De même que l'on n'est pas l'auteur de ses jours, on devient rarement l'acteur de sa vie. C'est dur à encaisser, comme toutes les vérités. Voilà pourquoi de plus en plus de gens prennent des cours sur un malentendu, pour encaisser des vérités. Cette musique me tape sur les nerfs. Et voilà pourquoi nous passons notre vie à décourager les gens, à leur saper le moral, jusqu'à ce qu'ils aient réussi à douter d'eux-mêmes. Au bout du compte, c'est nous qui sommes découragés, nous seuls qui sommes dégoûtés, les professeurs de leçons, les donneurs d'histoires, nous sommes déprimés. Eux sont finalement bien soulagés de savoir qu'ils n'iront pas plus loin. C'est tout de même une bonne leçon, mais qui ne sert à rien.
Nombre de pages
69
Date de parution
30/12/2003
Poids
84g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782846810685
Titre
Bonne nuit, ne mourez jamais
Auteur
Sigal Michèle
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
108
Poids
84
Date de parution
20031230
Nombre de pages
69,00 €
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Une actrice balaie le plateau d'un théâtre en imaginant son prochain spectacle. Sa rêverie libère les fantômes endormis sous la poussière. Ces "visitations" incarnées donnent lieu à autant de scènes dans lesquelles elle lutte, non sans une certaine jubilation, pour rester au centre du jeu, alors même que chacun de ses visiteurs cherche à l'en évincer. C'est avec les moyens propres au théâtre que cette pièce questionne la place et le rôle des figures féminines dans le théâtre contemporain, à travers une série de métamorphoses qui sont autant de mises en lumière du regard porté sur les actrices, en particulier les actrices vieillissantes.
Un mari odieux cristallise sur sa femme tout son ressentiment d'homme raté qui n'a trouvé sa place ni dans la société, ni dans son couple. Il cultive d'autant mieux sa haine envers sa femme que celle-ci est brillante et épanouie dans sa vie sociale. Et surtout, elle est amoureuse. Dans Un homme comme moi, Nicole Sigal fait le choix très provocateur du monologue intérieur pour raconter la violence conjugale du point de vue de l'agresseur. Le lecteur partage jusqu'au malaise l'errance de cet homme ambivalent qui se montre tour à tour touchant, sarcastique, pitoyable, insupportable. Ce tour de force narratif interroge la violence dans le couple sous sa forme verbale et physique, qu'elle soit le fait d'un homme ou celui d'une femme car le choix du sexe n'est ici qu'une modalité. Nicole Sigal décrypte avec subtilité et intelligence le phénomène de l'emprise, la manière dont le couple y fait système jusqu'à l'inconcevable : la permanence du lien amoureux.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Lorsque le père de Tiago Rodrigues était à l'hôpital, il recevait régulièrement la visite d'une femme appelée Teresa. Elle travaillait comme bénévole à l'hôpital et prenait le temps de parler aux patients pour rompre leur solitude. Plus tard, Tiago Rodrigues a découvert que Teresa était une actrice qu'il connaissait bien.Depuis son lit de malade, son père, réalisant qu'il allait mourir, a commencé à écrire un livre. Selon Teresa, il voulait mélanger ses expériences de patient en phase terminale à l'hôpital avec des souvenirs de sa vie, en particulier des histoires liées à son travail de journaliste. Par exemple, il a pensé à l'histoire d'une autre Teresa, Teresa Torga, une obscure actrice et chanteuse de fado, souffrant de troubles mentaux, qui s'est déshabillée et s'est promenée nue, récitant des poèmes et chantant dans l'une des rues les plus animées de Lisbonne, lors d'une manifestation.Après la mort de son père, Tiago Rodrigues a ouvert le carnet. Il ne contenait que quelques lignes et points, quelques gribouillis, comme les dessins abstraits d'un enfant en bas âge.Dans Pas de yaourt pour les morts (No Yogurt for the Dead), Tiago Rodrigues crée une pièce de théâtre pour imaginer ce que son père aurait pu souhaiter écrire dans les derniers jours de sa vie.