Commentaire sur la Physique d'Aristote. Livre II, ch. 4-6
SIMPLICIUS/LERNOULD
PU SEPTENTRION
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EAN :9782757437643
Les chapitres 4-6 du Livre II de la Physique d'Aristote constituent le premier essai dans notre littérature philosophique occidentale consacré au hasard et à la fortune. On y trouve l'exemple de la pierre qui en tombant d'une hauteur sur le crâne de quelqu'un le tue, repris par Spinoza dans son Ethique. Aristote et Spinoza s'accordent pour dire que la pierre n'est pas tombée pour tuer. Mais le rejet du finalisme et en même temps de toute forme de contingence chez Spinoza est aux antipodes du finalisme dans lequel Aristote peut inscrire le hasard. Le commentaire de Simplicius apporte sur la doctrine d'Aristote des éclaircissements et des prolongements substantiels, encore peu connus, auxquels la présente traduction, la première en français, donne un accès direct. En bon néoplatonicien, il couronne son commentaire par un hymne à la déesse Fortune. Ce livre vient à la suite de la traduction du commentaire de Simplicius à la Physique, Livre II, chap. 1-3, publiée par A. Lernould aux Presses universitaires du Septentrion en 2019. Il sera suivi d'un troisième volume qui contiendra la traduction du commentaire aux trois derniers chapitres (7-9) du Livre II de la Physique, qui porte sur la finalité naturelle et la nécessité.
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Nombre de pages
138
Date de parution
13/10/2022
Poids
242g
Largeur
160mm
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EAN
9782757437643
Titre
Commentaire sur la Physique d'Aristote. Livre II, ch. 4-6
Auteur
SIMPLICIUS/LERNOULD
Editeur
PU SEPTENTRION
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160
Poids
242
Date de parution
20221013
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138,00 €
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Le Livre II de la Physique d'Aristote est une " véritable introduction à la philosophie de la nature " (Mansion). Après avoir dans le chapitre I donné sa fameuse définition de la nature comme " principe et cause de mouvement et de repos pour la chose en laquelle elle réside à titre premier par soi et non par accident ", le Stagirite dans le chapitre 2 traite de la différence entre mathématiques et physique. Le chapitre 3, qui constitue " l'exposé le plus complet de l'étiologie aristotélicienne " (Crubellier-Pellegrin), livre la doctrine des quatre causes. Les chapitres 4 à 6 portent sur le hasard et la spontanéité. Dans le chapitre 8 est défendue la thèse du finalisme dans la nature et le chapitre 9 établit la distinction entre nécessité absolue et nécessité hypothétique. Simplicius de Cilicie, le dernier philosophe de l'Ecole néoplatonicienne d'Athènes, a rédigé son commentaire sur la Physique vers 540, après son exil temporaire chez le roi de Perse Chosroès, et le commentaire au seul Livre II de la Phusiké Akroasis d'Aristote constitue une somme de la philosophie de la nature de l'Antiquité tardive. Il n'existe pas à ce jour de traduction française intégrale du commentaire de Simplicius à la Physique.
Le philosophe néoplatonicien Simplicius a vécu au VIe siècle de notre ère. Originaire de Cilicie en Asie Mineure, il se rendit en Perse accompagné de six autres philosophes, probablement à la suite d'un décret de Justinien leur interdisant d'enseigner et de percevoir un salaire public. Il rentra dans son pays suite au traité de paix conclu en 532 entre le roi Perse Chosroès et Justinien, et s'installa à Harrân, ville de l'Empire Byzantin proche de la frontière perse. C'est là qu'il composa les cinq commentaires qui nous sont parvenus sous son nom. Parmi ces commentaires, celui traitant du Manuel d'Epictète est le seul qui ne soit pas consacré à un traité aristotélicien. Comment expliquer le fait que Simplicius, philosophe platonicien, ait commenté les maximes éthiques d'un stoïcien ? Les néoplatoniciens, depuis Porphyres, avaient défini un canon de quatre degrés de vertus : les vertus civiles ou politiques, les vertus cathartiques, les vertus théorétiques et les vertus paradigmatiques. Lorsqu'on parvenait au degré le plus élevé des vertus, la séparation de l'âme et du corps était totalement accomplie. Néanmoins, avant de parvenir à cet état d'apathéia, une instruction éthique préparatoire était nécessaire pour atteindre le premier degré des vertus. Ainsi, pour Simplicius, le Manuel d'Epictète représentait une propédeutique à la pratique morale visant au premier degré des vertus, les vertus civiles ou politiques. Par la lecture des sentences du philosophe stoïcien, le disciple pouvait parvenir à la domination des passions par la raison avant de s'élever vers la contemplation de l'Intellect, qui représente pour les platoniciens le niveau d'être le plus élevé. Le premier volume du Commentaire sur le Manuel d'Epictète dans la Collection des Universités de France comprend le texte de Simplicius accompagné de la traduction d'Ilsetraut Hadot. Le traité est précédé d'une introduction dans laquelle sont présentés la vie et l'oeuvre du philosophe, les enjeux philosophiques du Commentaire, ainsi que l'histoire du texte.
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