« Au loin se profilaient la solitude, l'incertitude et la tristesse. Mais j'ai secoué la tête : ces choses-là étaient pour les faibles. J'étais à nouveau libre, je m'appelais Marie Rogers, le monde était mon foyer et le vent mon compagnon. » États-Unis. 1900. La jeune Marie n'a qu'une idée en tête : échapper à la misère et à un destin d'épouse et de mère. Éprise de liberté et de justice sociale, elle va s'affranchir de sa condition et partir à la rencontre de celles et ceux qui luttent pour leur émancipation. De son enfance parmi les mineurs et travailleurs itinérants du Missouri et du Colorado à son engagement au sein des milieux contestataires et anticolonialistes de San Francisco et New York, Fille de la terre retrace le parcours d'une héroïne insoumise et révoltée. Roman autobiographique et de formation politique, Fille de la terre (1929), de la journaliste communiste et féministe Agnes Smedley, est un récit pionnier de la littérature prolétarienne américaine.
Nombre de pages
443
Date de parution
06/03/2026
Poids
480g
Largeur
195mm
Plus d'informations
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EAN
9791092457933
Auteur
SMEDLEY AGNES
Editeur
NADA
Largeur
195
Date de parution
20260306
Nombre de pages
443,00 €
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Roi mécène et roi guerrier, Louis XIV fut aussi un grand roi administrateur sous la férule duquel l'Etat affirma son emprise sur l'ensemble du territoire, qu'il s'agisse de provinces depuis longtemps françaises ou fraîchement réunies à la Couronne. La Fronde avait bien montré que les villes, les états provinciaux, les seigneurs petits et grands et quantité d'autres corps intermédiaires rechignaient à payer ou à faire rentrer l'impôt, à exécuter les décisions du pouvoir central, à rendre la justice du roi. Cumulant des fonctions assurées auparavant par plusieurs agents, les intendants, nobles de robe, reçoivent dès Richelieu des attributions très larges. Commissaires royaux, ils sont chargés d'une rigoureuse gestion des finances (la répartition de la taille notamment), surtout en temps de guerre, du bon fonctionnement de la justice, de l'administration, y compris de l'ordre public, veillant à l'obéissance des officiers provinciaux et réprimant les abus des juridictions locales. Ils sont les yeux et les oreilles du roi, et propagent au quotidien l'image que celui-ci entend donner de lui. Arpentant le territoire qui leur est dévolu, ils observent, interviennent dans les querelles, protègent " les peuples " contre les excès des petits potentats, mais surtout rendent inlassablement compte au contrôleur général des finances, et par lui au Conseil royal, de qui ils tiennent leurs pouvoirs. Comme ce sera plus tard le cas des préfets, ils restent en place plus ou moins longtemps - au gré des événements politiques et militaires ou de leur faveur à la Cour-, puis sont mutés dans une autre région afin de briser toute tentative de complicité avec des pouvoirs locaux ... Comme le montre Anette Smedley-Weill, qui a scruté la carrière et les faits et gestes des quelque soixante intendants en activité à l'apogée du règne, ils forment un véritable corps ; leurs fils occupent souvent des postes semblables, et des alliances se nouent entre leurs familles. Le portrait de groupe qu'elle nous livre comble une lacune de l'historiographie et éclaire d'un jour nouveau l'affirmation de l'Etat d'Ancien Régime.
«J'ai contribué à sécuriser le Mexique, en particulier Tampico, pour les intérêts pétroliers américains en 1914. J'ai participé au viol d'une demi- douzaine de républiques d'Amérique centrale au profit de Wall Street. En y repensant, j'aurais pu donner quelques conseils à Al Capone. Lui, il n'a réussi qu'à exercer son racket dans trois districts. Moi, j'ai opéré sur trois continents. » L'impérialisme américain a été dénoncé avec le plus de force par l'un des soldats les plus décorés de l'histoire des États-Unis, Smedley Butler, dans un essai publié en 1935 sous le titre War is a racket. À l'heure où notre allié d'Outre-Atlantique affiche désormais sans fard son penchant de toujours pour la prédation et que résonnent des bruits de bottes en différents endroits du monde, le texte du général Butler, qui est un aussi un manifeste en faveur de la Paix, n'a jamais été aussi actuel.
Radicalement hostile à toute distinction, honneur ou promotion, qu'il considérait comme autant de trahisons à sa classe, Albert Thierry (1881-1915), instituteur, syndicaliste et anarchiste, à qui l'on doit le concept du « refus de parvenir », fut à l'origine d'une pédagogie d'action directe novatrice. Ces écrits, qui témoignent d'une exigence militante et éthique, ont nourri le syndicalisme révolutionnaire et résonnent avec les aspirations de toutes celles et ceux qui aujourd'hui tournent résolument le dos aux sirènes libérales de la réussite individuelle.
Après Femme rebelle, l'histoire de Margaret Sanger, Peter Bagge, signe avec FIRE!! une nouvelle biographie documentée et décapante d'une femme engagée, esprit libre, autrice novatrice, provocatrice et controversée.
Dans cette nouvelle BD, David Snug s'inspire de son parcours professionnel pour nous livrer une critique du travail décalée et documentée. Héritier de Bob Black et Paul Lafargue, il dénonce avec humour l'absurdité du salariat et les travers du capitalisme tout en cultivant ce goût pour la liberté et l'autonomie qui lui sont chers. De ses études d'art appliqué à l'usine en passant par la case chômage, l'intérim et son lot de boulots précaires, il aborde la question du déterminisme social, la pénibilité du travail à la chaîne, la vacuité des formations dites professionnalisantes, pour pointer les dysfonctionnements du système et prôner une vie en marge, mais pas oisive, et envisager des pistes alternatives d'activités.
Une économie libertaire ? Ces deux termes semblent antithétiques. Et pourtant, comment ordonner la production et les échanges, essentiels à l'organisation de toute société humaine, sans repenser fondamentalement les rapports économiques qui régissent notre quotidien ? Quelles formes pourrait prendre une économie fondée sur l'égalité, la liberté, la responsabilité, l'entraide et la justice sociale ? Cet opuscule, sans prétendre constituer un programme définitif et dogmatique, offre à la réflexion des pistes sur les moyens d'atteindre un autre modèle de société dont l'objectif ne serait plus le profit en faveur d'une minorité, mais l'épanouissement de chacun au sein de la collectivité.