Le jour des funérailles nationales du maréchal de Lattre, le 20 janvier 1952, la France bouleversée découvrit qu'elle venait de perdre un héros de légende. C'est sous le coup d'une émotion profonde que j'entrepris alors d'écrire cet ouvrage. Officier de réserve détaché à son cabinet de guerre au moment de la bataille pour l'Alsace - novembre 1944 -, j'avais connu en effet le privilège de partager la vie quotidienne du commandant en chef de la Ier Armée française. On nous appelait "la société des Jean de Lattre". Démobilisés en août 1945, nous avons considéré que nous faisions toujours partie de l'équipe du patron. Nous sommes devenus ses amis pour les bons et les mauvais jours, souvent ses confidents. C'est ainsi qu'aux quelque cent témoignages recueillis pour la documentation de cet ouvrage s'ajoutèrent des observations directes et des souvenirs personnels se rapportant à l'une des périodes essentielles de la carrière tumultueuse du maréchal. Chef de guerre, il aurait pu être aussi bien diplomate, architecte, metteur en scène, comédien, cardinal, et quel ministre de la Jeunesse il eût fait ! Animateur dans le sens exact du terme, il était à la fois Lyautey et MacArthur. Combattant volontaire d'une armée de reconquête, hier journaliste déjà tenté par l'Histoire et futur romancier, comment un tel personnage eût-il pu me laisser indifférent ? "
Nombre de pages
360
Date de parution
27/09/1994
Poids
467g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080670533
Titre
De Lattre
Auteur
Simiot Bernard
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
467
Date de parution
19940927
Nombre de pages
360,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Comme Marguerite Yourcenar pour ses Mémoires d'Hadrien, Bernard Simiot a imaginé que la reine Zénobie de Palmyre a écrit ses Mémoires. Ainsi, dans ce roman qui reçut la bourse Goncourt du Récit historique en 1978, retrace-t-il l'extraordinaire destinée de la reine qui vécut au IIIe siècle après J.C. et prit une part très active dans les transformations du monde romain d'Orient. Après la mort d'Odénath, son mari, qui avait reçu le titre d'auguste et représentait l'empereur et la puissance romaine, Zénobie prend le pouvoir. Refusant la tutelle de Rome, elle exerce la régence au nom de son fils Waballaht. Intelligente, autoritaire, elle mène Palmyre à son apogée. Mais, en 272, les armées d'Aurélien conquièrent le royaume qu'elle s'est taillé dans les marches d'Orient. Prisonnière, elle est alors envoyée près de Rome où elle vivra un exil doré dans une villa de Tibur. Mêlant les meilleures sources historiques et l'invention romanesque, Bernard Simiot, Prix d'Académie française 1984 pour Ces Messieurs de Saint-Malo, réussit à merveille cette évocation d'une époque riche et peu connue, durant laquelle le monde romain d'Orient s'est arabisé. On voit s'élaborer dans cette oasis par où transitent les caravanes une civilisation commerçante et culturelle d'un extrême raffinement, profondément marquée par la personnalité de cette reine, étonnante femme d'action dont le nom reste à jamais lié à Palmyre, cette Venise du désert.
Résumé : Après les fièvres du règne de Louis XIV, où se sont enrichis et illustrés Ces Messieurs de Saint-Malo, le régent s'est installé et John Law a crée la grande Compagnie de Indes. Le temps de Carbec est venu. Mère, fils et fille vont se lancer à l'assaut des grandes affaires, de l'administration, de l'armée et des beaux mariages. On les verra à Paris et à Venise, en Guinée et à Saint-Domingue, à Pondichéry avec Dupleix, à Versailles avec le cardinal Fleury, à Nantes devenu le premier port du royaume grâce à la traite négrière et à ses manufactures. Ils n'en resteront pas moins d'éternels Malouins, face à la mer qui demeure la condition et la fierté de leur vie. Beaucoup plus qu'une saga familiale, Le Temps des Carbec, c'est le roman puissant et profond d'une époque traversée d'idées nouvelles, d'une société effervescente où la bourgeoisie, avide d'honneurs et d'argent, affronte la noblesse, s'installe au parlement et dans les bureaux du roi. Le Temps des Carbec, c'est aussi un passionnant roman d'aventures, animé par des comploteurs et des négriers, des séducteurs et des banquiers, des capitaines et des diplomates - et toute une galerie de femmes dont le charme, la force et l'audace, ont une résonance curieusement moderne. On retrouvera ici le style coloré, l'invention et le rebondissement imprévu des situations, plus encore, la permanence et l'ampleur de l'Histoire qui avaient signé, dans une mise en scène spectaculaire, la réussite de Ces Messieurs de Saint-Malo.
Résumé : La saga des Messieurs de Saint-Malo commencée sous Louis XIV s'est poursuivie sous Louis XV avec le Temps des Carbec. Après les remous de la Révolution, leurs descendants se retrouvent périodiquement dans la propriété familiale de la Couesnière, l'ancien manoir légué par Clacla à sa filleule Marie-Thérèse Carbec qui avait épousé le capitaine de Kerelen. En juillet 1914, la grand-mère Léonie Carbec décide de renouer avec les traditions et d'organiser le premier rendez-vous du siècle à la malouinière : il y a là deux fils de Léonie, Jean-Marie armateur à Saint-Malo et Guillaume grand chirurgien parisien, leurs femmes et leurs enfants, le compte et la comtesse de Kerelen, Helmut von Keirelhein dont les arrière-grands-parents avaient émigré en Poméranie en 1792, David Carbeak de Kansas City et toute la jeune génération insouciante et rieuse que le tocsin du 1er août 1914 sonnant la mobilisation générale va brutalement projeter dans le XXè siècle, ses drames et ses changements radicaux. La famille Carbec n'échappe pas aux massacres, les survivants reviennent désabusés ou pacifistes, les jeunes filles vont devenir garçonnes. Certains s'établissent au Maroc comme architecte, officier des Affaires indigènes ou tel Roger Carbec colon dans le bled tandis que les Carbec parisiens participent à la vie facile des années folles, celles des illusions nées d'une victoire payée trop cher, tout en scrutant le ciel européen où apparaissent troubles sociaux, tentation des fascismes, déclin des vieilles démocraties. De 1920 à 1940, il ne s'est écoulé qu'un petit espace de vingt ans, le temps de faire un garçon, de l'élever et de le voir partir à son tour...Les Carbec auront eux aussi leurs héros et leurs martyrs. Le dernier rendez-vous à la malouinière a lieu l'été 1946, Saint-Malo a été détruit, les Carbec qu'ils soient Parisiens, Marocains, Nantais, Malouins, Américains, sont à nouveau présents, bien décidés à reconstituer leur famille comme les Malouins ont juré de rebâtir leur cité foudroyée. Dans cette vaste fresque historique où les qualités littéraires et l'acuité d'observation prennent appui sur la mémoire personnelle, Bernard Simiot réussit à camper des personnages très attachants, émouvants et durs, lucides et désemparés, à l'image d'une époque fiévreuse et bouleversée, sans jamais perdre de vue leur implication dans l'histoire, l'aveuglement du moment et la frénésie de vivre.