A travers les mille manières qu'ont les individus d'inventer un quotidien viable dans la Cité, à travers la gestion des rapports sociaux les plus immédiats et les plus simples comme à travers l'élaboration des produits de la pensée et du goût les plus accomplis se révèlent les sensibilités, ces grandes manières partagées de vivre, de concevoir, de sentir, de s'exprimer.... Formes héritées des générations devancières que chacun fait siennes grâce à son milieu, à son éducation, à sa formation, les sensibilités sont stratifiées par les dépôts d'une mémoire sociale, perdue par presque tous, et qui fabrique ces croyances, ces valeurs, ces certitudes instinctives en puisant aux horizons idéologiques contemporains les réponses aux crises et aux défis de chaque époque. Par-là, les sensibilités sont la source d'une vigueur pérenne de l'axe droites-gauches en des périodes où celui-ci semble s'effacer du champ politique. Les sensibilités de droite structurent essentiellement quatre domaines la présence au monde (ou les modalités d'inscription de l'individu dans l'espace social); l'organisation de la Cité (ou la détermination des valeurs qui sont au principe de l'univers de l'individu); la vie dans la Cité (ou le rapport de soi aux autres); le moule de l'individu (ou ce qui ancrerait le citoyen à droite). De l'étude des sensibilités, telles que reflétées également par la littérature comme par l'image de l'adversaire dans la mythologie des gauches, se dégage pour finir la réponse à la question: qu'est-ce qu'être de droite...
Nombre de pages
794
Date de parution
10/11/1992
Poids
927g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070726400
Titre
Histoire des droites en France. Tome 1, Politique
Auteur
Sirinelli Jean-François
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
927
Date de parution
19921110
Nombre de pages
794,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Commentaires Quoi de neuf sous le soleil des sciences politiques ? La droite, assurément ! Ancrée dans les esprits et les pratiques depuis la Révolution, la division gauche-droite structure la vie politique française. Et pourtant, si la gauche a suscité une abondante production éditoriale, la droite restait à défricher. Soucieux de combler ce déficit historiographique, l'ouvrage dirigé par le spécialiste d'histoire contemporaine Jean-François Sirinelli approche sous trois angles - politique, sociologique et culturel - et dans une perspective chronologique ce qu'on appelle communément la droite. Constituée des principales contributions du premier tome de L'Histoire des droites en France du même auteur, cette imposante radiographie s'inscrit dans la lignée de l'essai fondateur de René Rémond La Droite française, qui distingue trois courants dominants : légitimiste, orléaniste, bonapartiste. Et de fait, l'équipe de politologues et d'historiens réunie par Jean-François Sirinelli confirme avec brio la principale caractéristique de la droite française : sa diversité. --Sylvain Lefort
L'opposition entre droites et gauches est le grand clivage français. Jusqu'aujourd'hui, sa disparition, régulièrement annoncée, n'a cessé d'être différée : que soit proclamée une ère du consensus et toujours on observera concurremment une montée aux extrêmes de la vie politique et civique. Les droites parlementaires en offrent un nouvel exemple qui, après avoir prôné la fin des divisions idéologiques et l'union nationale autour d'un libéralisme tempéré, sont désormais flanquées d'une extrême droite rejetant la tradition républicaine.Cette Histoire restitue l'identité des droites françaises - contre-révolutionnaire, légitimiste, orléaniste, bonapartiste, libérale, révolutionnaire, fasciste, extrême et gaulliste - dans sa triple dimension de la politique (tome I : les mouvements et les partis, mais aussi les horizons idéologiques des théoriciens et des militants qui définissent les identités des grandes familles de la droite en termes de conception du monde, d'idées communes et de discours), des cultures (tome II : les formes de rassemblement, les moyens de diffusion de l'idéologie hors de la sphère politique, les visions de l'histoire partagées par les hommes de droite), des sensibilités (tome III : l'organisation de l'espace social et ce qui s'y dévoile de l'héritage commun au peuple de droite).
L'opposition entre droites et gauches est le grand clivage français. Jusqu'aujourd'hui, sa disparition, régulièrement annoncée, n'a cessé d'être différée : que soit proclamée une ère du consensus et toujours on observera concurremment une montée aux extrêmes de la vie politique et civique. Les droites parlementaires en offrent un nouvel exemple qui, après avoir prôné la fin des divisions idéologiques et l'union nationale autour d'un libéralisme tempéré, sont désormais flanquées d'une extrême droite rejetant la tradition républicaine.Cette Histoire restitue l'identité des droites françaises - contre-révolutionnaire, légitimiste, orléaniste, bonapartiste, libérale, révolutionnaire, fasciste, extrême et gaulliste - dans sa triple dimension de la politique (tome I : les mouvements et les partis, mais aussi les horizons idéologiques des théoriciens et des militants qui définissent les identités des grandes familles de la droite en termes de conception du monde, d'idées communes et de discours), des cultures (tome II : les formes de rassemblement, les moyens de diffusion de l'idéologie hors de la sphère politique, les visions de l'histoire partagées par les hommes de droite), des sensibilités (tome III : l'organisation de l'espace social et ce qui s'y dévoile de l'héritage commun au peuple de droite).
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.