Antanas Garsva est liftier dans un grand hôtel de Manhattan. mais aussi poète. Depuis quelque temps, il est en proie à d'obsédants tiraillements. Son travail le transforme peu à peu en un véritable automate et son histoire d'amour avec la mystérieuse Elena chancèle. Tout ce qu'il voudrait, c'est pouvoir écrire. Or Garsva est aussi victime d'étranges malaises, qui affluent par vagues, à l'image des fantômes de son passé qui ne cessent de revenir le hanter. A sa suite, il nous entraîne dans un tourbillon de souvenirs, de sa petite enfance en Lituanie jusqu'à son exit à New York, nous faisant entrapercevoir par petites touches sa vie, qui se fissure et s'ouvre sur des crevasses abyssales. Toutefois, si Garsva nous laisse naviguer à vue dans les tréfonds de son âme. il ouvre aussi en grand les portes d'un imaginaire foisonnant et fantasque, peuplé d'incroyables créatures mythologiques. Et à mesure que l'identité d'Antanas Garsva se diffracte, se dessine en creux une réflexion étourdissante sur la création littéraire et ses multiples sources d'inspiration. Devenu culte en Lituanie, Le Linceul blanc est un roman d'une puissance infinie, sur la folie, le sexe, les souffrances de l'exil, ainsi qu'une troublante déclaration d'amour à la littérature.
Lindgren Astrid ; Heikkilä Cecilia ; Renaud Cather
Astrid Lindgren, la célèbre créatrice de Fifi Brindacier, nous raconte, avec toute la malice et l'humour qui ont fait son succès, son Noël de 1913 dans sa région natale, dans le sud de la Suède ? un Noël merveilleux, magnifiquement rendu par les illustrations de la talentueuse Cecilia Heikkilä.
Après le succès des aventures des inséparables Carl et Elsa, l'illustrateur Jesús Verona nous revient, cette fois-ci accompagné de l'autrice Lisa Bjärbo, pour le début d'une nouvelle série d'albums mettant en scène les aventures quotidiennes d'un petit garçon prénommé Eddie. Dans ce premier tome, Eddie découvre les joies - et les nombreuses surprises - des fêtes de Noël.
Dans le premier livre de la talentueuse Australienne, 200 planches hautes en couleur se succèdent pour explorer avec humour et acuité les affres de la vie moderne féminine, les moments intimes liés à l'amitié, l'amour ou la solitude. Rire et identification garantis.
Aujourd'hui est un grand jour : Petite Souris a invité tous ses amis pour fêter son anniversaire ? et il trépigne d'impatience. Avec ce nouveau tome de la série à succès de Riikka Jäntii, enfants et parents pourront continuer à suivre le quotidien de Petite Souris, à mesure que les mois passent et que Petite Souris grandit en compagnie de ses nombreux amis.
Originaire de Kinshasa, Alia a cinq ans quand elle arrive à Bruxelles. La ville lui est étrangère, les enfants avec qui elle joue sont blancs. Son père l'initie à la boxe, qui devient pour elle le moyen de réprimer sa colère contre un monde hostile. Se cherchant une nouvelle famille, Alia finit par entrer dans la police. Elle devra alors sans répit prouver sa légitimité. Pour s'intégrer, jusqu'où sera-t-elle prête à aller ? Avec ce roman puissant et attachant, porté par de magnifiques voix de femmes, Grazyna Plebanek nous parle de la spirale de la violence, dans l'univers familial et face aux dangers portés par l'Histoire. Elle dresse ainsi un authentique portrait de l'immigration.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Ignorée en Europe, l??uvre du feuilletoniste, nouvelliste, dramaturge et homme de presse Jelil Memmedguluzadeh (1866-1932) a inspiré, depuis le début du XXe siècle, des générations d'écrivains et d'intellectuels du Caucase et alentour. Son journal satirique illustré Molla Nasreddin, imprimé à Tiflis (actuelle Tbilissi) à partir de 1907, fut lu dans tous les suds de l'Empire russe, ainsi que dans l'Empire ottoman et la Perse des Qadjar. Nourries aux sources du conte persan et türk, inspirées par Tchekhov et Andreïev, les nouvelles que Memmedguluzadeh y fit paraître sous divers pseudonymes dressent le portrait ironique et tendre d'une société coloniale exposées à toutes formes de violence. Illustrées par les vignettes du graphiste orientaliste géorgien Oscar Schmerling (1863-1938), elles moquent le conservatisme d'une société agraire et commerçante, pointent les ressorts des sanglantes confrontations entre Azerbaïdjanais et Arméniens, tout en esquissant les voies d'une réforme et d'une modernisation sociales et politiques ? avec un intérêt particulier pour le sort fait aux femmes.
Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s'efforce de survivre avec dignité. Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d'une victime des camps de travail, et c'est toute l'horreur de cet univers " hors la vie " qui nous saute au visage.En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique, Soljenitsyne et le monde du goulag entraient en littérature." L'ouvrage fit l'effet d'une bombe car il révélait au grand jour l'existence des camps staliniens. " Le Monde