Kerala 196..., au bord de l'océan du Sud-Ouest de l'Inde, la vie s'écoule millénaire et immuable dans l'un des nombreux villages de pêcheurs de la côte. Elle, Karouthamma, hindoue, belle et fière ne pourra se résoudre à sacrifier son amour avec Parikoutti qui est musulman et avec lequel elle courrait enfant sur la plage. Tradition, disputes entre villageois, jalousies, tempêtes, mariage arrangé... rien ne parviendra à détruire cet amour indien qui verra sa fin dans les dures vagues de l'océan. Thakazhi Sivasankara Pillai est l'un des premiers auteurs indiens qui, écrivant dans sa langue, le malayalam par les traductions de ses romans va sortir des frontières de l'Inde. Chemmeen en est l'exemple. L'idée occidentale de l'homme du commun est assez différente de la nôtre. Pour les pêcheurs et leurs femmes qui peuplent le roman Chemmeen, les forces de la nature sont des ennemies affreusement réelles ou des amies.
Bollywood Bombay est une nouvelle aventure du détective Feluda et de son jeune acolyte Tapesh. Jayatu vient de recevoir une proposition bien excitante : l'adaptation de son dernier roman policier - Les Bandits de Bombay - par un réalisateur très populaire. Ses amis Feluda et Tapesh proposent de l'accompagner sur le tournage de "la scène clé" à Bombay. Mais tout cela sent le mystère et l'aventure car dès leur arrivée dans la capitale du cinéma, un meurtre est commis et cette sombre affaire ressemble à s'y méprendre à celle imaginée par l'écrivain, fort peu rassuré d'ailleurs... Un roman court et savoureux dans lequel Satyajit Ray décrit avec amusement et ironie subtile les grosses ficelles du film bollywoodien. Le regard d'un grand maître sur un genre de cinéma qui sort aujourd'hui des frontières indiennes.
Les Bencharong et les Lai Nam Thong sont des porcelaines qui furent fabriquées en Chine de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle pour la cour du Siam (Thaïlande actuelle) et pour celles du Cambodge et du Laos. Les Lai Nam Thong, faites d'une matière beaucoup plus fine que les Bencharong, se distinguaient par l'utilisation de la dorure et étaient réservées aux familles royales et à la haute aristocratie. Les unes et les autres présentaient un décor particulier caractérisé par des motifs floraux agencés de manière géométrique ou par des personnages et des animaux fantastiques tirés des mythologies hindouiste, bouddhiste et chinoise. Certaines pièces, les plus curieuses, mélangeaient les différents symboles en un étonnant syncrétisme.
Songez, quand vous découvrirez ou retrouverez le Cambodge des temples, Angkor-Vat, le Bayon, le Bapuon, Banteay Srei, Prah Khan... que l'immense cité des rois khmers fut reconstruite pierre à pierre par les hommes de l'École française d'Extrême-Orient à partir des années 1900. En 1901, Pierre Loti s'assoupit à l'ombre des géants du Râmâyana, pendant que Charles Carpeaux, le fils du sculpteur, se débat avec les tentacules des banians qui emprisonnent les tours à visage du Bayon. Paul Claudel, lui, croit rencontrer à Angkor-Vat Satan personnifié. Quant à André Malraux, il vient à Angkor en 1923 pour dérober, à Banteay Srei, plusieurs déesses sculptées en bas-relief. De nouveaux documents, retracent l'équipée de l'écrivain au Cambodge.