Inoculez-moi encore une fois le sida et je vous donne le nom de la rose. Lettre d'une psychotique
Solange Blandine ; Verdiani Georges
GRASSET
14,45 €
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EAN :9782246691419
Il est possible d'écrire un roman constitué de lettres, il est possible de former ainsi un journal phénoménalement impudique, le journal d'unepsychotique, une MISE A NU exhibitionniste, un autoportrait littéraire qui illustre mon travail pictural. [...] Entraîner des inconnus dans mon appartement, déshabiller des hommes adultes [...] Faire de la séduction même une action artistique [...]Vous avez maintenant compris que j'y suis dans la peinture, jusqu'au cou, jusqu'au con [...]. Si ce n'est pas de la folie, de quoi s'agit-il?" B. S."Blandine Solange, ma patiente, s'est pendue le 20 octobre 2000 dans son appartement de Francfort [...]"Vous n'êtes pas folle!"Après toutes ces années, je m'interroge pour savoir d'où a pu me venir une telle audace..." G. V. Biographie de l'auteur Née en 1957 dans une famille ouvrière des Vosges, Blandine Solange s'installe en 1980 à Marseille pour s'inscrire aux Beaux-Arts. Onze ans plus tard, elle quitte la France pour l'Allemagne. A sa mort, elle laisse un ensemble d'écrits qu'elle destinait à la publication. Sous le titre qu'elle leur avait alors choisi, nous publions ici l'un de ces textes, une lettre à son psychanalyste, Georges Verdiani, qu'elle ne lui adressa jamais. Lettre d'outre-tombe d'une suicidée de la société.
Nombre de pages
118
Date de parution
05/10/2005
Poids
144g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246691419
Titre
Inoculez-moi encore une fois le sida et je vous donne le nom de la rose. Lettre d'une psychotique
Auteur
Solange Blandine ; Verdiani Georges
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
144
Date de parution
20051005
Nombre de pages
118,00 €
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Résumé : "Solange te parle", ce sont les choses de la vie et c'est addictif. De l'art d'accueillir une bonne nouvelle à la nécessité de savoir dire " Je t'aime ", d'un éloge hilarant du pénis à une réflexion sur la société narcissique, Solange, fausse neurasthénique et vraie timide, mi-ingénue mi-démon, parle du droit à la différence, du corps et du désir, de l'inadaptation, de la pornographie, de la solitude, de la génération des "digital natives". C'est très drôle, insolent, et ça pousse à penser. Sur YouTube, ses vidéos ont été vues plus de vingt-cinq millions de fois.
Résumé : Le baiser le meilleur, les moments où elles préféreraient ne pas, ceux où elles se sentent désirables, les plans à trois, les joies du cunnilingus, la quête du " dragon de l'orgasme fou ", l'influence du porno, les abus et les humiliations, les libidos en berne, la fougue, les hommes-objets... Elles ont entre 18 et 46 ans. Solange s'invite dans leur chambre à coucher. Elle leur demande comment ça se passe concrètement dans leur vie amoureuse. Directes, caustiques, réjouissantes, lucides, elles lui disent tout, elles le disent bien, avec les vrais mots, et ça secoue. Un livre qui fait entendre une parole féminine et féministe, une parole libératoire, déculpabilisante, qui résonne comme un manifeste contre la victimisation des femmes.
Je m'appelle Bulle Charcot, et j'ai 46 ans. Depuis 2016 j'écris des textes. Certains sont publiés. Ce jour-là, j'écris un texte dans une sorte d'état second. Je l'appelle "scories" . Ce sont en gros les trucs dont j'ai le plus honte. A ce moment-là, je me dis que je suis en train de récurer le fond de la casserole. Mais à bien réfléchir, je crois que la casserole n'a pas de fond.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.