La grande soif de l'Etat. Michel Foucault avec les sciences sociales
Skornicki Arnault
AMSTERDAM
20,00 €
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EAN :9782350961163
Michel Foucault n'est pas réputé être un théoricien de l'Etat, mais un penseur du pouvoir partout où il se trouve (dans l'école, la prison, la caserne, l'usine, l'hôpital). Et pourtant, il apparaît qu'il s'était lancé dans une grande généalogie de l'Etat moderne. Cet ouvrage se propose de dissiper ce paradoxe en démontrant deux choses. Oui, il existe bel et bien une théorie foucaldienne de l'Etat : elle n'est ni systématique ni achevée, mais on peut la reconstituer tant à partir de la fabuleuse richesse des textes de Foucault qu'en le faisant dialoguer avec de grandes entreprises voisines, venues de la philosophie et des sciences sociales : le marxisme, Weber, Elias et Bourdieu, entre autres. Oui, la généalogie est compatible avec la sociologie. Les concepts de biopolitique, discipline, pastorale, gouvernementalité ne sont pas autre chose que des outils pour saisir l'étatisation des rapports de pouvoir, c'est-à-dire les processus de monopolisation politique qui, du Moyen Age à nos jours, sont au principe de nos prétendus Léviathans en Europe. L'Etat ? Non pas le plus froid de tous les monstres froids, ni seulement un grand appareil répressif, mais l'effet et l'opérateur de gouvernementalités multiples, de rationalités hétérogènes, de dispositifs variés. Ceci n'est pas un nouveau livre sur Foucault. C'est un livre sur l'Etat et la possibilité toujours vivante d'en faire une théorie, retrempée dans l'eau acide de la généalogie.
Nombre de pages
279
Date de parution
24/11/2015
Poids
365g
Largeur
141mm
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EAN
9782350961163
Titre
La grande soif de l'Etat. Michel Foucault avec les sciences sociales
Auteur
Skornicki Arnault
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
141
Poids
365
Date de parution
20151124
Nombre de pages
279,00 €
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Résumé : La science économique est devenue la forme dominante du discours politique. Elle se présente pourtant volontiers comme le plus neutre et impartial des savoirs. Que signifie cette dénégation du politique de la part d'une science si intimement liée au champ du pouvoir ? L'ambitieuse étude d'Arnault Skornicki propose un détour historique par la France des Lumières pour mettre au jour l'impensé de ce qui n?était pas encore une discipline universitaire, mais un simple genre intellectuel. De la naissance du libéralisme d'Etat au Traité de la monnaie de Galiani, de la science du commerce aux luttes entre Turgot et Necker en passant par la Physiocratie, le XVIIIe apparaît en effet comme une période clé pour l?économie politique. Savants, hommes de lettres, philosophes et administrateurs mettent leur intelligence au service des Lumières qui s'officialisent et d'un État éclairé qui tente de se réformer. L?économie politique finira par accéder aux sommets du pouvoir, pour ne plus jamais les quitter. Une réflexion historique novatrice pour décrypter le triomphe du discours économique. Un titre phare, dans la collection dirigée par Gisèle Sapiro.
Résumé : L'histoire des idées politiques s'est longtemps résumée au commentaire savant de grands penseurs ou de grandes questions éternelles. Partout dans le monde, les entreprises de refondation se sont pourtant multipliées depuis les années 1970, portées par des approches parfois divergentes, mais s'accordant sur la nécessité de ne pas traiter les idées comme des objets désincarnés. Étrangement, ces développements n'ont eu, encore récemment, que peu de retentissement en France. C'est à cette situation que remédie cet ouvrage. Disséquant les apports d'écoles consacrées (école de Cambridge, sémantique historique allemande, généalogie foucaldienne, histoire sociale des idées politiques bourdieusienne, etc.) et mettant en perspective des thématiques particulières (idées et milieux populaires, idées et décision publique, etc.), il offre des réponses à des questions essentielles : qu'est-ce qu'une idée politique ? Les idées politiques sont-elles le fruit du seul génie créateur de leurs auteurs ? Gouvernentelles le monde ?
Résumé : L'histoire des idées politiques s'est longtemps résumée au commentaire savant de grands penseurs discutant de grandes questions éternelles. De par le monde, les entreprises de refondation se sont pourtant multipliées depuis les années 1960, portées par des approches parfois divergentes, mais s'accordant sur la nécessité de traiter les idées comme des faits insérés dans la réalité historique. Longtemps restée en marge, la France a fini par être gagnée par ces courants étrangers et par développer à son tour de nouvelles entreprises collectives originales. Ce panorama national et international met en relation les divers courants de cette historiographie renouvelée. Disséquant les apports d'écoles consacrées (Cambridge School, sémantique historique allemande, généalogie foucaldienne, histoire sociale des idées politiques, etc.) et mettant en perspective des thématiques ayant peu fait l'objet de synthèses (idées et milieux populaires, idées et décision publique, etc.), il offre des réponses à des questions essentielles : qu'est-ce qu'une idée politique ? Les idées politiques sont-elles le fruit du seul génie créateur de leurs auteurs ? Gouvernent-elles le monde ?
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.