Le Dictionnaire Jésus est une oeuvre ambitieuse et cohérente. Mettant à la portée du public une somme inédite de science, sa publication est destinée àfaire date et s'inscrit pleinement dans la tradition des grands dictionnaires de "Bouquins". Les éditeurs du Dictionnaire ont fait le choix d'une équipe resserrée d'unevingtaine d'auteurs afin de gagner en cohérence, par rapport à des ouvragesbricolés avec des contributeurs recrutés à droite et à gauche qui n'auraient qu'un rapport lointain avec le propos d'ensemble. Tous les auteurs coopèrent à et approuvent un projet scientifique rigoureux porté par l'Ecole Biblique de Jérusalem, affiliée à l'Académie des inscriptions et des Belles-Lettres. Le Dictionnaire est l'oeuvre d'une école scientifique. Ces auteurs sont des chercheurs français, belges, israéliens, américains, formés dans les domaines suivants : histoire, archéologie, philosophie, théologie, lettres. L'équipe est plutôt jeune. Elle représente donc la relève sur les sujets abordés. Les éditeurs ont conçu le dictionnaire à Jérusalem, dans la pensée que la science la plus fiable est celle qui recherche le contact direct avec son objet. Jésus doit s'étudier en priorité au pays de Jésus - conviction qui est à la base de la fondation de l'Ecole Biblique de Jérusalem en 1890, et jamais démentie depuis lors - et au milieu de son peuple Le Dictionnaire s'est fixé comme objectif de faire connaître au public francophone les importants acquis scientifiques réalisés là où la recherche sur Jésus est la plus active : en Israël, aux Etats-Unis et en Angleterre, par des savants comme James Dunn, Larry Hurtado, Richard Bauckham, Serge Ruzer, Nicholas Thomas Wright, Paula Fredriksen, David Flusser etc. Cette somme ne porte pas sur Jésus, sa vie et son oeuvre un regard neuf, mais renouvelé. Les études sur Jésus bénéficient par ricochets de l'intérêt très vif suscité en Israël par l'époque où il a vécu, puisqu'elle correspond à la dernière phase de semi-indépendance juive avant la restauration en 1948 de l'Etat hébreu. Tout en Jésus est juif, ainsi que le montre la confrontation des Evangiles avec leur contexte. Juifs sont les milieux qui transmettent sa mémoire, juif son rapport à la Loi et à Dieu. Juifs encore son enseignement, la signification de sa Passion, la portée des rites qu'il a institués, la conception qu'il se fait de la Tradition et du statut de l'écrit. Juive est sa conception de l'Eglise à venir comme une communauté sacerdotale, unifiée par la célébration d'un sacrifice en mémorial. Juif enfin son extrême souci d'établir une tradition authentique pour transmettre sa mémoire. La judaïté de Jésus court ainsi depuis ses origines jusqu'à la réception de son Evangile et à la fondation du christianisme, elle offre un cadre de lecture novateur à tous les événements soigneusement répertoriés de la vie de Jésus. Le Dictionnaire fait une place très large, outre à sa personne, à l'enseignement de Jésus et aux rites qui se réclament de lui. Leur impact a en effet abouti à la constitution de l'Eglise chrétienne comme une entité autonome. IL contient 496 entrées regroupées selon 12 rubriques principales. Ces dernières insistent sur les méthodes par lesquelles la science appréhende 'l'objet' Jésus, sur son enseignement, sur la séquence Passion Résurrection et enfin sur les divers contextes géographique, historique et littéraire de son action. Un des points forts du Dictionnaire consiste à citer abondamment les textes anciens, de manière à garantir solidement les sources d'une connaissance complète sur Jésus. Chaque entrée contient des renvois vers d'autres entrées, de façon à ce que le Dictionnaire constitue un tout organique.
Les Hellènes raffinés de l'Alexandrie ptolémaïque ne se tendirent le miroir des "sagesses barbares" que pour y contempler le reflet fasciné de leur propre supériorité. Ils surent cependant convaincre les peuples entrant dans le vaste continuum de culture ouvert par les conquêtes d'Alexandre de leur présenter leurs traditions sous une forme agréable. En tant que somme de la sagesse hébraïque traditionnelle, les Proverbes de Salomon avaient vocation à soutenir le rang que les Juifs hellénisés entendaient prendre dans la compétition du savoir. Des siècles avant Socrate, la sagesse n'y prononce-t-elle pas l'éloge de "ceux qui l'aiment" (Pr 8, 17) ? L'occasion était trop belle d'ériger Salomon en modèle de ceux qui professent la philo-sophie. En recueillant au profit des Juifs l'héritage de Platon, d'Aristote et de Pythagore, la Septante des Proverbes dévoile ainsi le motif de la traduction de la Bible en grec : défendre la sagesse d'Israël à la face des nations, dans une joute loyale et fraternelle.
Résumé : " C'est Dieu qui a fait les peuples et qui leur a partagé la terre, et c'est aussi Lui qui a fondé au milieu d'eux une société universelle et indivisible ; c'est lui qui a fait la France, et qui a fondé l'Eglise. De telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumis à deux puissances, et que nous avons deux patries : la cité éternelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle et la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la foi. Et ces deux patries, quoique distinctes, ne sont pas ennemies l'une de l'autre ; bien loin de là. " " Grand concours de peuple en ce 14 février 1841 pour écouter Henri-Dominique Lacordaire qui fait son retour dans la chaire de la cathédrale de Paris après trois ans de séjour en Italie : dix à douze mille personnes se pressent dans l'édifice sacré. " " Le génie de Lacordaire dans ce discours a été de manifester le lien indissoluble que la révolution de 1789 a établi entre liberté politique et l'idée nationale et de le fonder dans une tradition religieuse que l'histoire a revêtue d'un caractère sacré : c'est le sens du transfert des attributs du roi oint à la bourgeoisie dont " l'avènement au pouvoir ... se rattache sans doute au plan général de la Providence ". Lacordaire offre ainsi une clef pour réconcilier la France avec tout son passé et lui ouvrir un avenir conforme à son mérite et à sa gloire. Il nous livre une lecture de l'histoire dans laquelle la dramatique rupture de 1789 n'a pas anéanti le coeur de la nation. "
Résumé : Ce volume rassemble des ?uvres majeures, indisponibles depuis le XIXe siècle de celui qui fut non seulement un grand écrivain, un pasteur et un érudit, mais aussi un homme de grande influence auprès du pouvoir monarchique.
C'est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l'anthropologie, de la critique d'art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd'hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d'un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d'études comparatives sur un corpus d'informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l'histoire et l'étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu'il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l'importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d'une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l'imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d'y découvrir la saveur et le sens d'une réalité vivante.
Apollinaire Guillaume ; Alexandre Didier ; Murat M
Résumé : Ce volume, riche d'un appareil critique inédit et accessible, donne à lire la part majeure de l'oeuvre de Guillaume Apollinaire : poésie, récits, critique et théâtre. Ce volume contient : I. POESIE : Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée , avec les bois de Raoul Dufy ; Alcools. Poèmes 1898-1913 ; Vitam impendere amori ; Calligrammes. Poèmes de la paix et de la guerre (1913-1916) ; Poèmes publiés par Apollinaire ; Poèmes ayant fait l'objet d'une publication posthume. II. RECITS : Les Onze Mille Verges ; L'Enchanteur pourrissant avec les bois d'André Derain ; L'Hérésiarque et Cie ; La Fin de Babylone ; Le Poète assassiné ; Contes écartés du Poète assassiné ; La Femme assise . III. CRITIQUE : Critique d'art (1902-1918) ; Méditations esthétiques. Les peintres cubistes (1913) ; Critique littéraire ; Manifestes et interventions critiques (1909-1912 : Autour de l'unanimisme ; 1913-1914 : Autour du futurisme ; 1916-1918 : L'Esprit nouveau) ; Portraits ; La littérature féminine : articles de Louise Lalanne ; Articles, comptes rendus, échos. IV. THEATRE : A quelle heure un train partira-t-il pour Paris ? ; Les Mamelles de Tirésias ; Couleur du temps .
Un voyage érudit et sensible au coeur de la Grande-Bretagne d'hier et d'aujourd'hui, de sa littérature, de ses paysages. Passion anglaise donne à lire deux des ouvrages les plus reconnus de Christine Jordis consacrés à une littérature qui ne cesse de nous fasciner. Les voici réunis autour d'une même célébration de la langue et des écrivains d'outre-Manche dans une édition totalement révisée et mise à jour. Ce n'est pas seulement à la découverte d'une fabuleuse histoire littéraire que nous invite cette critique hors pair : se devine également la relation intime, presque organique, qui la lie à une culture devenue pour elle, depuis l'enfance, une seconde patrie. Gens de la Tamise et d'autres rivages dessine un panorama sensible et complet du roman britannique des XXe et XXIe siècles, Commonwealth inclus. De Joyce et Conrad aux talents contemporains, tels Ian McEwan, Zadie Smith, Arundhati Roy ou Sally Rooney, l'autrice explore les lignes de force, les singularités et les variations d'une production littéraire en mouvement constant. A la lumière de ce que la France lit, traduit, retient - et de ce qu'elle oublie - sont révélés quelques écarts de perception entre les deux rives de la Manche. Avec Promenades anglaises , l'angliciste se fait voyageuse. Des falaises de Douvres aux landes du Yorkshire, des cités ouvrières du Nord aux campagnes du Devon, Christine Jordis semble croiser Emily Brontë, Jane Austen ou Virginia Woolf, surprend en haut d'un arbre le sourire du chat du Cheshire, rencontre à Glastonbury des excentriques de tout poil, participe devant les pierres de Stonehenge à la " nuit du champ des haricots "... Mais ces paysages ne sont jamais figés dans la carte postale : ils disent aussi l'évolution d'un pays, ses métissages, ses fractures, ses silences. Hommage vibrant aux écrivains aimés, ce volume appelle à se replonger dans les classiques comme à découvrir des voix nouvelles. Une invitation enchantée à la lecture comme art de vivre.
Courtois Stéphane ; Werth Nicolas ; Panné Jean-Lou
Alors que la polémique sur le bilan des régimes communistes risque de resurgir avec Un pavé dans l'histoire, Le Livre noir du communisme, formidable succès de librairie, ressort en collection Bouquins au prix de 99 F. Il dresse le bilan chiffré des atrocités commises sous les régimes soviétiques actuels et passés, présente les faits, énumère les massacres, les déportations, les exactions qui ont conduit aux quatre-vingt-cinq millions de morts. Le Livre noir, livre-événement de cette décennie, a donné lieu à une polémique sans précédent. Ecrit par une équipe d'historiens et d'universitaires, il est indispensable pour qui veut comprendre ce qui s'est passé dans le monde communiste.
Résumé : Qui était l'homme de Nazareth ? A-t-il eu un père ? Qu'ambitionnait-il de faire ? Pourquoi est-il mort ? Ce livre n'esquive aucune question. On découvre quels soupçons, déjà du temps de Jésus, pesaient sur sa naissance. On fait la connaissance de son maitre spirituel, Jean dit le Baptiseur. Les diverses facettes de ce juif exceptionnel sont explorées : Jésus le guérisseur, le poète du Royaume, le maître de sagesse. Ses amis (hommes et femmes) et ses adversaires sont nommés. La naissance de la croyance en la résurrection est scrutée. La fabuleuse destinée de Jésus dans les trois monothéismes est aussi retracée : christianisme, judaïsme et islam ont construit de lui une image à chaque fois différente. Dans un style vif et clair, Daniel Marguerat livre ici le meilleur de la recherche récente, tenant ses lecteurs en haleine jusqu'aux dernières pages.
A travers une trentaine de citations tirées des évangiles, ce livre favorise une vraie rencontre avec Jésus. Grâce à des explications simples, accessibles et vivantes sur chacune de ces citations, le lecteur découvrira le message de Jésus et les grands piliers de la foi chrétienne. Un cadeau indispensable pour tous ceux qui se posent des questions et également pour ceux qui ont envie de se replonger au coeur de la Parole.
« Pour vous qui suis-je ? » Cette interrogation de Jésus à ses disciples n'a rien perdu de sa force. Les Évangiles laissent planer un doute sur l'identité de cet homme hors du commun : est-il un prophète ? le Messie attendu par les juifs ? le Fils de Dieu ? De nos jours, le christianisme est pourtant la seule religion qui affirme que son fondateur est à la fois homme et Dieu. Écrit comme un récit, cet ouvrage captivant permet de comprendre la naissance du christianisme ainsi que les fondements de la loi chrétienne et pose avec acuité la question centrale : qui est Jésus ?Dans un récit aussi rigoureux et précis qu?haletant, le rédacteur en chef du Monde des religions décrypte ces quatre siècles de débats passionnés ayant fixé les traits d?une foi qui a changé le monde. C. L., Sud Ouest.