
Prédication et prédicateurs en ville. XVIe-XVIIIe siècles
L?ouvrage aborde la question de la prédication en milieu urbain (dix villes capitales de la France de l?Est), phénomène à la fois religieux, culturel et social majeur des XVIe-XVIIIe siècles. La première partie prend la mesure temporelle et spatiale de la prédication, s?attarde sur les lieux où elle est donnée, les modalités financières et matérielles de son fonctionnement. La seconde partie s?intéresse aux très nombreux prédicateurs en action, locaux ou invités, réguliers et séculiers, interrogeant leur formation et l?impact de leur prise de parole. La troisième partie envisage la prédication au risque des tensions confessionnelles et des débats d?opinion dont chaque cité est le théâtre. Etudier les oralités instituées au temps de l?affirmation de l?imprimé constitue une première originalité forte du livre. Le second intérêt réside dans la grande rareté des travaux consacrés à une manifestation essentielle et partout présente.
| EAN | 9782757411384 |
|---|---|
| Titre | Prédication et prédicateurs en ville. XVIe-XVIIIe siècles |
| Auteur | Simiz Stefano ; Martin Philippe |
| Editeur | PU SEPTENTRION |
| Largeur | 160 |
| Poids | 572 |
| Date de parution | 20151204 |
| Nombre de pages | 350,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La parole publique en ville. Des Réformes à la Révolution
Simiz StefanoLongtemps négligée du fait du triomphe de l'imprimé à qui parfois, paresseusement, on l'opposait, l'étude des expressions orales fait actuellement l'objet d'une réévaluation historiographique. Or, quel meilleur terrain pour redécouvrir cette réalité que le monde urbain, véritable univers de la parole constituée au sein duquel des pouvoirs solidement institués se font face, abondamment éclairée par la multiplicité et la variété de sources émanant tant des commanditaires des discours, des orateurs mêmes que des auditoires, ces horizons d'attente qu'on essaie de ne pas ignorer. L'éloquence règne partout en ville. Elle s'appréhende à travers les institutions de nature politique, judiciaire ou religieuse. Loin de s'ignorer, ces différents pouvoirs s'évaluent les uns par rapport aux autres, enfin s'empruntent mutuellement les normes qui font le succès de la plupart des discours, les meilleurs étant souvent livrés à l'imprimeur afin de servir de modèle aux générations suivantes. C'est l'histoire de cette parole contrôlée, extrêmement codifiée et bien vivante, inscrite dans le calendrier comme dans l'espace et la société urbains, qui est ici abordée de façon transdisciplinaire par des spécialistes historiens et historiens de la littérature.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,99 € -

Confréries urbaines et dévotion en Champagne (1450-1830)
Simiz StefanoDe 1450 à 1830, les confréries occupent une place importante dans l'histoire sociale et religieuse des trois cités épiscopales champenoises de Reims, Châlons et Troyes. En suivant attentivement leur histoire sur près de quatre siècles, on parvient à saisir les raisons profondes de leur pérennité, mais aussi à éclairer les nécessaires mutations et transitions accomplies pour y parvenir. Ainsi, les interrogations et affrontements confessionnels du XVIe siècle modifient considérablement les réseaux confraternels hérités du christianisme flamboyant et dessinent les contours d'un nouveau tissu associatif dominé par la confrérie de dévotion tridentine. C'est au milieu du XVIIIe siècle qu'une nouvelle étape de leur histoire se déroule, caractérisée par de nouvelles remises en question de leur rôle dans la cité. Temporairement interrompue par la Révolution qui les supprime en Août 1792, elle reprend dès l'adoption du Concordat de 1801 à Troyes et Châlons, sous la Restauration à Reims. Point de rencontre entre un clergé exigeant et des fidèles soucieux de vivre une piété toujours plus intérieure, favorisant aussi la dévotion familiale et féminine et ?uvrant également au succès des grandes dévotions universelles et locales, les confréries font figure de véritables écoles de piété dans la vie religieuse urbaine. Cette étude, originale par ses choix chronologiques et sa démarche comparée entre trois cités dont les histoires se croisent en permanence, est une intéressante contribution à la connaissance des tissus associatifs religieux anciens.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -

Journalier de Jean Pussot maître-charpentier à Reims. (1568-1626)
Simiz Stefano ; Buridant Jérôme ; Demouy PatrickDe 1568, année de son mariage à l'âge de 24 ans, jusqu'à son décès en 1626, soit 57 années durant sans la moindre interruption, le maître-charpentier rémois Jehan Pussot tient un journalier, d'abord pour lui-même et son entourage immédiat, puis dans l'espoir avoué d'instruire les générations futures. Son écriture, simple et directe, pudique et parfois ironique, mais jamais dénuée de bon sens, se densifie au fil des ans pour refléter l'élargissement constant des centres d'intérêt de notre artisan. Ainsi à la chronique initiale des événements familiaux et des conjonctures saisonnières, Pussot ajoute très tôt l'observation du cortège sans fin des troubles politico-religieux qui frappent la France et le Pays Rémois au dernier tiers du XVIe siècle. A la compassion pour ses contemporains, à l'occasion des tensions ligueuses particulièrement vives dans une cité toute acquise aux Guise, succède le soulagement apporté par la pacification générale de 1598. Dès lors, l'homme de métier et possesseur de vignes goûte les bienfaits de la gestion prospère des affaires, le fervent catholique se fait le témoin vigilant de la marche triomphale du catholicisme réformé, notamment de ses expériences liturgiques et musicales. Le fidèle sujet du royaume se réjouit de la réconciliation survenue entre les premiers Bourbons, la noblesse catholique et sa cité des sacres, redevenue l'ornement visible de la monarchie. Lorsque enfin les dernières années se présentent, emporté par une vague nostalgique de souvenirs personnels, il ouvre une fenêtre mémorielle passionnante sur ses vertes années. Biographie: Jérôme Buridant est maître de conférences en Histoire moderne à l'Université de Reims-Champagne-Ardenne. Il travaille actuellement sur l'histoire des environnements forestiers et sur l'histoire du climat du XVIe au XVIIIe siècles. Stefano Simiz est maître de conférences en Histoire moderne à l'Université de Nancy 2. Il poursuit ses recherches sur l'histoire de la prédication dans les villes de Lorraine et de Champagne du XVIe au XVIIIe siècles.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

Le soldat face au clerc. Armée et religion en Europe occidentale (XVe-XIXe siècle)
Jalabert Laurent ; Simiz StefanoCet ouvrage porte sur les rapports qu'entretiennent, du XVe au XIXe siècle, l'armée, institution régalienne qui voit ses effectifs croître et être pérennisés, et la religion, ici principalement envisagée sous l'angle des Eglises chrétiennes. De l'interaction entre ces deux structures communautaires, il résulte la présence d'un clergé toujours plus nombreux et dont le rôle auprès des officiers, soldats et marins, est progressivement fixé par les textes ou la pratique, et imposé aussi par l'événement. Les relations se caractérisent d'abord par des oppositions de nature, fondées sur le fait que l'une combat quand l'autre prêche une doctrine de la paix ; mais elles convergent aussi du point de vue idéologique ou politique, comme au temps des guerres de Religion ; elles sont encore complémentaires, par leurs intérêts ou leurs liens avec les Etats. Cette problématique des rapports entre armée et religion invite donc à s'intéresser à de multiples aspects : l'encadrement religieux des troupes à la place des religions et de leurs ministres dans la guerre par la généralisation de la figure de l'aumônier de troupe, la moralisation des soldats, les identités confessionnelles, militaires et politiques dans les corps armés. Toutefois, cette diversité des approches révélée par les quinze contributions publiées n'exclut pas, comme sur tout théâtre, un certain respect des unités de temps (longues durées et temporalités guerrières plus courtes) et de lieu (l'Europe occidentale).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,00 €
Du même éditeur
-

Etre père. Une histoire plurielle de la paternité (XVe-XXe siècle)
Berthiaud Emmanuelle ; Boitel Isaure (dir.)Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Revue des Sciences Humaines N° 357, 1/2025 : Philogynie humaniste
Petit Adrienne ; Picherot EmilieSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,00 € -

Revue des Sciences Humaines N° 360, 4/2025 : Ecrivains, écrivaines / sociologues
Del Lungo Andrea ; Van Geertruijden Martine ; ViarSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,00 € -

Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle. La monarchie dévoilée
Carré Benoît ; Legay Marie-LaureSous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER33,00 €
De la même catégorie
-

Croire qu'est-ce que ça change ?
Muller-Colard MarionRésumé : "Croire, c'est refuser de réduire l'improbable à l'impossible. Et en ce sens, vois-tu, cela dépasse largement la question de Dieu". Dans une réponse à son fils qui l'interroge sur sa foi, Marion Muller-Colard nous entraîne dans une réflexion sur la place qu'occupent les croyances dans nos vies et l'usage que nous en faisons. S'appuyant sur des philosophes des sciences comme Karl Kopper, cherchant à comprendre le complotisme comme une croyance paradoxale liée à "l'emballement immunitaire du doute" , observant l'émergence de nouvelles croyances et du déplacement d'attitudes religieuses vers le militantisme, Marion Muller-Colard nous fait prendre conscience qu'on croit peut-être plus qu'on ne le croit. Un petit livre essentiel pour développer le savoir-croire et éviter de confondre connaissance et croyance.EN STOCKCOMMANDER10,05 € -

Le désir de tourner la page. Au-delà du pardon
Basset LyttaOn a trop souvent fait du pardon un but en soi. Et s'il s'agissait plutôt de tourner la page pour pouvoir enfin se libérer? D'assumer ses blessures bien plus que d'attendre une impossible réparation? Lytta Basset présente ici la quintessence d'une recherche de plus de dix ans, pour nous livrer les grandes étapes de cet incontournable travail de pacification avec le passé. Pas à pas, en s'appuyant sur des personnages ou des épisodes bibliques, 6 elle nous invite à suivre une trajectoire de renouveau pour s'accepter et s'aimer, tout blessé que l'on soit. Alors seulement, l'unité intérieure se fait jour et la joie est au rendez-vous. Ce livre a reçu le Prix 2007 de Littérature religieuse.EN STOCKCOMMANDER8,85 € -

La raison d'être. Méditation sur l'Ecclésiaste
Ellul JacquesUne réflexion, une méditation sur un des grands livres de la Bible - l'Ecclésiaste, appelé aussi Qohélet. Les premiers mots sont célèbres : "Vanité des vanités, tout est vanité". Elle a fait de l'auteur le modèle du sceptique ou du sage désenchanté, qui à la limite ne croit plus en rien et est proche du nihilisme. Jacques Ellul prend vigoureusement position pour un "croyant sage", ou pour la sagesse d'un homme de foi. De fait, le livre n'est pas d'un seul tenant, mais rempli d'affirmations contradictoires. Il dit et répète que la sagesse est du vent, mais ailleurs il met au-dessus de tout la sagesse. Il est souvent sceptique, mais il lui arrive d'être croyant. Où est le vrai ? Pour Ellul les deux sont vrais, et l'ensemble de sa méditation tourne autour de cette contradiction, qui lui est finalement prétexte pour élaborer un vrai petit traité de sagesse biblique. Qu'est-ce que le sage et le philosophe biblique dit de la vanité de la vie, du temps qui passe et qui lasse, de la "buée" inconsistante qui s'évanouit et renaît constamment, de la vie qui semble en permanence vouée à la mort ? Telle est la question, que l'auteur, philosophe et théologien, traite avec ses connaissances mais aussi avec passion, n'hésitant pas à contredire les nombreux commentateurs qui l'ont précédé.EN STOCKCOMMANDER10,20 € -

Oeuvres. Tome 2
Luther Martin ; Arnold Matthieu ; Lienhard Marc ;Résumé : Les oeuvres réunies dans ce volume furent écrites pendant des années décisives pour l'histoire de la Réforme : entre 1515 et 1523. Rédigées tantôt en latin, tantôt en allemand, pour certaines inédites en français, elles relèvent de divers genres littéraires et traitent de problèmes religieux et philosophiques, mais aussi sociaux : le commerce et l'usure, ainsi que la question de la légitimité de la violence et la conduite à tenir envers l'autorité temporelle. Les premiers écrits présentent un Luther théologien, ferraillant avec la scolastique de facture aristotélicienne afin de réinstaurer le primat de l'Ecriture sur la philosophie et sur la tradition, de la foi et de la grâce sur le moralisme. Puis surviennent la querelle des Indulgences et le conflit avec Rome, qui ira se durcissant, jusqu'à l'excommunication de Luther le 3 janvier 1521. On assiste alors à une accélération dans la remise en cause de la doctrine de l'Eglise catholique romaine. Des troubles sociaux s'ensuivent, vis-à-vis desquels Luther sait se montrer prudent et pondéré, ainsi que des excès dans le bouleversement de la liturgie, que le Réformateur veut réfréner au nom du respect des consciences. Ainsi s'est déployé un épisode capital non seulement pour la chrétienté, mais pour la compréhension de la modernité.EN STOCKCOMMANDER67,00 €
