, esquissé une articulation critique entre psychanalyse et politique. Cet essai s'efforce de mettre en lumière de multiples aspects d'une oeuvre, avec ses textes théoriques ou poétiques, tous portés par la même quête de l'espoir, l'utopie en guise d'horizon mais sans illusion.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.