L'angélisme exterminateur. Essai sur l'ordre moral contemporain
Slama Alain-Gérard
GRASSET
22,34 €
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EAN :9782246388418
Dans {les Chasseurs d'absolu}, paru en 1980, Alain-Gérard Slama décrivait les dangers d'une forme insidieuse d'intolérance qu'il avait baptisée l'"extrême-centre". Par "extrême-centre", il entendait la perversion de l'idée démocratique, qui consiste à croire qu'il n'existe, sur chaque question, qu'une seule bonne manière de penser et d'agir. Jamais le contrôle social n'a pesé aussi fort sur les jugements et sur les consciences. La matrice de ce composé destructeur pour la liberté, c'est la Révolution nationale de Vichy. Que voulait Vichy ? La victoire {sans} la bataille, le changement {sans} le risque, le contrôle social {sans} l'Etat, l'égalité des chances {sans} la lutte des classes, l'indépendance nationale {sans} la résistance... Bref, il voulait, dans tous les domaines, désamorcer le conflit. L'analogie avec les mentalités actuelles, de "droite" comme de "gauche", crève les yeux. L'expérience devrait servir au moins à dicter, pour l'avenir, ce qu'il ne faut pas faire : présenter une capitulation comme une victoire ; abaisser le parlement et les partis ; multiplier les normes et les contraintes collectives (notamment hygiénistes et sécuritaires) ; encourager la prolifération des corps intermédiaires, croire possible de changer l'homme au moyen d'un ordre moral ; s'en remettre, pour régler les conflits, à la négociation permanente, etc. Assomption du conflit, conception non préventive de la responsabilité, séparation des ordres - telles sont, pour les résumer en trois formules, les directions, sinon les solutions que propose ce livre.
Nombre de pages
282
Date de parution
03/02/1993
Poids
312g
Largeur
130mm
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EAN
9782246388418
Titre
L'angélisme exterminateur. Essai sur l'ordre moral contemporain
Auteur
Slama Alain-Gérard
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
312
Date de parution
19930203
Nombre de pages
282,00 €
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L'absence de projet colonial, la dépendance du peuplement européen, les incertitudes du sentiment national algérien, telles sont les causes qui ont conduit, à partir de 1954, les acteurs d'un conflit atroce, long de près de huit ans, à mener, les uns contre les autres, plusieurs guerres superposées: gouvernement de Paris contre Algériens insurgés, pieds-noirs contre métropole, musulmans intégrés contre nationalistes, révolutionnaires du FLN contre démocrates et messalistes, partisans de l'"Algérie française" et intellectuels de gauche contre de Gaulle, OAS contre armée loyaliste. Plus que le conflit colonial lui-même, ce sont les affrontements civils internes engendrés par la découverte tardive de réalités brutales qui ont laissé, dans les deux pays, les traces les plus profondes. Conçue à mi-chemin du récit historique et de l'essai, cette synthèse originale d'Alain-Gérard Slama invite à repenser la guerre d'Algérie.
De son poste d'observation Alain-Gérard Slama a suivi, avec son tempérament de polémiste, mais aussi en historien, les secousses de l'année 2002, fertile en menaces et en imprévus. Ces pages, écrites face à l'événement, proposent au jour le jour des clés pour comprendre la contagion des peurs et le conflit décisif qui oppose, au sein d'une société désorientée, la tentation de la normalisation et le désir de préserver une certaine idée du bonheur français.
Ce livre a pour ambition de secouer une torpeur. J'aimerais, je l'avoue, que ceux qu'on appelle les républicains modérés, qu'ils soient de droite ou de gauche, se découvrent encore capables d'élever la voix pour défendre les libertés. Depuis vingt ans, un processus implacable de régression de la démocratie française s'est engagé, et la monopolisation du pouvoir par un" Prince-PDG "hyperactif, mais sacrifiant l'essentiel à l'immédiat, ne fait rien pour l'arrêter. Face à la disparition de fait de la fonction de Premier ministre, face au réveil des passions identitaires, face aux entorses à la laïcité, face aux projets de discrimination positive, face au fichage des citoyens, face au danger de reprise en main du pouvoir judiciaire et de l'audiovisuel public, des protestations s'élèvent, certes, mais sans se faire entendre. La crise accélère, au bénéfice des extrêmes, la dépolitisation d'une opinion désorientée. Nous sommes passés de la société de défiance à la société d'indifférence; et ce big-bang silencieux brouille toutes les cartes et dérègle toutes les boussoles. Pourtant, j'espère encore. Je ne veux pas conclure. Si je prétendais conclure, cela signifierait que l'histoire est déjà écrite, et ce serait, de ma part, une démission." Biographie de l'auteur Alain-Gérard Slama est professeur à Sciences-Po, éditorialiste au Figaro et chroniqueur au Figaro magazine et à France Culture.
« Ce livre a pour ambition de secouer une torpeur. J'aimerais, je l'avoue, que ceux qu'on appelle lesrépublicains modérés, qu'ils soient de droite ou de gauche, se découvrent encore capables d'élever lavoix pour défendre les libertés. Depuis vingt ans, un processus implacable de régression de la démocratie française s'est engagé, et la monopolisation du pouvoir par un "prince-PDG" hyperactif, mais sacrifiant l'essentiel à l'immédiat, ne fait rien pour l'arrêter. Face à la disparition de fait de la fonction de Premier ministre, face au réveil des passions identitaires, face aux entorses à la laïcité, face aux projets de discrimination positive, face au fichage des citoyens, face au danger de reprise en main du pouvoir judiciaire et de l'audiovisuel public, des protestations s'élèvent, certes, mais sans se faire entendre. La crise accélère, au bénéfice des extrêmes, la dépolitisation d'une opinion désorientée. Nous sommes passés de la société de défiance à la société d'indifférence; et ce big-bang silencieux brouille toutes les cartes et dérègle toutes les boussoles ». La question que pose Alain-Gérard Slama est la suivante: la Ve République en mourra-t-elle ou en sortira renforcée...
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
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