Lors d'un été pluvieux, un célèbre poète, Teika, décida de choisir un poème de chacun des meilleurs auteurs connus de ce temps et de les calligraphier sur des feuilles destinées à être collées sur des paravents. C'est ainsi que naquit ce recueil de cent poèmes composés entre le VIIIème et le XIIème siècle. Au fil des siècles, ces poèmes furent transcris sur des cartes à jouer et devinrent un jeu pratiqué au Nouvel An par tous les Japonais, petits et grands, avec championnat au niveau national dont les médias rendent compte abondamment, finale après finale. Même s'ils n'en comprennent pas toutes les subtilités, il en reste au moins le rythme, toujours impair, qui est devenu la marque indélébile de l'esthétique japonaise, différente de celle du continent laquelle privilégie le rythme pair. Biographie de l'auteur Sôryû Uésugi a peint 100 calligraphies: il a condensé l'expression des trente-et-une syllabes de chaque poème en deux caractères chinois qu'il a calligraphiés, réalisant ainsi une très belle rencontre entre les poètes d'un passé lointain et un artiste du Xxième siècle. Sôryû Uésugi est le 21ème chef de l'Ecole de Calligraphie Uésugi créée par l'un de ses aïeux. Il est, entre autres, l'auteur des calligraphies publiées dans La Branche du Prunier.
Nombre de pages
221
Date de parution
07/11/2008
Poids
422g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782716903509
Titre
De cent poètes un poème
Auteur
Sieffert René ; Uesugi Soryu
Editeur
VERDIER
Largeur
137
Poids
422
Date de parution
20081107
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'est au milieu du XIIe siècle que commence l'histoire du Dit de Hôgen. Le Japon vient de connaître la période la plus brillante de sa civilisation, et deux groupes mènent le jeu politique: d'une part la Cour, dominée par les Fujiwara, et d'autre part le clan des guerriers avec à leur tête les Taïra et les Minamoto, rivaux mais pas encore ennemis déclarés. Les Dits de Hôgen et de Heiji relatent une véritable révolution: l'éviction des Fujiwara et la lutte sanglante pour le pouvoir entre les deux clans. On assiste ainsi à l'irruption de la province dans les affaires de la Ville et à la naissance d'une classe féodale qui va contester le pouvoir central pendant des siècles. Ces récits constituent la source où puiseront, à toutes les époques, les romanciers et les dramaturges. Ils étaient à l'origine colportés par des aveugles, les moines au biwa, qui les racontaient partout, village ou château, à travers l'archipel. Aujourd'hui, leurs thèmes vivent encore au théâtre, au cinéma et à la télévision.
Après Le Dit de Hôgen et Le Dit de Heiji, voici le troisième volet de la grande trilogie classique du Moyen Age japonais, Le Dit des Heiké. Il s'agit de la version épique des événements qui ont bouleversé les structures politiques et sociales du Japon dans la seconde moitié du XIIe siècle, à savoir l'intrusion dans la vie politique des deux clans guerriers des Taïra (ou Heiké) et des Minamoto (ou Genji), et de leur affrontement pour le contrôle d'un pouvoir qu'ils avaient arraché au clan aristocratique des Fujiwara, étroitement lié à la maison impériale. Le Dit des Heiké conte l'irrésistible ascension des Heiké, leur pouvoir absolu jusqu'à la mort de Kiyomori, le soulèvement des Genji, l'écrasement définitif des Heiké et l'instauration d'un nouveau système politique, le gouvernement des shôgun de Kamakura au bénéfice de Minamoto no Yoritomo (1147-1199). Ces récits constituent la source où puiseront, à toutes les époques, les romanciers et les dramaturges. Ils étaient à l'origine colportés par des aveugles, les "moines au biwa", qui les racontaient partout, village ou château, à travers l'archipel.
C'est une étrange aventure que le destin posthume de Taira no Sadafumi, surnommé Heichû. Dès son vivant peut-être, et en tout cas pendant les quelques décennies qui suivirent sa mort, il avait été en passe de personnifier, pour le Japon, l'un de ces archétypes du "héros d'amour" qui en Occident ont nom Tristan ou Don Juan, avant que de sombrer dans un oubli à peu près total pour près d'un millénaire. Ce n'est qu'en 1931 que l'on découvrit un manuscrit complet, et ce fut une révélation : le personnage de Heichû sortait enfin de l'ombre, et les lettres japonaises retrouvaient un chef-d'oeuvre, formé d'une suite de petites nouvelles écrites aux environs de 950, et dont la succession constituait un véritable roman, lequel fournit le "chaînon manquant" de l'histoire de la génèse du récit romanesque. La figure quasi légendaire de Heichû inspirera jusqu'à notre époque des écrivains tels que Akutagawa ou Tanizaki.
Les guerres féodales du XVIe siècle ravagent les campagnes japonaises. Hiérarchie, rivalité, stratagèmes et désir de liberté révèlent des héros: des samouraï en quête de leur idéal, des enfants de treize ans tuant lors de combats effroyables, de valeureux guerriers qui envient l'existence des paysans, entrent dans la légende. Huit nouvelles qui forment une parfaite introduction à la littérature japonaise.
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
L'héroïne de Boulder gagne sa vie comme cuisinière sur un vieux navire marchand. C'est la situation parfaite : la solitude, le provisoire, une cabine et l'océan, un port où rencontrer des femmes. Jusqu'à ce qu'un jour l'une d'entre elles réussisse à l'arracher à la mer et à l'entraîner dans l'aventure d'une procréation assistée. Qu'est-ce que la maternité va provoquer chez cette femme qu'elle a rencontrée dans un bar en Patagonie ? Et elle, acceptera-t-elle de se laisser enfermer entre les quatre murs d'une maison pour faire mentir le surnom de Boulder que lui a donné son amoureuse, et qui désigne des grandes roches isolées au milieu du paysage dont personne ne sait d'où elles viennent ni pourquoi elles sont là ? Le ton ironique, les évocations érotiques sans fausse pudeur, le style implacable et vibrant comme le personnage, tout contribue à faire de ce deuxième roman un texte rebelle intense et poétique.