Le pharaon renversé. Dix-huit jours qui ont changé l'Egypte
Solé Robert
ARENES
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EAN :9782352041535
Le peuple égyptien a renversé son Pharaon ; cela n était jamais arrivé en trois mille ans... Robert Solé nous raconte cette révolution de l intérieur.5 questions à Robert SoléQuels sont vos liens avec l Égypte ?Je suis né en Egypte, dans une famille chrétienne, francophone, d origine syro-libanaise, installée sur les bords du Nil depuis des générations. Une famille devenue égyptienne mais baignant dans le cosmopolitisme d alors, cet univers sans frontières, plein de ferveur et d insouciance, où des personnes d appartenances différentes (musulmans, coptes, juifs, Arméniens, Grecs, Italiens, Français, Levantins...) avaient appris à vivre ensemble. Les turbulences de l Histoire devaient les contraindre à quitter le pays. J ai choisi pour ma part de m installer en France, à l âge de 18 ans. Depuis un quart de siècle, l Egypte, que j ai redécouverte, est devenue pour moi un objet d étude. Je ne me lasse pas de la déchiffrer, par des voyages, des rencontres ou des lectures. La quasi totalité de mes livres (romans, essais ou récits historiques) lui a été consacrée.Pourquoi écrire un livre à chaud, alors que le mouvement continue ?Ce mouvement ne fait que commencer. Mais tout s est joué en une vingtaine de jours, qui ont changé l Egypte. Ce sont ces vingt jours que j ai choisi de raconter, de la façon la plus précise, la plus détaillée possible, en éclairant à la lumière des changements considérables qu a connus l Egypte.Peut-on considérer, d ores et déjà, ce qui s est passé comme une révolution ?Sur place, tout le monde même les piliers du régime Moubarak parlent de « révolution ». Ce qui vient de se passer est inédit : pour la première fois dans l histoire du pays, c est un soulèvement populaire qui a renversé le pharaon.Connaissant parfaitement ce pays, avez-vous, vous-même, été surpris ?Oui, bien sûr, j ai été surpris. Comme les services de renseignements israéliens et américains, comme tous les analystes, comme les insurgés eux-mêmes... On savait que les événements tunisiens auraient une influence sur l Egypte, que toutes les conditions étaient réunies depuis des mois, sinon des années, pour qu une explosion sociale y ait lieu, mais personne ne prévoyait un mouvement de cette ampleur, avec les formes étonnantes qu il a prises. « Même en rêve, je n aurais pas imaginé une telle révolution », m a dit l écrivain égyptien Sonallah Ibrahim, qui a pourtant été l un des fondateurs du mouvement de protestation Kefaya (« ça suffit ») en 2004.À vos yeux quel aura été l élément déterminant de cet immense basculement historique ?L Egypte était depuis quelque temps dans une situation très paradoxale : un pays en plein repli identitaire, mais aussi en pleine communication avec le monde extérieur (grâce aux chaînes de télévision, au téléphone portable et à Internet). Cette ouverture inconnue du temps de mon enfance, sous Nasser, quand le courrier était censuré et que l on ne pouvait même pas écouter une radio étrangère a beaucoup favorisé cette « révolution en direct » que le monde entier a suivi sur le petit écran. Il ne faudrait pas la réduire pour autant à une « cyberévolution » : c est parce qu ils ont osé descendre dans la rue et affronter physiquement un régime policier que des adeptes de Facebook ont entraîné dans leur sillage tout un peuple, humilié, assoiffé de liberté, accablé par la hausse des prix et le chômage.
La découverte de la civilisation pharaonique : la plus grande aventure de notre temps !C'est à la Renaissance que les Européens redécouvrent l'Égypte ancienne. Dans un décor de sable et d'eau, des vestiges somptueux révèlent aux rares voyageurs un musée à ciel ouvert, un monde fascinant où semblent se confondre les morts et les vivants, les hommes et les animaux, les pharaons et les dieux. De 1798 à 1801, les savants et artistes emmenés par Bonaparte passent la vallée du Nil au peigne fin. La publication de leur monumentale Description de l'Égypte relancera l'égyptomanie dans toute l'Europe.Mais ce n'est qu'une vingtaine d'années plus tard que l'égyptologie scientifique voit le jour, avec le déchiffrement des hiéroglyphes. Se révèlent alors, peu à peu, les différents aspects d'une civilisation exceptionnelle. Et l'engouement du grand public pour le pays des pharaons s'envole au rythme des découvertes : le Serapeum de Saqqara, les momies royales, la tombe de Toutankhamon, le trésor de Tanis, la barque de Khéops...Amoureux et spécialiste de l'Égypte, Robert Solé se fait le grand ordonnateur de ces recherches, qu'il décrypte en retraçant notamment le parcours de leurs auteurs : Champollion, Lepsius, Wilkinson, Mariette, Belzoni, Brugsch, Carter, Desroches Noblecourt, Ahmed Fakhry... et tant d'autres. Ce récit, dans lequel les rivalités nationales ne sont pas absentes, illustre l'une des plus grandes aventures contemporaines, qui se poursuit aujourd'hui avec des techniques de pointe.
De pirouette en pirouette, notre artiste du mot semble aussi inépuisable qu'un dictionnaire. Et c'est ainsi que le Petit Robert est grand ! Qu'il parle d'amour - le plus beau mot du monde ? - ou des girouettes - pour lesquelles il réclame notre indulgence -, qu'il s'exaspère avec ironie de la lenteur des choses, ou qu'il grince sur la couleur noire de Daech, Robert Solé nous surprend toujours autant qu'il nous apprend. Et c'est cette érudition pateline, cette manière de ne pas y toucher, de jeter des mots en l'air comme des balles de jongleur, qui nous font enfin comprendre à qui nous avons à faire. Si notre homme est un journaliste patenté, un écrivain né pour conter, il est peut-être, d'abord et avant tout, un magicien." Eric Fottorino, Directeur de l'hebdomadaire Le 1
Résumé : Une biographie de haut vol pour le premier des khédives égyptiens. Pour certains, il a été un désastreux dilapidateur, pour d'autres, un grand réformateur. Alors que retenir d'Ismaïl Pacha, ce khédive singulier que l'on surnommait " le Magnifique ", tant pour ses réalisations que pour son goût du faste ? Né en 1830, le petit-fils du grand Méhémet Ali gouverne l'Egypte de 1863 à 1879. Mais alors que son grand-père, un Turc illettré de Macédoine, conquiert le pouvoir par les armes, Ismaïl se voit offrir sur un plateau une Egypte prospère et stratégiquement bien placée sur la route des Indes. La voie est donc toute tracée pour que ce pays se modernise et se rapproche des grandes puissances européennes : Ismaïl Pacha mène à bien la percée du Canal de Suez en 1869, mais il améliore aussi considérablement l'enseignement, le système judiciaire, les voies de communication et l'équipement urbain. Mais s'il dépense beaucoup d'énergie pour réformer son pays, il dépense bien plus encore en trésorerie ! Gaspillant une fortune pour arracher à la Sublime Porte le titre de khédive qui devient alors héréditaire, il conduit l'Egypte à la ruine financière - ce qui le contraint à abdiquer en 1879. D'une plume enlevée, Robert Solé revient sur la vie de cette figure controversée et paradoxale. Ni hagiographique ni diabolisante, cette biographie passionnante fait la lumière sur la véritable personnalité du grand Ismaïl Pacha.
Un Premier ministre belge séparatiste flamand, il faut le faire ! Et Georges-Louis Bouchez partout, tout le temps. Ailleurs, deux guerres abominables tous les jours dans l'actualité. Et d'autres qui éclatent, menacent ou n'en finissent pas. Musk, Bezos, Zuckerberg, les seigneurs de la tech devant qui tout le monde se couche. Trump, Poutine, Netanyahou, Milei, le Hamas, Ben Salmane, les mollahs, Erdogan, Orban, des autocrates décomplexés, l'illibéralisme, l'extrême droite, le populisme, la loi du plus fort, la brutalité, l'humiliation, le réarmement, le retour des empires, la désoccidentalisation, l'intelligence artificielle, les mensonges, le spectacle truqué permanent et des complotistes fous au pouvoir... Au passage, un premier pape américain. Des records de chaleur encore battus un peu partout. Un Tour de France de mutants. Quelque chose se passe. Une internationale réactionnaire faite d'antimigrants, anticlima t, antisémitisme avance. Un ordre du monde est mort, un autre est en train de naître... Ce livre n'est pas une analyse, pas un essai, il propose des dessins d'actualité enfin réunis, des perles d'un collier. Ils sont drôles quand c'est possible parce que le rire est une résistance. Revivez une année entière, de septembre 2024 (vous verrez : ça paraît loin déjà ! ) à septembre 2025, une année dont on dira peut-être qu'elle fut la première d'une ère nouvelle parce que manifestement... Quelque chose se passe. 300 dessins parus dans Le Soir, Ciné-Télé-Revue, réalisés à la télé pour ARTE... ou refusés.
Les évènements racontés dans ce livre se déroulent sur plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, je me suis tu. Aujourd'hui, j'écris en pensant à toutes celles et ceux, des centaines de milliers, peut-être des millions, qui souffrent en silence du même mal."
Nous vivrons était le livre de l'après-pogrom du 7 octobre, Que faire des Juifs ? une réflexion sur l'histoire du judaïsme et de l'antisémitisme, avec une dimension à la fois historique, personnelle et charnelle. Avec Terre de sang, Joann Sfar s'éloigne de la chronique immédiate et de la fresque didactique. Il tend l'oreille aux voix palestiniennes, arabes, bédouines, dans le tumulte d'un conflit insoutenable. Il reprend ici le flambeau du reportage dessiné et parcourt des villes fracturées sur une planète à bout de souffle : Venise, Paris, Ramallah, Naplouse, Hébron, Jérusalem, Tel-Aviv... Aux massacres, aux idéologies, aux mécanismes de haine, il oppose le dialogue qui, même lorsqu'il semble impossible, reste un acte politique puissant. Sfar s'ancre dans la BD du réel, poétique, violente, fraternelle, qui ne sauve rien, mais n'abandonne personne.
Toute la passionnante histoire de ce pays est contenue dans son nom : littéralement l?Ukraine veut dire "le territoire à la frontière". Loin d?être marginal, c?est un pays d?avenir avec le potentiel pour devenir un des états de référence de L?Europe, avec une surface supérieure à celle de la France et plus d?habitants que l?Espagne et le Portugal réunis. Déjà au IXe, siècle l?Ukraine était la matrice de la première grande civilisation slave et le berceau de l?état russe. Pourtant son développement fut lent et difficile, marqué par de longs siècles d?occupations et de guerres avec des voisins avides : des Huns aux Polonais, des Mongols aux Habsbourgs, de l?empire ottoman au IIIe Reich et pour finir l?Union soviétique... Cet ouvrage vous aidera à mieux comprendre pourquoi et comment cette nation millénaire se retrouve à nouveau au centre d?un énorme conflit intérieur. En cette fin d?année 2015, difficile de savoir si les provinces de l?Est se satisferont d?une autonomie dans le cadre de la République ukrainienne ou si elles feront sécession pour rejoindre la Russie ?
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
« Il y a encore tant de choses que j'ignore au sujet de l'Amérique, de la vie, et de ce que l'avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m'a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m'ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l'histoire de notre pays. Même quand elle est loin d'être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l'auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »Traduit de l'anglais (États-Unis) par Odile Demange et Isabelle Taudière.Notes Biographiques : Michelle Obama a été Première dame des États-Unis de 2009 à 2017. Diplômée de l'université de Princeton et de la faculté de droit de Harvard, Michelle Obama a commencé sa carrière au sein du cabinet d'avocats Sidley & Austin, à Chicago, où elle a rencontré son futur mari, Barack Obama. Elle a ensuite travaillé auprès du maire de Chicago, puis à l'université de Chicago et à l'hôpital de l'université de Chicago. Michelle Obama a également fondé le Chicago Chapter of Public Allies, organisation qui aide les jeunes à préparer une carrière dans le secteur public.
Au printemps 2002, le gouvernement israélien a ouvert, en Cisjordanie occupée, le chantier d'une barrière et d'un mur longs de plus de 650 kilomètres. Cet ouvrage gigantesque devrait être achevé en 2007. Pour l'Etat d'Israël, cette " barrière de sécurité " est destinée à empêcher l'entrée sur son territoire de terroristes palestiniens. Pour les Palestiniens, ce " mur de séparation ", qui annexe de fait à Israël une partie substantielle de leur futur Etat, est une .nouvelle frontière imposée par la force. Le mur de Palestine est-il un moyen de lutte contre le terrorisme ou un barrage contre la paix ? René Backmann, rédacteur en chef au Nouvel Observateur où il dirige le service étranger, couvre depuis vingt-cinq ans l'actualité politique au Proche-Orient.