En 1975, Jil Silberstein est un jeune intellectuel. C'est alors que, par des amis, il fait une rencontre qui va affecter durablement sa vie. Il s'agit de Joseph Czapski, une personnalité hors du commun. Né en 1896 dans une famille polonaise aristocratique, il est à la fois peintre et écrivain, polonais et citoyen du monde, pacifiste et officier, témoin engagé majeur de son époque, attentif aux faits et gestes de son temps, retiré pourtant dans son repaire de Maisons-Laffitte. Entre le vieux peintre et le jeune écrivain le courant passe instantanément. Rapidement, ils s'enthousiasment sur les mêmes auteurs, échangent des lettres, se retrouvent dans une admiration commune autour de Norwid, Hoffmansthal, Cézanne, Van Gogh, Nicolas de Staël, Degas, ou encore Tsvetaïeva. Jil Silberstein s'émerveille devant la force et la luminosité intense des peintures de son ami. Fasciné par la bonté et l'attention extrême dont fait preuve Czapski envers lui, il sollicite son avis sur ses écrits et repart souvent muni de suggestions ou d'exhortations précieuses. Nourrie de leurs rencontres successives s'esquisse une chronique très personnelle, une sorte de portrait d'un être d'exception, anxieux, hanté par les enjeux de son travail, rudoyé par le grand âge et doté d'une ferveur spirituelle et d'une humilité inhabituelle. En cette année du dixième anniversaire de la disparition de Joseph Czapski, ce texte est à lire comme un vibrant hommage.
Nombre de pages
76
Date de parution
01/01/1945
Poids
166g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782882501387
Titre
LUMIERES DE JOSEPH CZAPSKI
Auteur
Silberstein Jil
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
145
Poids
166
Date de parution
19450101
Nombre de pages
76,00 €
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Résumé : En 2012, La Terre est l'oreille de l'ours s'offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L'île où les hommes implorent s'attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d'une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D'où son sous-titre : " Chronique d'un désastre amorcé ". Mû par une inquiétude que chaque mois s'emploie à confirmer, l'auteur n'en ressent que plus fort l'urgence d'explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s'étiole ? ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, l'île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l'ancien Parisien a choisi de s'établir. De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d'un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver, les prouesses d'une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l'exploration du Pacifique. Il s'initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d'un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au coeur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l'écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay. D'une telle démarche " tous azimuts " résulte l'irrésistible goût d'observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l'être encore.
Résumé : Jadis dénommés " Caraïbes " ou " Galibis ", les Kali'na comptent parmi les six nations amérindiennes qui vivent sur le sol français. Ces " Indiens de France " sont-ils à part entière des citoyens de la République ? Depuis le XVIIe siècle, date de leur première rencontre avec les Français, ils ont vécu une histoire tissée de violences, de préjugés, de discriminations et de malentendus qui perdurent encore aujourd'hui. Leur univers et leur culture demeurent méconnus. Jil Silberstein, l'auteur de Innu, nous ouvre l'intimité d'une famille kali'na d'aujourd'hui, les Thérèse. Emblématiques du conflit permanent qui oppose tradition et modernité, les voix de ces hommes et femmes nous révèlent le portrait pudique d'une culture - celle du bassin amazonien -, ses traditions et cérémonies, ses valeurs et sa conception de l'existence. Ces voix disent aussi les souffrances, les difficultés, mais surtout une fierté retrouvée, un combat pour la reconnaissance des droits ancestraux d'un peuple sur sa propre terre.
Résumé : Les voyageurs occidentaux les ont rencontrés sur la Route de la Soie, ils ont fourni un bon nombre d'hommes et quelques généraux au redoutable Gengis Khan, on dit même qu'ils sont les descendant des Huns... Les Touvas, ce peuple de nomades éleveurs, fervents de chamanisme et convertis au bouddhisme, ont su fortement résister à leurs grands voisins russes et chinois et à leur volonté de centralisation et de sédentarisation. Précipitée dans le bloc soviétique, la République de Touva proclame sa souveraineté et se dote d'une constitution mais sans pouvoir vraiment fausser compagnie à la Fédération de Russie... Jil Silberstein sillonne le monde à la découverte des cultures oubliées. Après Innu, récit d'un séjour chez les Indiens montagnais du Québec-Labrador, et Kali'na, auprès des tribus de Guyane française, il raconte les Touvas, dont il a partagé la vie dans les yourtes, sur la taïga comme dans les villes, et écouté les récits immémoriaux ou les histoires d'aujourd'hui. Portrait inédit d'un peuple, ce livre est un fabuleux voyage aux confins de l'Europe et de l'Asie, en hommage à une culture millénaire.
Dans une petite ville du Donbass, au moment de l'invasion russe, Marianna se meurt. Surnommée "la Dame Blanche", mi-magicienne, mi-gardienne des lieux, elle a dirigé la blanchisserie de la mine de charbon, consacrant sa vie à laver, blanchir, assainir le linge. Sa fille, Janna, se demande si elle devra reprendre cette mission purificatrice. C'est alors que réapparaît Valet, le voisin, qui s'est engagé dans les forces de l'ordre russes. Réprouvé par la population ukrainienne et hanté par un désir de vengeance, Valet attend son heure. Dans ce roman puissant, parfois terrifiant, Sergueï Lebedev scrute la vie quotidienne dans le Donbass lors de l'invasion russe. Il dénonce avec force la mainmise de la Russie sur l'Ukraine et les habitudes soviétiques qui perdurent. La mine de charbon, qui a une voix propre dans le récit, cache un terrible secret : lors de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Juifs y ont été ensevelis par les Allemands. C'est au-dessus de ces lieux maudits que, un jour de juillet 2014, un avion de ligne est abattu par un missile russe... Serguei Lebedev, connu pour examiner sans complaisance les maux de l'Histoire, met en lumière le point de rencontre du nazisme et du communisme soviétique, qui a donné naissance au nouveau totalitarisme de la Russie d'aujourd'hui.
Plongez dans une ambiance semblable à celle des films d’Emir Kusturica. Le décor est celui de la Croatie et de la Bosnie voisine, le ton est enjoué et burlesque. Un couple d’Autrichiens atterrit dans un petit village croate pour assister à la fête de Sainte Marguerite, connue pour venir en aide aux couples en mal d’enfants. S’ensuit une série de situations cocasses, sous la plume irrévérencieuse d’Ante Tomic.
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