Quatrième de couverture « L'Afrique noire est mal partie », alertait René Dumont en 1962, alors que le « soleil des indépendances » venait de se lever sur le continent, résolu à prendre son destin en main. Quarante ans plus tard, mal partie et jamais arrivée, l'Afrique se meurt : 3,3 millions de victimes dans la guerre au Congo-Kinshasa, 800 000 Tutsi massacrés lors du génocide au Rwanda, 200000 Hutu tués au cours de leur fuite à travers l'ex-Zaïre, 300 000 morts au Burundi, autant en Somalie, sans parler du Soudan, du Congo-Brazzaville, du Liberia, de la Sierra Leone, de la Côte d'Ivoire... La moitié du continent est dévastée par des « guerres d'écorcheurs »; l'autre vivote entre crise et corruption, tribalisme et anarchie. Émigration clandestine, fuite des cerveaux : les meilleurs partent. Dans nombre de pays, les fonctionnaires cumulent des mois, voire des années, d'arriérés de salaire, les hôpitaux sont des mouroirs, les écoles fermées. L'État s'effondre. Seuls quelques îlots émergent dans un océan de malheur. Le sida frappe partout, emporte les élites, réduit l'espérance de vie de quinze à vingt ans. Pourquoi l'Afrique meurt-elle? Après avoir été martyrisée par la traite esclavagiste et soumise par le colonialisme, l'Afrique, handicapée dans le commerce international, en retard sur tous les plans, se suicide. Ses habitants, tétanisés par un présent qui n'a pas d'avenir, s'enferment dans un autisme identitaire. Face à la mondialisation, ils capitulent en postulant « l'homme noir » irréductible à l'universel. Depuis vingt ans, Stephen Smith parcourt l'Afrique comme journaliste, depuis 2000 pour Le Monde. Fort de son expérience du terrain et d'une prodigieuse documentation, il dresse un bilan exhaustif des maux du continent, avec ce « supplément d'autodamnation », l'exception culturelle mortifère qu'il appelle la « négrologie ». Trempée dans les plaies de l'Afrique, sa plume vive et précise rend horriblement crédible son diagnostic, à savoir que le berceau de l'humanité risque de devenir une nécropole - au sens propre, hélas, mais aussi au sens figuré comme tombeau d'une certaine idée de l'Homme.
Date de parution
22/10/2003
Poids
360g
Largeur
150mm
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EAN
9782702133347
Titre
NEGROLOGIE - POURQUOI L'AFRIQUE MEURT
Auteur
SMITH STEPHEN
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
150
Poids
360
Date de parution
20031022
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : La "jeune Afrique" ? 40 % de sa population a moins de quinze ans ! ? émerge de la pauvreté absolue. Elle compte aujourd'hui 1,3 milliard d'habitants et en comptera 2,4 milliards dans trente ans, face à 500 millions d'Européens vieillissants. Elle ne crée pas assez d'emplois pour tous ses jeunes ? il en faudrait 1,7 million par mois ? mais ceux-ci ont de plus en plus souvent les moyens de partir à la recherche d'une vie meilleure. Leur migration de masse va constituer l'un des plus grands défis du XXIe siècle. La pression migratoire polarise le débat : l'Etat-providence sans frontières est une illusion ruineuse, "l'Europe forteresse", la tombe des valeurs humanistes. Guidé par la rationalité des faits, cet essai de géographie humaine assume la nécessité d'arbitrer entre intérêts et idéaux.
Résumé : Cinquante ans d'indépendance... Forts de leur droit d'inventaire, de leur nombre, de leur jeunesse, forts aussi de leur liberté d'esprit, qu'ont fait les Africains du legs de l'ancien colonisateur ? De la langue française ? De la baguette de pain ? De la Françafrique? En Côte d'Ivoire, en Guinée, au Sénégal et au Mali, au Cameroun, au Congo et jusqu'au Gabon, Stephen Smith rencontre des hommes ordinaires et extraordinaires, croise les regards, chamboule les idées reçues, mêlant l'Histoire aux histoires, le passé au quotidien. Dans les villes et en brousse, à bord du Congo-Océan ou sur une " moto-taxi " sans freins ni phare, Voyage en Postcolonie nous entraîne à la découverte d'un Nouveau Monde.
Résumé : Trump a été élu en agitant la menace d'une "invasion" qui n'aura pas lieu : depuis dix ans, plus d'immigrés mexicains sont retournés dans leur pays qu'il n'y a eu de nouveaux arrivants. A l'inverse, entre l'Europe et l'Afrique, la pression migratoire va crescendo : l'UE compte 510 millions d'habitants vieillissants, l'Afrique 1,25 milliards dont 40 pour cent ont moins de 15 ans ; en 2050, 450 millions d'Européens feront face à 2,5 milliards d'Africains (d'ici à 2100, trois sur quatre personnes venant au monde naîtront au sud du Sahara). La démographie est implacable. La jeune Afrique ne peut que se ruer vers le Vieux Continent. L'Europe comptera dans trente ans entre 150 et 200 millions d'Afro-Européens (9 millions aujourd'hui). Comment gérer un tel flux migratoire, qui va être au coeur des débats des prochaines décennies ? Stephen Smith aborde ici le sujet en "dé-moralisant" le débat, à partir de la rationalité des faits et en s'affranchissant des oeillères idéologiques (l'irénisme humaniste fait en la matière autant de dégâts que l'égoïsme nationaliste). Il démontre, entre autres : que ce ne sont pas les plus pauvres qui émigrent : les jeunes qui peuvent quitter le village pour la ville, puis la ville pour la capitale, puis le continent pour le monde, sont les forces vives des pays de départ, les espoirs de l'Afrique "émergente". Les plus pauvres sont vissés à leur village et les plus riches vivent - très bien - sur place ; que la jeunesse démographique des sociétés subsahariennes amenuise leur chance de consolider des systèmes démocratiques ; que vouloir faire de la Méditerranée la douve d'une "forteresse Europe" en érigeant des remparts - des grillages, un mur d'argent, des Etats policiers en première ligne... - autour du continent de l'opulence et de la sécurité sociale est une illusion ; que le "co-développement" est une aporie : il vise à retenir les pauvres chez eux alors qu'il finance leur déracinement (les pays riches versent une prime à la migration en aidant des pays pauvres à atteindre le seuil de prospérité à partir duquel un nombre croissant de leurs habitants disposent des moyens pour partir s'installer ailleurs) ; qu'une diaspora tardant à se dissoudre dans son pays d'accueil encourage à venir d'autres immigrés qui, sans elle, ne se mettraient pas en route ; que l'Europe, et singulièrement la France, ne pourra durablement conjuguer ses valeurs et sa politique d'immigration, sous peine de laisser triompher chez elle un populisme "nativiste" : elle sera contrainte de renoncer à sa prétention morale (la rançon payée à des autocrates pour endiguer les flux migratoires s'accommode mal de l'angélisme proclamé) et d'abandonner son modèle social, le souci d'équité et l'Etat-providence.
Publié pour la première fois en 1999 par Calmann-Lévy, ce livre est le récit de la détention et du calvaire de la famille Oufkir, tenue au secret durant 19 ans dans des conditions toujours plus dures. Mais il ne se limite pas à être un document sur le destin tragique d'une grande famille. Au fur et à mesure, à travers les mémoires de ses enfants et de sa femme, c'est le portrait du général Oufkir qui se dessine, homme de confiance du roi, tortionnaire et traître. L'auteur brosse ainsi un pan entier de l'histoire du Maroc et de ses relations avec la France, depuis l'indépendance en 1956 jusqu'aux années 1970.
Il ne faut jamais revenir sur les lieux de son enfance, de crainte d'en brouiller le souvenir. " Dans la maison de campagne familiale, Emma retrouve les vieux agendas de sa mère. Et le souvenir de son enfance au Maroc. Par petites touches impressionnistes, elle fait revivre ses années à Mohammedia, l'odeur des orangers, la douceur des cornes de gazelle, les jeux avec ses frères et soeur dans le jardin et le cri des mouettes sur le port. Une enfance heureuse, privilégiée. Même si Emma, timide et rêveuse, ne cesse de chercher l'affection de Blanche, une mère fascinante, plus préoccupée par les défavorisés que par les siens. Plus tard, la jeune fille, alors pensionnaire à Casablanca, se met à écrire. Dans l'espoir que la littérature, ainsi que le vent de liberté des années 1970 et l'amitié complice avec sa cousine, l'aident à s'émanciper d'un milieu où, derrière les visages souriants, le chagrin affleure. Dans ce roman solaire, Emmanuelle de Boysson ressuscite un temps perdu où chaque instant est une aventure et s'interroge sur la force de la transmission.
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
Le judaïsme libéral trouve-t-il une place légitime au sein du judaïsme? La tradition juive est-elle, par essence, immuable ou est-elle évolutive? Comment le judaïsme libéral comprend-il et interprète-t-il les textes de la tradition? Où trouve-t-il ses racines? Dans quelle mesure les lois ont-elles été influencées par l'Histoire? Un homme, une femme peuvent-ils s'identifier et se référer à une tradition ancestrale et la vivre aujourd'hui? En répondant à soixante-dix questions, Pauline Bebe présente les principes du judaïsme libéral, retrace son histoire, ses origines et ses perspectives, traite des questions de responsabilité et de commandements, de l'égalité des droits et des devoirs entre hommes et femmes, et enfin des rites et des pratiques du judaïsme libéral.
Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien. Cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au c?ur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Henri Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Calet, les jazzmen adorés. Pour beaucoup personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l?austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. C?est ça le paradoxe de ce comédien d?exception. Aussi à l?aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l?image de l?homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé. Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d?esprit et anecdotes savoureuses composent l?autoportrait sensible de l?un des Grands ducs du cinéma français.