À la libération du ghetto de Lodz, cinq cahiers manuscrits furent découverts sur un poêle, prêts à alimenter le feu. C'était le journal d'un adolescent, Dawid Sierakowiak, l'un des 60 000 juifs qui périrent dans le deuxième plus grand ghetto établi par les nazis en Pologne. Le jeune homme y relate l'invasion allemande, la persécution des juifs de Lodz puis, une fois le ghetto instauré, sa rapide transformation en centre industriel pourvoyant aux besoins de l'armée allemande, véritable camp d'esclaves administré d'une main de fer par le très controversé Doyen des juifs Chaïm Rumkowski, sous la férule nazie. Passionné de politique et de philosophie, Dawid porte un regard engagé sur les nouvelles internationales que certains parviennent à capter clandestinement et sur l'organisation du ghetto, dénonçant la dégradation délibérée des conditions de vie, les déportations et la mise en place d'un effrayant système de classes. L'abîme entre les différentes classes du ghetto se creuse de plus en plus. Certains volent pour s'empiffrer, d'autres s'empiffrent officiellement, et le reste gonfle et meurt de faim, écrit-il le 27 mai 1942. Avec délicatesse, Dawid confie aussi à son Journal ses angoisses, ses espoirs, les souffrances de ses proches, ainsi que ses démarches incessantes pour tenter d'améliorer le quotidien de sa famille. Et affirme, jusqu'aux dernières pages retrouvées, sa volonté de continuer à grandir intellectuellement, lire, traduire, à lutter contre la mélancolie et tenir, tenir jusqu'à la fin de la guerre. Dawid Sierakowiak perdit la bataille en août 1943, à l'âge de 19 ans, victime de la " maladie du ghetto " : tuberculose, faim et épuisement. Victime, surtout, de l'antisémitisme. Courageux et souvent ironique, son témoignage offre le portrait d'un brillant jeune homme, représentatif de la jeunesse intellectuelle juive polonaise de son époque, et constitue un document rare et précieux sur l'une des facettes les plus atroces de l'Holocauste. Le texte, augmenté d'un appareil critique, est accompagné de soixante-cinq photos du ghetto de Lodz.
La cancérologie est jalonnée de victoires thérapeutiques. 50 années d'expérience en témoignent face à tous les cancers. Les profils à risques sont désormais bien établis. Ils permettent de mieux cibler le dépistage pour un diagnostic précoce et des guérisons proches de 100 %. Les progrès constants de la recherche, par ailleurs éclairent ce qu'on appelle la cancérogenèse. La chirurgie conservatrice des fonctions et de l'esthétique, les radiothérapies et chimio-immunothérapies ciblées orientent vers des traitements personnalisés mieux supportés. Les vaccins préventifs contre les cancers du col utérin et de la zone ORL, contre le virus de l'hépatite B et bientôt contre d'autres virus oncogéniques, visent les personnes à risque. Les vaccins thérapeutiques dans certains cas spécifiques, ouvrent des voies qui peuvent rendre la maladie chronique en évitant ou stoppant les récidives dans de nombreuses localisations cancéreuses. L'avenir est à la prévention. Les habitudes de vie sont les clés de votre santé. 40 % des nouveaux cas sont évitables. Les biomarqueurs de l'IA permettent déjà de guérir et veiller pour éviter les récidives. Chez l'enfant ou l'adulte, la faiblesse des défenses immunitaires est en cause. La génétique et l'épigénétique cernent les causes toxiques, individuelles, collectives et environnementales créant des mutations de gènes protecteurs suppresseurs en oncogènes responsables de cancers. Les sentinelles de votre santé bien identifiées, sont un atout protecteur. Les premiers moyens de prévenir sont dans votre assiette de 0 à 100 ans, pour entretenir les meilleures défenses immunitaires. Henri Joyeux : professeur honoraire de cancérologie et chirurgie digestive. Auteur de nombreux ouvrages de prévention. Jean Joyeux : micronutritionniste DU, diététicien DE, directeur académique et enseignant à l'Ecole de nutrition holistique, Genève. Luc Joyeux : professeur de chirurgie pédiatrique et foetale, directeur du Centre de recherche translationnelle foetale, Texas Children's Hospital, Houston, Texas.
Nous, médecins, parlons la même langue mais pas suffisamment le même langage que nos patients". Fort de ce constat, le Dr Olivier Vankemmel nous partage, dans un style clair et bienveillant, le secret des cinq piliers de la santé : la respiration, l'hydratation, l'alimentation, l'activité physique et l'importance du soleil et de son messager, la vitamine D. Au fil de pages émaillées d'exemples, de comparaisons, de métaphores et de dessins, il nous aide à en mesurer l'importance et nous invite, sans contrainte, à changer nos habitudes de vie par la seule force du bon sens et du partage de connaissances. S'appuyant sur vingt-cinq années d'expérience, il nous offre un regard nouveau sur l'ensemble des maladies de civilisation : le diabète, le surpoids, les maladies inflammatoires et auto-immunes, ainsi que le cancer et la constipation. Les effets de l'excès de sucre, le rôle clef de la mastication, de la paroi intestinale et du foie, sont abordés avec simplicité, tout comme le gluten, les produits laitiers et l'organisation des différents repas. Chacun d'entre nous trouvera dans ce livre des repères accessibles au quotidien pour lui permettre d'avancer sur le chemin de la santé selon sa disponibilité du moment, sans qu'il soit question d'obéir à des recommandations médicales ni à aucun régime ou pratique sportive. Rien dans ces pages ne coûte de l'argent. Ce livre est écrit comme un guide à mettre entre toutes les mains. Olivier Vankemmel est né en 1964. Chirurgien urologue, diplômé de cancérologie, conférencier, chroniqueur radio et télévision, sixième génération de médecins et père de trois enfants médecins, il est aussi ancien athlète de haut niveau. Sa chaîne Youtube, à son nom, rencontre un réel succès.
Frank Sinatra a réussi à coller plus de personnes ensemble que la glue ! Sa voix a suscité les passions - et pas seulement auprès des femmes qu'il a connues. Il a toujours été fidèle en amitié - et juste en amitié -, mais pour ce qui est de ses affaires subsiste une part d'ombre que tous préfèrent ignorer. "La mafia, ça n'existe pas" , affirmera le patron du FBI après avoir été pris en photo par elle. Pourtant, raconter la vie de Sinatra, c'est aussi retracer la montée en puissance du crime organisé, de Hollywood à Washinghton, en passant par Cuba. Venez découvrir The Voice comme vous ne l'avez jamais vu, à travers les témoignages de Marilyn Monroe, Ava Gardner, Sammy Davis Jr. et... du redoutable boss de la mafia de Chicago, Sam Giancana.
Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit frère et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Birkenau. Elle sera la seule à en revenir. Dans ce convoi se trouvent deux jeunes filles dont elle deviendra l'amie - Simone Jacob et Marceline Rosenberg, plus tard Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens. Ginette Kolinka raconte ce qu'elle a vu et connu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Le corps et la honte de la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Aujourd'hui, dans toutes les classes de France, et à Birkenau, où elle retourne avec des élèves, Ginette Kolinka témoigne et se demande encore comment elle a pu survivre à "ça" . Une voix simple, humaine, unique. Elle. Un récit poignant du quotidien dans les camps, mais aussi de l'après, du retour. Lire. Bref, cru, bouleversant. Le Monde - L'Epoque.
Résumé : Le 17 mars 1943, Simon Gronowski, alors âgé de 11 ans, est arrêté par la Gestapo avec sa soeur Ita et sa mère Chana. Tous les trois sont ensuite transportés à la caserne Dossin à Malines. Le 18 avril 1943, Simon, sa mère et 1600 autres détenus reçoivent l'ordre de partir avec le 20e convoi ", en direction d'Auschwitz-Birkenau. C'est ce désormais célèbre train que trois jeunes gens, Youra Livschitz, Jean Franklemon et Robert Maistriau ont décidé d'attaquer. A hauteur de Boortmeerbeek, les jeunes résistants réussissent à ouvrir les portes d'un wagon et permettent ainsi à 17 personnes de sauter du train. Simon fait partie des évadés. Sa maman l'amène sur le marchepied et le fait sauter au bon moment. Elle ne sautera pas mais son fils, par contre, échappe ainsi aux chambres à gaz qui l'attendait à Auchwitz-Birkenau. Ita, la soeur de Simon, n'aura pas cette chance puisqu'elle sera déportée avec le 21e convoi et gazée à son arrivée à Auchwitz-Birkenau.
Auschwitz est si profondément gravé dans ma mémoire que je n'en oublie aucun instant. - Alors, vous vivez avec Auschwitz ? - Non, je vis à côté. Auschwitz est là, inaltérable, précis, mais enveloppé dans la peau de la mémoire, peau étanche qui l'isole de mon moi actuel." C. D.