L'Age moderne est l'Age des Juifs, et le XXe siècle est le Siècle des Juifs. La modernité signifie que chacun d'entre nous devient urbain, mobile, éduqué, professionnellement flexible. [...] En d'autres termes, la modernité, c'est le fait que nous sommes tous devenus juifs." Yuri Slezkine montre qu'il existe, dans la plupart des civilisations traditionnelles, une opposition structurale entre une majorité de paysans et guerriers "apolliniens" et une minorité de "mercuriens", "nomades fonctionnels" vulnérables et persécutés. Tout comme les Chinois d'outre-mer en Asie, les Parsis et les Jains dans le sous-continent indien, les Juifs sont les dignes descendants de Mercure, "le patron des passeurs de frontières et des intermédiaires; le protecteur des individus qui vivent de leur agilité d'esprit, de leurs talents et de leur art" et dont le succès leur attirent une jalousie parfois mortelle. Avec le XXe siècle, le capitalisme "ouvre les carrières aux talents", tandis que le nationalisme transforme tous les peuples en "peuple élu" convaincu de son destin singulier. Les Juifs deviennent les modernes par excellence. Et, de fait, leurs grandes "Terres promises" au XXe siècle furent bien l'Amérique capitaliste et libérale et Israël, "le plus excentrique des nationalismes". Mais on oublie souvent que la Russie soviétique fut le grand réservoir d'utopie et de promotion sociale pour les Juifs. Mobilisant la démographie et la sociologie autant que la littérature, l'auteur montre que les Juifs jouèrent un rôle absolument central dans l'édification de l'URSS, avant que la machine stalinienne ne se retourne contre eux. Méditation sur le destin du peuple juif, pour lequel le XXe siècle fut tout à la fois une apothéose et une tragédie, ce livre propose une réflexion inédite et profonde sur la modernité, le nationalisme, le socialisme et le libéralisme.
Nombre de pages
427
Date de parution
08/10/2009
Poids
524g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782707157041
Titre
Le Siècle juif
Auteur
Slezkine Yuri ; Saint-Upéry Marc
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
156
Poids
524
Date de parution
20091008
Nombre de pages
427,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Age moderne est l'Age des Juifs, et le XXe siècle est le Siècle des Juifs. La modernité signifie que chacun d'entre nous devient humain, mobile, éduqué, professionnellement flexible. [...] En d'autres termes, la modernité, c'est le fait que nous sommes tous devenus juifs". Avec le XXe siècle, le capitalisme "ouvre les carrières aux talents", tandis que le nationalisme transforme les peuples en "peuple élu". Les Juifs deviennent les modernes par excellence. Et, de fait, leurs grandes "Terres promises" au XXe siècle furent bien l'Amérique capitaliste et libérale, et Israël, "le plus excentrique des nationalismes". Mais on oublie souvent que la Russie soviétique fut le grand réservoir d'utopie et de promotion sociale pour les Juifs. Mobilisant la démographie et la sociologie autant que la littérature, l'auteur montre que les Juifs jouèrent un rôle absolument central dans l'édification de l'URSS, avant que la machine stalinienne ne se retourne contre eux. Méditation sur le destin du peuple juif, pour lequel le XXe siècle fut tout à la fois une apothéose et une tragédie, ce livre propose une réflexion inédite et profonde sur la modernité, le nationalisme, le socialisme et le libéralisme.
L'Age moderne est l'Age des juifs, et le XXe siècle est le Siècle des juifs. La modernité signifie que chacun d'entre nous devient humain, mobile, éduqué, professionnellement flexible. [...] En d'autres termes, la modernité, c'est le fait que nous sommes tous devenus juifs." Avec le XXe siècle, le capitalisme "ouvre les carrières aux talents", tandis que le nationalisme transforme les peuples en "peuple élu". Les juifs deviennent les modernes par excellence. Et, de fait, leurs grandes "Terres promises" au XXe siècle furent bien l'Amérique capitaliste et libérale et Israël, "le plus excentrique des nationalismes". Mais on oublie souvent que la Russie soviétique fut le grand réservoir d'utopie et de promotion sociale pour les juifs. Mobilisant la démographie et la sociologie autant que la littérature, l'auteur montre que les juifs jouèrent un rôle absolument central dans l'édification de l'URSS, avant que la machine stalinienne ne se retourne contre eux. Méditation sur le destin du peuple juif, pour lequel le XXe siècle fut tout à la fois une apothéose et une tragédie, ce livre propose une réflexion inédite et profonde sur la modernité, le nationalisme, le socialisme et le libéralisme.
Slezkine Yuri ; Gendre Bruno ; Jaquet Christophe ;
Après la révolution de 1917, le nouveau pouvoir soviétique s'engagea résolument dans la destruction de l'ancien monde et dans la construction du socialisme. Dans le même temps, il construisit à Moscou sa propre maison, sur le site d'un ancien marécage, près de la Moskova. Cet ensemble de 505 appartements équipés, modèle d'" organisation communiste de la vie quotidienne ", offrait aux hauts représentants du pouvoir bolchevique ainsi qu'à leur famille tous les services : une banque, une bibliothèque, un réfectoire, un théâtre, un bureau de poste, un court de tennis, etc. Ce livre est l'histoire de cette " maison éternelle ", et de tous ceux, hommes, femmes et enfants, qui y ont vécu. Cette grande saga familiale raconte la conversion au bolchevisme des socialistes de la première génération, elle relate l'exécution ou l'emprisonnement de 800 d'entre eux pour trahison pendant les Grandes Purges des années 1937-1938, et s'achève par la foi perdue de leurs enfants, et la fin de l'Union soviétique. Elaboré à partir de sources largement inédites, de lettres, journaux intimes, mémoires et de centaines de photographies, La Maison éternelle est une épopée qui raconte l'histoire de la révolution russe comme personne ne l'avait fait auparavant. Un texte-fleuve dans la grande tradition de L. Tolstoï, A. Soljenitsyne ou V. Grossman, mais aussi un immense livre d'histoire qui éclaire d'un jour nouveau les rapports complexes entre bolchevisme et millénarisme.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
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La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.