Mondialisation capitaliste de la production des échanges, évolutions démographiques, formes de vie nouvelles, ébranlement des repères d'appartenance collective, risques technologiques... tout converge au cours des années quatre-vingt-dix pour mettre en question notre capacité à gouverner l'urbanisation contemporaine caractérisée par ses conurbations envahissant les campagnes, ses régions urbaines plus structurées par les sites industriels que par les centres historiques et une opinion sensibilisée aux enjeux écologiques. L'essai de Thomas Sieverts prend la mesure de ce défi et s'annonce comme un écrit polémique, une provocation au débat, d'autant qu'il a gagné en urgence. L'inventeur du concept de Zwischenstadt ne propose pas de modèle de ville ni de procédure, il ne se fait pas le chantre de la ville compacte ni de la ville dispersée; il constate et analyse la multiplicité des décisions qui tissent le processus d'urbanisation réel et surtout il alerte: dégageons-nous de l'emprise de la représentation idéalisée de la ville européenne et ceci dans une démarche tendue vers le projet et porteuse de nouvelles perspectives d'aménagement adaptées à la ville européenne. Le néologisme d'entre-ville, ou plus précisément de la "ville-entre", cherche à exprimer "l'encore non conçu", quelque chose d'autre que le paysage urbanisé ou la ville territoire, une incertitude de ville, une ville hors d'elle-même qui attend d'être vue comme telle.
Nombre de pages
188
Date de parution
01/08/2004
Poids
397g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782863646335
Titre
Entre-ville. Une lecture de la Zwischenstadt
Auteur
Sieverts Thomas ; Deluze Jean-Marc ; Vincent Joël
Editeur
PARENTHESES
Largeur
150
Poids
397
Date de parution
20040801
Nombre de pages
188,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?