Au dire de l'auteur, cette histoire puise sa source dans son émerveillement face au monde des Tziganes et sa fascination pour des gens qui n'ont pas encore oublié qu'eux aussi ont jadis été enfants, et qui arrivent encore à chercher et à rêver. Mais elle devient universelle face aux êtres marginaux qu'elle dépeint, tant elle saisit la profondeur de leur âme. L'histoire tragique d'Andrejko, arraché à son hameau et plongé dans le monde des voleurs à Prague, se double, en filigrane, de celle de son peuple. Les Dunka vivent au gré des changements politiques - ils fuient les nazis puis les Russes, sont déplacés de force et paient un lourd tribut à l'Histoire dans leur propre chair. Devenu voleur hors pair, Andrejko connaît l'injustice et la haine des gadjé, parfois aussi celle des siens, passe de Prague à Plzen, de la maison de correction à la prison, lorsqu'il ne se réfugie pas dans sa campagne natale avec sa jolie cousine. Il tente de s'adapter à la société, sinon de retrouver ses racines, de placer certaines valeurs morales au-dessus de l'argent, mais il finit seul et le lecteur est aussi libre que lui d'imaginer la suite... Petite, allume un feu... est un éloge du sentiment de liberté, une célébration de la quête, à travers l'expérience de la découverte tout comme de la perte. C'est aussi un hymne d'amour au romani éhib, langue chargée d'émotion et de violence, émaillée de tout l'imaginaire des croyances populaires. Le destin d'Andrejko porte en lui le sublime et le tragique, dans une prose qui ne saurait laisser indifférent, tant par son réalisme que par sa poésie profonde. Biographie de l'auteur Martin Smaus est né à Jihlava, au sud-est de Prague, en 1965. Après des études d'électrotechnique il s'installe à Odry na NovojiHnsku, où il vit avec son épouse et leurs deux enfants. Il travaille actuellement comme technicien hospitalier. Petite, allume un feu... est son premier roman, récompensé dès sa sortie en 2005 par le prix du Club du livre; il sera ensuite lauréat du prix Magnesia Litera, dans la catégorie "Découverte de l'année". En choisissant pour héros un Tzigane et sa famille, Martin Smaus ose aborder, dans un style qui lui est propre, une réalité sociale qui dérange et nous offre ainsi un roman unique en son genre dans la littérature contemporaine.
Date de parution
19/02/2009
Poids
478g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845451452
Titre
PETITE, ALLUME UN FEU
Auteur
SMAUS MARTIN
Editeur
DES SYRTES
Largeur
140
Poids
478
Date de parution
20090219
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Roman politique et utopie sociale, Que faire ? est un marqueur dans l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires en Russie. A travers des personnages qui refusent les normes établies et prônent un changement sociétal profond, l'auteur y expose son idéal de vie et sa vision du socialisme. Lénine déclara que ce livre avait véritablement contribueé à faire de lui un révolutionnaire et lui emprunta son titre pour son fameux traité politique de 1902. Nikolaï Tchernychevski (1828-1889) est un philosophe, critique et écrivain russe, porté aux nues par l'intel- ligentsia progressiste et révolutionnaire.
Publié pour la première fois en 1974, ce roman a connu un destin sinueux, à L'image de son autrice. Rescapée des camps nazis, personnalité singulière, Mária Földes n'a cessé d'être hantée par les questions de la mort et de la survie. Elle a tenté, par l'écriture et le théâtre, d'explorer ses traumatismes à L'échelle personnelle et collective en vue de redéfinir la dignité humaine. Avec La Promenade, Mária Földes propose une véritable oeuvre littéraire, qui dépasse largement le cadre du témoignage historique. Sous la forme d'un monologue intérieur, parfois poétique, souvent ironique, le texte accompagne une déambulation dans les rues de sa ville. Au fil de cette marche, des images affleurent, surgissant comme des éclats de mémoire – chaque détail devient prétexte à L'irruption de réminiscences et pensées morcelées. La force particulière de ce livre tient dans la façon dont un souvenir en appelle un autre : l'enfance lumineuse, presque féerique, puis l'adolescence brisée en mille morceaux dans les camps, la grisaille communiste de l'après-guerre, les nouveaux traumatismes de la vie adulte. Il en résulte une méditation existentielle sur l'identité, la mémoire et la survie. Les événements reprennent corps avec une intensité saisissante, donnant à qui lit La Promenade la sensation d'avancer pas à pas au côté de la narratrice, en témoin silencieux de son errance intérieure.
Ce volume de saint Nicolas Vélimirovitch (1880-1956) rassemble Pensées sur le bien et le mal et Leçons spirituelles (L'ARC de la vérité et LABC de la victoire), réflexions spirituelles brèves mais profondes qui explorent la nature fondamentale de l'existence. Pensées sur le bien et le mal transcende le simple cadre éthique suggéré par son titre, embrassant des perspectives théologiques, cosmologiques, anthropologiques et psychologiques, toutes intrinsèquement liées à la quête spirituelle. L'auteur y manie avec habileté les oppositions et les paradoxes, dans le but de pousser le lecteur à la réflexion et le faire progresser dans sa compréhension du véritable sens de sa vie et du monde qui l'entoure. Les deux oeuvres qui constituent les Leçons spirituelles ont comme particularité de s'adresser directement au lecteur. Alors que Pensées sur le bien et le mal restait marqué par l'époque, encore récente, où l'auteur avait fréquenté les sagesses orientales, les Leçons sont plus centrées sur le Christ, l'Evangile et les modalités de la vie spirituelle chrétienne. La première a pour titre L'ABC de la vérité, car la vérité est le Christ lui-même et ne se trouve que dans la vie en Christ. Et si la seconde s'intitule L'ABC de la victoire, c'est parce que seuls le Christ et la vie chrétienne permettent de surmonter les difficultés et les obstacles que l'homme rencontre dans son existence, venant de l'intérieur de lui-même ou de son environnement. Imprégnées de la conviction de la victoire ultime du fidèle, ces réflexions et conseils insufflent vigueur et espoir, baignés dans l'optimisme qui domine l'ensemble de l'oeuvre de saint Nicolas Vélimirovitch.
Héros d'une tragédie historique qui a inspiré de nombreux écrivains et passionné des générations d'historiens, le tsar Paul Ier (1754-1801) fait partie de ces obscurs monarques mis aux oubliettes de l'histoire. Introverti, fragile et mal-aimé, il succède à sa mère Catherine II en 1796, mais son règne bref et chaotique s'achève par son assassinat, en 1801. Méprisé par la cour, en conflit avec la noblesse et l'armée, Paul Ier prend des décisions controversées qui alimentent des rumeurs de démence. Sa mise à mort, orchestrée par des conspirateurs de haut rang, avec l'implication de son fils, le futur Alexandre Ier, reste toujours une énigme. Constantin de Grunwald analyse la personnalité complexe de Paul Ier, les causes de sa chute et les conséquences de son assassinat. Il a utilisé des sources historiques de première importance, en particulier des témoignages de contemporains ainsi que des archives anglaises, françaises et suédoises.