La raison du mouvement Territoires et réseaux de migrants albanais en Grèce
Sintès Pierre
KARTHALA
29,00 €
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EAN :9782811103903
La Grèce et l'Albanie sont des Etats de taille modeste situés dans le Sud de la péninsule des Balkans. Dans le monde, il est peu d'endroits où des pays pourtant frontaliers associent la proximité géographique à des images et une réalité si différentes. Pourtant, depuis le début des années 1990 et la chute du gouvernement autoritaire qui sévissait alors à Tirana, les deux pays sont liés par l'un des plus importants phénomènes migratoires du continent européen tant par sa puissance que par la rapidité de sa réalisation. Si cette migration massive naît indiscutablement de la conjonction entre la proximité et le contraste des richesses, ce travail propose aussi de lire certaines de ses formes à la lumière de l'épaisseur historique des relations entre les deux pays. Les histoires de vie des migrants et de ceux qu'ils rencontrent semblent affirmer en mineur l'existence de relations qui unissent citoyens grecs et albanais dans les mêmes réseaux bâtis sur des solidarités régionales, linguistiques ou religieuses. Leur examen permet d'accéder, à travers l'observation des modalités mêmes de la migration, à des appartenances complexes où coexistent les identités "officielles", calquées sur les discours dominants des Etats-nations, et des reconnaissances discrètes sur lesquelles se fondent pourtant de véritables pratiques de solidarité. A travers une telle approche, cet ouvrage porte une attention particulière à l'implication des mobilités sur l'idée qu'un groupe se fait de lui-même (ou des autres), qui peut paraître utile à l'heure où sont débattues les formes à donner aux politiques migratoires et à la liberté de circulation au sein de l'Europe unifiée.
Nombre de pages
442
Date de parution
07/07/2010
Poids
740g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811103903
Auteur
Sintès Pierre
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20100707
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442,00 €
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La Grèce est depuis plusieurs années au coeur de l'actualité en raison de la crise qui touche ses finances publiques, ainsi que de sa position sur les routes migratoires méditerranéennes. Ces nouveaux phénomènes s'inscrivent pourtant dans la continuité des périodes précédentes, où tensions géopolitiques comme immigration soudaine ont contribué à donner de ce pays une image d'altérité manifeste en Europe, et à développer au sein de sa société un sentiment de marginalité voire d'exclusion. Par la présentation d'enquêtes menées ces dix dernières années en Grèce, cet ouvrage rend compte de ces transformations à partir du renforcement, généralement vu comme une réaction à la mondialisation, du recours au passé et à la mémoire dans le fonctionnement de ses territoires. Différents exemples, pris dans les régions frontalières du pays, permettent ainsi d'illustrer comment la mondialisation y est allée de pair avec le renforcement apparemment paradoxal d'une multitude de liens et de réseaux qui se fondent sur un passé particulier. Sans ramener inexorablement vers les questions de permanences sociales ou de tradition, qui ont contribué à réduire la Grèce, les Balkans comme la Méditerranée à des lieux d'ethnicisation, de conservatisme ou de pratiques anticiviques, cet ouvrage rappelle que le Sud-Est européen demeure un laboratoire pertinent pour mener une analyse des relations passé/présent dans l'Europe contemporaine...
En Méditerranée comme ailleurs, les sociétés portent les traces des matrices politiques et identitaires produites par leur passé. C'est ainsi que, discrètes ou flagrantes, les mémoires de périodes aujourd'hui révolues telles que la colonisation ou les régimes autoritaires perdurent dans les paysages comme dans les imaginaires des villes d'aujourd'hui. Quels est le sens de la permanence de ces mémoires dissensuelles dans l'espace public ? Quels sont leurs effets de long terme sur les sociétés ? Depuis plusieurs décennies déjà, de nombreux acteurs (militants, artistes, chercheurs) ont entrepris de démontrer que les rapports inégaux du présent peuvent être éclairés à la lumière de l'histoire et de ses traces dans le présent. Cet ouvrage collectif interroge la demande croissante de justice mémorielle aujourd'hui formulée par de nombreux acteurs, dans des Etats-nations contemporains qui s'enferment souvent dans mépris des particularités et le déni des oppressions du passé.
Gallicchio Alessandro ; Sintès Pierre ; Mourlane S
Rue d'Alger propose la réinterprétation d'éléments urbains marseillais renvoyant aux histoires coloniales, à partir du croisement des perspectives artistiques et de la recherche académique. Le projet investit l'Institut culturel italien, exemple emblématique de l'architecture fasciste sur le sol français, en ouvrant les portes d'un lieu « dissonant », et en révélant les archives. Si Rue d'Alger questionne la propagande du rêve expansionniste mussolinien, il ne se limite pas à l'élaboration d'un discours centré sur l'Italie. Le positionnement de l'Institut culturel italien au coeur de la Rue d'Alger invite en effet à élargir le propos aux héritages des relations asymétriques que la France a construit avec l'Afrique du Nord. L'exposition propose pour cela un dispositif polyphonique dans lequel les artistes et les chercheurs abordent les « fantômes » du passé colonial en revenant sur la construction de l'espace partagé et circulatoire que pourrait dessiner la Méditerranée d'aujourd'hui.
Un ouvrage pratique pour préparer le Capès et l'Agrégation de géographie: - Des repères et des thèmes de réflexion, - Une bibilographie raisonnée, - Des sujets types.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.