Une bourgade de Tchécoslovaquie proche de la frontière allemande, au printemps 1945: ni les rumeurs du front, ni la présence d'une usine de "Messerschmidt" ne semblent troubler la quiétude toute "bovarienne" d'un groupe de "zazous" qui viennent de créer un ensemble de jazz. Danny, le narrateur saxophoniste ne rêve que d'Amériques et de filles. Même Benno, le trompettiste, retour d'un camp pour "demi-juifs" ne jure que par la musique et la "bonne bouffe'." La révolution va avoir lieu "se disent parfois ces jeunes"lâches'; ils ne l'imaginent que comme sujet abstrait, destiné à l'un de ces grimoires rédigés à leur propre gloire par les notables - leurs parents. Déjà, les réfugiés de toutes nationalités et de toutes races affluent, rescapés des batailles ou des camps. Pour Danny, le passage d'un groupe britannique, ne constitue qu'une occasion de vérifier ses connaissances d'anglais. Le lendemain, il se retrouve avec une mitraillette rutilante: il la gardera le temps de se faire prendre en photo. L''armée"que d'anciens militaires tentent de mettre sur pied au dernier moment ressemble singulièrement à celle du"brave soldat Chveïk "... Pourtant, en une semaine, les"zazous"passeront de l'adolescence à l'âge adulte, rencontreront le visage de la défaite et de la mort, vivront - le temps d'une nuit - l'épopée des luttes partisanes. Le récit, commencé le 4 mai 1945, se termine le 11 mai, date d'entrée des troupes soviétiques en Tchécoslovaquie. Largement autobiographique, puisque l'auteur a l'âge exact de ses héros, ce roman, sous-tendu par un humour raffiné, prend l'allure d'un témoignage vécu, écho d'un monde disparu.Publié en 1958 en Tchécoslovaquie, ce deuxième roman de Josef Skvorecky déclencha une purge dans les milieux littéraires et valut à l'auteur une interdiction de publier qui dura cinq ans."
Nombre de pages
379
Date de parution
02/02/1978
Poids
370g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070297108
Titre
Les lâches
Auteur
Skvorecky Josef
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
370
Date de parution
19780202
Nombre de pages
379,00 €
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Résumé : L'escadron blindé raconte la vie d'un soldat tchèque en 1953, c'est-à-dire en plein stalinisme. Cette chronique - ou plutôt cette farce - fait revivre un monde où rien d'humain ne survit plus que dans l'humour ou dans les désirs sans limites de la jeunesse. Cette satire s'inscrit dans la ligne des aventures du Brave soldat Chvéik.
Danny Smiricky aime le jazz et les filles, mais s'il pratique bien lamusique, ses visées amoureuses ? que ce soit avec Irena, Marie,Karla-Marie, Kristyna ou Mena ? se brisent toujours sur lescontrariétés de la vie. Parfois les filles courtisées se montrent tropfarouches ou trop jalouses (il faut dire qu'il arrive à Danny de garder"plusieurs fers au feu"), parfois les parents veillent au grain, parfoisencore il subit les lois de la concurrence. Pourtant, Danny est prêt àtout pour gagner le coeur de ces demoiselles et ira jusqu'à prendre devrais risques en défiant l'autorité nazie... Car nous sommes enTchécoslovaquie, du temps de l'occupation allemande, et l'évocationdes mésaventures de ce don Juan en herbe nous rappelle aussi unchapitre noir de l'histoire du XXe siècle. Le charme de ce roman deformation, entre légèreté et noirceur, n'en est que plus singulier.
Le richissime Philip Brooke vient de mourir, laissant derrière lui un patrimoine grandiose : le plus beau manoir du Sussex, datant du XVIII ? siècle et comprenant pas moins d'une vingtaine de chambres, entouré d'un domaine luxuriant de centaines d'hectares. Mari volage et père absent, il n'est regretté ni de sa femme ni de ses trois enfants. En revanche, sa vaste fortune déclenche des conflits galopants dans la famille car chacun veut mettre la main sur cette succession hors norme. Le clan Brooke réussira-t-il à ne pas voler en éclats avant le jour de l'enterrement ? Drame familial haut en couleur et en tensions, Nos héritages nous plonge dans les arcanes fascinants d'une famille d'aristocrates britanniques tiraillée par l'argent et les secrets du passé. Anna Hope signe ici son grand retour au roman, qui comblera les lecteurs de Nos espérances.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.
Salonique, 1913, aux confins du monde grec, du monde ottoman : la poudrière des Balkans, où se pressent empires, nations en devenir, religions et révolutionnaires. Dans quelques semaines, ce sera l'assassinat du roi Georges Ier de Grèce ; dans un an, l'attentat de Sarajevo et les débuts de la Grande Guerre. Lorsque le corps d'un professeur de droit parisien est découvert dans le cimetière juif de la ville, Thomas More est sollicité par les autorités locales pour résoudre ce crime. Secondé par le jeune Paul Seligmann, il exhumera bien d'autres drames. Comme en équilibre sur un fil, il assistera aussi à la naissance d'un amour, avant qu'un monde ne disparaisse.
A ma façon, je suis un immigré et un fils d'immigré. Mon père américain, l'un des soldats du débarquement allié du 6 juin 1944, avait fini par prendre racine en Normandie, où j'ai été élevé après ma naissance aux Etats-Unis. C'est sans doute pourquoi je suis un amoureux de tout ce qui fait la France - la grâce de la langue, le charme ordonné des paysages, l'esprit critique, les prodiges de la gastronomie, la civilité, la gauloiserie, la nostalgie des gloires passées. Alors que notre pays est entré dans une époque de grandes turbulences, j'ai cherché, pour clore mon Histoire intime de la V ? ; République, à connaître d'où nous venons afin de comprendre ce qui nous est arrivé. Tout est lié : nos passions idéologiques, nos haines recuites et la tentation de l'abîme qui nous ont menés là où nous sommes. Autant de singularités qui, avec une certaine indolence, ne datent pas d'hier. C'est pourquoi je vous invite à un voyage dans la France d'avant, celle du XX ? siècle, que j'ai vécue en partie aux premières loges comme journaliste, celle du redressement industriel et du triomphe de la variété française qui faisait chanter la planète avec Dalida ou Bécaud. Je vous emmènerai aussi dans l'histoire plus ancienne, de la Révolution de 1789 à la Commune de 1871, où se lisent déjà les traits distinctifs de notre caractère national et dont les graines continuent de germer. Avec toujours la même question lancinante : mais qu'attend donc ce pays merveilleux pour se réveiller ? F. -O. G.