A la suite d'un des massacres interethniques qui accompagnèrent la partition de l'Inde et du Pakistan, une petite orpheline, originaire du Panjab, est adoptée par Qasim, un montagnard du Kohistan. Ayant lui-même perdu femme et enfants, celui-ci a décidé de gagner Lahore où il élève la fillette. Des années après les événements, profondément nostalgique de ses montagnes natales, Qasim donne la jeune fille en mariage à un homme de sa tribu : père et fille adoptive refont alors le chemin vers la haute vallée de l'Indus. Mais tout sépare les nouveaux époux dont les noces tournent à la tragédie... Qu'il s'agisse des violentes scènes du début du roman, de la vie populaire des quartiers de Lahore ou des paysages grandioses de l'Himalaya, Bapsi Sidhwa excelle à évoquer un territoire intime et authentique où, loin de tout exotisme, prennent vie des personnages attachants que déchire un rêve d'impossible réconciliation culturelle.
Nombre de pages
288
Date de parution
04/06/1999
Poids
282g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742708277
Titre
La fiancée pakistanaise
Auteur
Sidhwa Bapsi
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
282
Date de parution
19990604
Nombre de pages
288,00 €
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- Père, s'écria-t-elle, ne pars pas, ne pars pas ! Qasim lui lança un regard rapide et se détourna à nouveau. - Abba, je viens avec toi. Abba ! cria-t-elle, échappant aux bras de la vieille femme et courant vers Qasim. Attends-moi ! Elle le rattrapa et, hors d'haleine, l'entoura de ses bras et de ses jambes en une étreinte frénétique. Je viens avec toi, emmène-moi, Abba, suppliait-elle. Un chien du village aboyait autour d'eux avec excitation. - Zaïtoon, chuchota Qasim, désespéré, pense à tout ce monde qui te regarde. Tu es une femme mariée, maintenant... tu n'es plus une enfant. Ta place est avec ton mari. C'est un bon mari. Tu ne l'as pas aimé ... - Je ne sais pas, Abba... Je ne le connais pas. Pourquoi dois-tu déjà partir ? Reste ici, ou emmène-moi avec toi. Sakhi se fraya un passage parmi les hommes rassemblés autour de Qasim. Il se sentait humilié par l'exhibition tempétueuse de sa femme devant tous les siens. D'une voix égale, mais en enfonçant dans sa chair des doigts vengeurs, il lui dit : - Viens maintenant, ton père reviendra bientôt nous voir. - Oui, bien sûr, je viendrai, confirma Qasim d'un ton un peu trop strident, tentant en vain de déguiser sa voix cassée devenue, d'un coup, une voix de vieillard. " (Extrait)
Pour la petite Lenny, Lahore est la scène d'un passionnant théâtre, prodigue en scènes pittoresques ou énigmatiques dont certaines, à l'insu de l'enfant, sont déjà lourdes des menaces qui pèsent sur une communauté où se côtoient pour le meilleur - puis pour le pire - une multitude d'ethnies et de religions différentes. L'heure, douloureuse, va bientôt sonner qui verra la partition de l'Inde et la création du Pakistan, mais aucune des grandes figures politiques de l'époque - pas même ce fameux Gandhi à l'étrange regard que sa mère lui fait approcher un jour - ne saurait durablement détrôner dans les pensées de la fillette les personnages familiers qui fascinent son enfance. Sous la plume d'une narratrice qui n'est plus la fillette de jadis mais qui revit intensément ses sensations, ses interrogations, ses étonnements et jugements d'alors, Bapsi Sidhwa met ici en scène avec passion, avec rigueur, une page capitale dans l'histoire du sous-continent indien. Précise, ironique - ou chargée d'une exceptionnelle puissance tragique à la dimension des drames rapportés - l'écriture convoque, entre rires et larmes, l'immédiateté d'un quotidien qui se charge progressivement de tout le poids d'une histoire politique complexe et violente. De Mister Candy, dont il cite un large extrait dans son Anthologie de la littérature indienne de 1947 à 1997, Salman Rushdie a pu écrire dans un numéro du New Yorker consacré à la littérature indienne que ce roman " constitue l'une des plus admirables réponses qui soient à l'horreur que représenta la division du sous-continent ".
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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