Comment mieux faire revivre un événement historique qu'en écrivant un roman ? L'auteur nous plonge ici dans l'atmosphère sordide qui était celle du " petit couvent de La Riche " appelé encore " le Refuge de Tours " mené par les soeurs de l'ordre de Notre-Dame de Charité. Pour ce faire, il s'empare du personnage réel de la petite Angèle J., orpheline unijambiste, qui y passa plus de six années entre 1895 et 1901. Ce roman historique plein de sensibilité nous permet d'appréhender la vie inhumaine qui était alors imposée à ces petites filles et adolescentes, orphelines ou délaissées de tous. Il nous fait également découvrir, au travers des yeux d'Angèle, le procès qui a eu lieu à Tours en juin 1903, à l'issue duquel une religieuse a été condamnée à une peine de prison ferme pour les comportements sadiques qui avaient été les siens pendant des années. Après avoir retracé dans son précédent livre, l'histoire de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, une autre institution tourangelle à destination des garçons délinquants, l'auteur se penche sur le sort que l'on réservait aux filles. Il complète ainsi le tableau d'une Touraine de la fin du XIXe siècle, où la douceur de vivre n'était pas le fait de tous.
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Nombre de pages
174
Date de parution
13/11/2020
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782490643356
Titre
Angèle J.
Auteur
Sieklucki Jean-Michel
Editeur
LAMARQUE
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
20201113
Nombre de pages
174,00 €
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Charles, jeune bourgeois de la Belle époque, va, à la suite d'une erreur judiciaire, vivre l'enfer du bagne guyanais. Il va découvrir un monde où les plus bas instincts de l'homme sont érigés en règle de survie, un monde dans lequel il lutte avec l'énergie du désespoir contre la déchéance et la mort auxquelles peu échappent. Son père, qui s'efforce à Paris d'obtenir la révision d'un procès injuste, entreprend, avec une détermination qu'on ne lui imaginait pas, une course contre un temps qu'il sait compté, car on ne résiste pas longtemps à la " tentiaire ", broyeuse d'hommes. L'auteur, ancien avocat pénaliste, nous fait revivre, avec une plume d'historien et de romancier, une période peu glorieuse de la justice française. Cette histoire d'amour filial, d'amitié d'hommes confrontés à l'horreur, est un récit fidèle et terrifiant de ce que fut la vie des forçats au début du XXe siècle.
Dans les premières années du XXe siècle, la France a connu plusieurs scandales touchant les congrégations religieuses qui hébergeaient des jeunes filles orphelines ou délaissées. Après ceux de Nancy et d'Annonay, celui qui concerna le couvent du Refuge, à La Riche (Indre-et-Loire), fut retentissant : en juin 1903, une soeur de l'ordre de Notre-Dame de Charité était poursuivie devant le tribunal correctionnel de Tours pour violences et voies de fait sur treize pensionnaires. Ce procès aux répercussions nationales alimenta la guerre sans merci que se livraient alors républicains et cléricaux, et qui aboutit à la loi de séparation des Eglises et de l'Etat du 9 décembre 1905. Après avoir, dans un précédent ouvrage, rappelé l'histoire de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, l'auteur relate ici scrupuleusement le déroulement du procès et nous fait découvrir l'horreur de certaines pratiques mêlant sadisme et sacré. Ancien avocat pénaliste, il est bien placé pour porter un regard sur cet épisode hors normes, effrayant mais méconnu, de l'histoire tourangelle.
Après Les Criminels vont-ils tous en enfer ? , Jean-Michel Sieklucki récidive ! Des grands procès qu'il a évoqués dans son tout premier livre aux petits moments d'intimité, de solitude, d'angoisse et de bonheur qu'il décrit ici, il n'y avait qu'un pas. Il revient dans ce nouveau témoignage sur des anecdotes vécues lors de procès dans lesquels il a plaidé, que ce soit en France, Outre-Mer ou en Belgique, et fait partager au lecteur "des moments quelque peu originaux, parfois drôles, parfois dramatiques, pour approcher l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus inattendu". Ces trente-six récits permettent de s'aventurer dans les coulisses du monde judiciaire, de le découvrir dans ce qu'il a de plus original, de plus inédit, et de partager des expériences que seuls les professionnels peuvent connaître. Un voyage au fil de l'évolution des mentalités, sur quarante années de vie judiciaire. Une réflexion sur la défense, ses grandeurs et ses douleurs. Un regard sans concession.
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Charles, jeune bourgeois de la Belle époque, va, à la suite d'une erreur judiciaire, vivre l'enfer du bagne guyanais. Il va découvrir un monde où les plus bas instincts de l'homme sont érigés en règle de survie, un monde dans lequel il lutte avec l'énergie du désespoir contre la déchéance et la mort auxquelles peu échappent. Son père, qui s'efforce à Paris d'obtenir la révision d'un procès injuste, entreprend, avec une détermination qu'on ne lui imaginait pas, une course contre un temps qu'il sait compté, car on ne résiste pas longtemps à la " tentiaire ", broyeuse d'hommes. L'auteur, ancien avocat pénaliste, nous fait revivre, avec une plume d'historien et de romancier, une période peu glorieuse de la justice française. Cette histoire d'amour filial, d'amitié d'hommes confrontés à l'horreur, est un récit fidèle et terrifiant de ce que fut la vie des forçats au début du XXe siècle.
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