Jérôme Bosch (1450-1516) reste l'un des peintres les plus mystérieux et les plus fascinants de l'histoire de l'art. Déjà grande à son époque, sa renommée s'étend à chaque retour du merveilleux, si bien que son rouvre a donné lieu à des exégèses et à des commentaires multiples : on l'a même supposé hérétique tant ses sujets religieux sont insolites. Son iconographie déroutante a également été étudiée à la lumière de l'astrologie et de l'alchimie. Larry Silver, grand spécialiste de la peinture flamande du XVe siècle et auteur de cette importante monographie, ne partage pas ces opinions. Il propose une synthèse précise et limpide sur ce peintre si singulier. En se fondant sur les derniers travaux des historiens, il confirme la prospérité financière et le haut rang social de Bosch, ainsi que son appartenance, longtemps contestée, à une confrérie traditionnelle de sa région natale de Bois-le-Duc. Il s'appuie également sur les récents examens scientifiques des tableaux. Une exposition importante organisée à Rotterdam en 2001 a donné l'impulsion à toute une série d'études dont ce livre est l'un des premiers à tenir compte, comme, notamment, des analyses dendrochronologiques (qui permettent de dater les supports en bois des tableaux et de mettre en évidence des dessins sous-jacents). Si certains auteurs ont déjà établi des rapprochements entre l'art de Bosch et divers tableaux et manuscrits du XVe siècle, ce livre restitue définitivement son ancrage dans le patrimoine flamand : Bosch n'est pas, comme on le croit souvent, un phénomène isolé en son temps. Il a subi l'influence non seulement de la peinture religieuse - Hugo van der Goes par exemple -, mais aussi des enluminures comme Les Visions de Tondal de Simon Marmion, dont les représentations de l'Enfer constituent l'un des précédents les plus convaincants de son style visionnaire. Son imagination, certes débordante, n'est pas unique : Bosch n'a pas inventé l'oreille géante percée d'une flèche, d'où sort un couteau ; pas plus qu'il n'est le seul à imaginer des oiseaux géants, des créatures fantastiques ou des ?ufs énormes transformés en taverne... Le génie deBosch tient plutôt dans la manière dont il a représenté tous ces éléments étonnants, la façon dont il les a fait cohabiter. Original également son art de peindre, avec une utilisation de couleurs lumineuses, un dessin aérien et l'intégration detrès beaux paysages. Ce livre souligne aussi l'incidence irréversible des tableaux de Bosch sur la peinture néerlandaise. Ils ont donné naissance à toute une lignée de paysages et de scènes de genre, dont l'expression la plus aboutie se trouve dans l'?uvre de Pieter Brueghel l'Ancien, qui a commencé sa carrière en imitant sciemment des motifs et des thèmes boschiens. C'est à la mise en évidence de ses thèmes dominants - vertu et châtiment-, dans une période de fortes prémonitions apocalyptiques, que s'attache cette nouvelle lecture de Bosch, replacé à la fois dans son univers personnel et dans l'histoire de l'art aux Pays-Bas. Le regard que pose Larry Silver sur Bosch est celui d'un ami de longue date qui a su percer sa personnalité. C'est avec talent qu'il la restitue, à travers un essai remarquable, illustré de trois cent quatorze ?uvres.
Silver Larry ; Paul François ; Pharamond Jean-Char
460 pages reliées en toile sous jaquette et étui illustré. Format: 27,5 x 32,5 cm. Env. 350 ill. couleur.Récemment, la redécouverte extraordinaire, en Espagne, d un tableau perdu de Pieter Bruegel l Ancien (vers 1525-1569) a fait l effet d une bombe et a ravivé l intérêt que le public porte à ce grand peintre flamand. Cette uvre a subi les outrages du temps et est encore en restauration au Prado. Elle est néanmoins reproduite dans ce livre. Célèbre pour ses descriptions amusantes de paysans, de paysages et de tableaux à la façon de Bosch, Bruegel a également créé de nombreuses peintures consacrées à des thèmes religieux dans une époque marquée par les controverses religieuses. Cet ouvrage examinera tout l uvre de Bruegel. Tous ses dessins, ses gravures et ses peintures sur toiles ou sur panneaux seront étudiés autant dans leur forme que dans leur contenu par une analyse très actuelle et très complète. De plus, seront présentés une foule de peintres flamands de sa génération qui ont coopérés avec Jérôme Cock, son éditeur de gravures, fondateur de l officine « aux Quatre Vents ».Celle-ci devint la plus grande entreprise de gravures, éditant des maîtres flamands et hollandais, mais également des uvres d après Raphaël et autres artistes italiens. Il est intéressant de confronter Bruegel non seulement avec ses rivaux d Anvers, mais aussi avec les peintres qui l ont inspiré, de loin ou de près, comme Joachim Patinir, Rogier van der Weyden ou Jérôme Bosch. Les historiens de l art trouveront certainement dans ce livre un nouveau point de vue sur l uvre du peintre qui éclairera certaines de leurs propres conceptions, mais il s agit ici d aller également à la rencontre d un public plus large qui découvrira, ou redécouvrira avec plaisir les facéties, les symboles, les scènes paysannes qui ont permis à Bruegel de faire un portrait sans faille de la condition humaine. Une belle façon, à travers des détails somptueux, des reproductions en grand format, de faire le point sur la vie et l uvre de ce peintre si populaire.
Un roman hivernal empreint de douceur, de réflexion sur la vie, les rêves, la pression de la société, le poids des attentes, les blessures de l’enfance. Une histoire solaire, bienveillante, tendre et peu conventionnelle. Elle est pleine d’amour, d’humour, et de tendresse. Une jolie lecture moderne avec quelques beaux messages sur l’estime de soi, la sororité, et la nécessité d’écouter ses propres besoins.
Les villas romaines stupéfient toujours les visiteurs par le caractère grandiose de leur architecture et par la somptuosité de leur décoration. Grâce à ce livre, nous allons visiter 28 parmi les plus belles d'entre elles qui possèdent de superbes fresques de l'époque romaine. Ce livre sur les fresques de l'Antiquité étudie la fonction de base de cet art : agrandir les espaces intérieurs des villas, à un degré extravagant, en y faisant entrer les vastes paysages qui les environnaient. Cette fonction répondait aux souhaits des commanditaires, mais était également un parfait reflet de la vision des artistes. Les peintres de l'Ancienne Rome ont été surtout attirés par l'espace, qu'ils pouvaient prolonger, au moyen de trompe-1'?i1, de façades de marbre splendides, de portiques et de balustrades. Au sein d'un cadre architecturé, ils ont donné vie à leurs paysages en y introduisant des hommes, des animaux, ainsi que des figures mythologiques. L'originalité de la peinture romaine se comprend seulement en notant son rapport étroit avec l'architecture, enrichissant considérablement l'art de peindre grâce à la perspective, imaginaire et symbolique, de l'espace infini. Les plus grands ensembles de fresques romaines sont ici présentés : à Pompéi, la villa des Mystères, la maison du Labyrinthe, la maison des Vettii ou la maison du Poète tragique ; à Rome, la Domus Aurea de Néron, la maison aux Griffons, la maison de Livie, ou les thermes de Trajan ; mais également des sites très proches Oplontis, Boscoreale, Herculanum... De plus, les nombreux détails (souvent en taille réelle) accentuent l'impression du lecteur : il peut presque toucher les fresques, comme s'il était sur place, à Rome, à Pompéi ou à Herculanum. Ce livre propose d'aller au-delà d'une lecture traditionnelle : il fournit une sensation magique et tactile grâce au nouveau papier utilisé pour reproduire ces chefs-d'?uvre !
Cadringher Gabriele ; Weallans Anne ; Tronc Hélène
L'idée de ce livre est de raconter l'histoire des compagnies maritimes et de leurs paquebots à travers les affiches publicitaires. Sont évoquées les histoires artistique, culturelle, humaine et industrielle de tout un siècle d'aventures maritimes et sociales. Des premières reproductions e bateaux de la fin du XIXe siècle en passant par l'époque de l'Art Nouveau, puis de l'Art déco, plus de deux cents affiches sont reproduites dans cet ouvrage. Que ce soit le Titanic, l'Imperator, le Elisabethville, le Majestic, le Normandie, l'Atlantique, le Queen Mary, le Nieuw Amsterdam, tous les navires mythiques, qui font partie de l'histoire extraordinaire - voire romanesque - des compagnies maritimes, sont représenté. Ces affiches destinées à faire rêver le public d'alors nous font encore rêver aujourd'hui. Biographie de l'auteur Gabriele Cadringher, collectionneur d'affiches des compagnies maritimes, a prêté l'ensemble de son extraordinaire collection et a puisé quelques compléments dans des fonds spécialisés: grâce à elle, nous avons pu réaliser cet ouvrage exceptionnel. Anne Weallans, professeur d'histoire du design, a retracé l'histoire des paquebots et de leurs affiches.
Résumé : Léonard de Vinci fut un peintre de génie, un dessinateur et un inventeur d'exception qui mit au point des machines volantes ainsi que des engins de guerre et de divertissement en avance sur leur temps. L'observation de la nature, des plantes comme de l'eau, des corps et des visages humains, doublée d'une curiosité infinie, en font l'idéal parfait de la Renaissance, en même temps qu'un artiste d'une modernité insoupçonnée. C'est la dimension visionnaire des inventions et de l'art de Vinci que cet ouvrage superbement illustré met en avant. Il approfondit, grâce aux nombreux dessins de l'artiste tirés des codex et des carnets, la méthode de cet ingénieur dont l'ambition fut de déchiffrer les rythmes et les lois de l'ébranlement du monde. Ses formidables intuitions bouleversèrent l'histoire de l'art ; ses rêves, sa personnalité et son itinéraire à travers l'Italie et la France fascinent encore... Avec plus de 300 illustrations et des fac-similés parmi lesquels : la lettre de Léonard de Vinci à Ludovic le More à Milan, des esquisses et dessins techniques tirés des codex, des études astronomiques, le plan de la ville d'Imola, etc.
Ces portraits de Rembrandt par lui-même sont un récit intense de ce qu'est la création. Des premiers peints en 1625 - l'artiste a lors dix-neuf ans - aux derniers réalisés l'année de sa mort en 1669, c'est l'essentiel de sa vie qui est livré ici, mis en évidence, puisque sa vie n'est que peinture. Ces portraits révèlent comment Rembrandt invente Rembrandt, comment le jeune peintre de talent, reconnu et adulé qu'il est, devient au fil du temps un génie solitaire et ruiné. Rembrandt va de la gloire à la solitude par la faillite. En effet, son ambition n'a que faire de reconnaissance et d'éloges ; ils ne le comblent pas, comme ils ne satisfont pas son exigence artistique. Alors finalement, quoi de plus facile que de se peindre soi-même, sans se préoccuper de ressemblance, n'ayant à rendre de comptes qu'à soi, sans dépendre de clients, de mécènes. Rembrandt ne cesse de peindre. De peinture en peinture ces portraits témoignent de l'évolution de sa technique, mais aussi de l'image d'un homme dans la force de l'âge, puis vieillissant, face à Dieu, comme un défi qu'il aurait lancé à la mort. Pendant plus de quarante ans de création, Rembrandt, par ses autoportraits, tient tête au terrible partenaire qu'est le temps. A travers cet ouvrage nous en sommes les témoins émus.
Marani Pietro C. ; Saint Bris François ; Jatta Bar
La tapisserie, copie de la Cène de Léonard de Vinci, a été commandée par Louise de Savoie et de François Ie, roi de France. Oeuvre monumentale de 5,13 par 9,10 mètres, conservée aux Musées du Vatican, elle fut probablement tissée en Flandres après 1516. Présentée pour la première fois en France, au château du Clos Lucé pour le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, cette tapisserie représente l'une des premières copies du chef-d'oeuvre destinée à la Cour française et témoigne de l'admiration des rois de France pour l'artiste. Sous la direction de Pietro C. Marani, ces ouvrage présente des écrits inédits des spécialistes de l'art de Léonard de Vinci, ainsi qu'un dossier scientifique sur la restauration dont cette tapisserie a fait l'objet.
Pourquoi Greco est Greco Pourrions-nous dire en quelques mots pourquoi ce peintre est unique ? Pourquoi après lui, rien n'a plus jamais été pareil ? Ce qui fait que Greco est Greco ? Le savons-nous vraiment ? Pourtant, son nom nous est familier. Nous avons déjà vu ses tableaux qui ne ressemblent à aucun autre. Ils nous plaisent, nous déconcertent ou nous attirent, nous repoussent. Parfois même, tout cela en même temps... Sans emphase ni détours, évitant les discours académiques et les clichés, ce petit livre vous mène droit au but pour dégager l'essentiel des idées qui animent l'oeuvre de l'artiste. Après Entrer dans un tableau, qui explore la dynamique des images en faisant suite au classique Comment regarder un tableau, Françoise Barbe-Gall nous propose un autre éclairage sur la peinture, avec ce nouveau « livre-outil » accessible à tous, initiés ou non.