La culture spectacle. Europe, Moyen Age - XXe siècle
Signorile Marc
SULLIVER
17,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782351221495
Instrumentalisés plus ou moins ouvertement par un pouvoir politique devenu commanditaire, la culture et l'art entrent dans une démarche utilitariste et produisent alors des effets pervers. Le spectaculaire, qui correspond à une utilisation politique de l'art envisagée dans une logique de domination et de rationalisation adaptée à un environnement historique, mystifie souvent le récepteur. Cette logique est présente à toutes les époques, même si le contexte historique qui s'étend de la Révolution à la fin de la Seconde Guerre mondiale autorise des mises en perspective plus nettes. Dans ce contexte, l'opéra, qui réunit les arts dans une expression synthétique, a été, en sa qualité d'art de l'extraordinaire, rapidement investi d'une fonction de propagateur d'idées. De la tragédie lyrique au drame wagnérien, finalité politique et stratégie spectaculaire sont généralement pensées conjointement, soulignant les enjeux idéologiques de l'oeuvre. Si, ainsi que le souligne Guy Debord, le spectacle déversé par les médias est la principale caractéristique de la société contemporaine, cet essai nous montre que cette situation s'appuie sur des pratiques très anciennes.
Nombre de pages
190
Date de parution
04/11/2015
Poids
260g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782351221495
Titre
La culture spectacle. Europe, Moyen Age - XXe siècle
Auteur
Signorile Marc
Editeur
SULLIVER
Largeur
140
Poids
260
Date de parution
20151104
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Art et propagande Europe, Antiquité-XVIIe siècle Marc Signorile L utilisation de l art à des fins de propagande prend corps à l aube des sociétés historiques. De l Antiquité à la fin du règne de Louis XIV s élabore un système de communication et de représentation des pouvoirs qui lie le politique et le religieux à la création artistique. Ainsi, pendant des siècles, la création est-elle assujettie à des mécanismes de soumission et d aliénation, la notion de liberté étant reléguée à un arrière-plan très lointain si tant est qu elle existe. Objectivement l artiste subit des conditions d exploitation et de dépendance matérielle induisant, pour sa survie, davantage un esprit d approbation que de libre création ou de contradiction. Musique, danse, peinture, sculpture, architecture, littérature: dans la totalité du champ artistique, cet essai nous le montre, les émotions, les signes, les symboles, les rituels ont donc été instrumentalisés et mis au service d un narcissisme politique promoteur de relations aussi bivalentes qu ambiguës entre l art et l autorité, le soutien mécénal relevant ainsi rarement de préoccupations esthétiques en première intention. Si, au travers de la commande, l artiste souhaite légitimement manifester son propre talent, il lui faudra choisir entre les trois options qui s offrent à lui: la servitude, l indifférence ou la contestation.
L'arbitrage est un mode alternatif de règlement des conflits qui occupe aujourd'hui une place importante en droit des affaires. Dans le domaine du droit commercial international, l'arbitrage évolue parallèlement aux phénomènes qui affectent la mondialisation économique. Dans ce cadre, la sentence constitue la pierre angulaire du processus arbitral. Il est donc opportun d'en préciser les paradigmes statutaires.
Le cadre invente la peinture et contribue à la naissance d'un concept qui a révolutionné les domaines du religieux, du politique et de l'imaginaire. Consacrés par la maîtrise de la perspective, l'évolution de la position sociale du peintre et les instances de pouvoir, la peinture et ses artifices servent de métaphore à la représentation jusqu'à renoncer devant la photographie. Dès qu'il est devenu un objet autonome, le tableau dans son cadre contient virtuellement les prémices des crises qui suivront. Des théories platoniciennes qui condamnent la peinture comme incapable de produire des vérités, jusqu'au dogme romantique qui attribue à l'art la capacité d'exprimer la vérité de l'intériorité, c'est bien la réflexion inaugurale d'Alberti qui fonde " un examen tout à fait nouveau de l'art de peindre. " La théorie de la vision développée dans les écrits de Descartes, corrobore les modalités de cet apparaître pour le moins paradoxal puisqu'il décline l'être de la situation dans la situation. L'art, qui fut langage commun de l'inaction sociale, comme l'écrit Guy Debord dans La société du spectacle, se constitue en entité indépendante dès qu'il émerge de son univers religieux, et devient une production individuelle d'?uvres autonomes. Mais il marque alors le commencement de sa dissolution et de sa désagrégation qui se réorganisent dans le spectaculaire intégral de la société contemporaine. Le cadre de la peinture, qui témoigne d'engagements, d'évolutions professionnelles et de configurations disciplinaires, évolue donc entre subjectivité et objectivité. La peinture, comme l'art en général, montre cette dynamique qui revendique l'énonciation de sa propre vérité objectivée. Le jeu qui s'établit entre ces paramètres, annonce tantôt la fin de l'art pictural ou parfois son retour, interroge le sens de l'?uvre, analyse ses conditions fondatrices. Il décompose l'effet produit sur le spectateur par un objet tableau que personne ne sait plus définir sous les effets multiples de sa reproductibilité qui ont détruit son essence et son existence. L'artiste et l'?uvre sont alors définitivement absorbés par le corps sociétal, ses institutions, ses publics. L'activité du peintre construit une réalité qui loin de se borner à imiter la nature ou à représenter un idéal, crée une image paradoxale qui contribue malgré elle au dévoiement de l'art par l'invention de son objectivité. Le cadre de la peinture renvoie celle-ci à ses propres interrogations, à ses propres ruptures et à ses limites.
Le Parti ne troque sa défroque stalinienne contre l'uniforme citoyen que pour mieux rester lui-même : la cheville ouvrière de l'ordre établi. Sauveur suprême de la bourgeoisie à chaque appel au secours, il est le fossoyeur du communisme dont il a piétiné l'histoire dès l'origine". Au rebours des explications convenues, cet essai polémique lève le voile : l'anticommunisme avéré des PC est le secret déconcertant du XXe siècle, le mur contre lequel tant de têtes se sont brisées.
« C'est une figure presque parfaite de la modernité que celle de l'abandon soumis, superstitieux et aveugle, à ce pseudo-fatalisme né du progrès dont témoigne désormais la prolifération nucléaire : elle est permise, et même encouragée, par le marché. » Ce pamphlet nous rappelle que les grands moyens technologiques sont nés dans l'affrontement auquel sont inévitablement conduits les États sous la domination de l'économie, et comment ils sont ensuite réutilisés en réponse à des situations d'urgence toujours plus étendues.