La microvariation syntaxique dans les langues romanes de France. Actes du colloque Symila, Toulouse,
Sibille Jean
LAMBERT-LUCAS
24,00 €
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EAN :9782359352139
Le présent ouvrage est le premier à être entièrement consacré à l'étude et à la comparaison syntaxiques des dialectes romans primaires de France. Il est issu des travaux menés dans le cadre du projet Symila (Syntactic Microvariation of the Romance Languages of France) et du colloque international auquel il a donné lieu en juin 2015 à Toulouse. La comparaison syntaxique des langues. que ce soit à des fins typologiques, diachroniques et/ou théoriques, s'effectue généralement à partir de langues "standard" bien documentées, sur des données et paramètres relativement larges. Or, des travaux récents réorientent les débats sur l'importance des microparamètres pour la typologie et la théorisation linguistique. Les recherches en syntaxe dialectale ou "micro-variation syntaxique" sont en plein essort en Europe mais restent — en dehors des domaines basque et breton, — peu développées en France. Ce manque est la conséquence d'une conjonction de facteurs, parmi lesquels le désintérêt des dialectologues pour la syntaxe. l'indifférence assez générale des syntacticiens pour les dialectes. la méconnaissance et le statut difficile des langues régionales en France. L'objectif du projet Symila est de créer les conditions à court et moyen ternie pour combler ce vide. Le présent outrage décrit les ressources que le projet Symila veut mettre à la disposition de la communauté scientifique et témoigne, à travers les publications individuelles des membres et collaborateurs du projet. de la variété des données et des approches qui peuvent émerger de ce champ quasi vierge.
Nombre de pages
200
Date de parution
04/07/2020
Poids
315g
Plus d'informations
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EAN
9782359352139
Titre
La microvariation syntaxique dans les langues romanes de France. Actes du colloque Symila, Toulouse,
Auteur
Sibille Jean
Editeur
LAMBERT-LUCAS
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0
Poids
315
Date de parution
20200704
Nombre de pages
200,00 €
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Si la transmission "naturelle" des langues régionales de France a cessé ou est sur le point de l'être inévitablement, du fait de la disparition des locuteurs traditionnels (ou locuteurs héritiers), ces langues continuent à être transmises à travers l'enseignement (scolaire ou associatif) et/ou à travers des démarches individuelles de réappropriation, ou, exceptionnellement, par une transmission familiale militante. D'où l'émergence d'une nouvelle catégorie de locuteurs généralement désignés par le terme de néo-locuteur. L'enseignement des langues induit des phénomènes de réduction de la variation et d'uniformisation, que ce soit à travers des processus conscients de standardisation ou du simple fait des nécessités de cet enseignement. En outre, la pratique des néo-locuteurs se caractérise également par une tendance, consciente ou inconsciente, à se démarquer du français, en choisissant les tournures qui s'en éloignent le plus, même si elles sont minoritaires, ainsi que par des hypercorrections, ou encore par des innovations n'existant pas dans les pratiques héritées. Enfin, du fait de la disparition des locuteurs héritiers, les néo-locuteurs ont peu ou pas de contact avec des locuteurs natifs et n'évoluent pas dans un contexte social permettant un usage "normal" de la langue dans la vie quotidienne ; leur usage de la langue se limitant à des pratiques culturelles ou militantes. Ces facteurs contribuent souvent à créer un sentiment de rupture entre la langue des locuteurs héritiers et celle des néo-locuteurs. Ce volume se propose de réunir des contributions évoquant ces problématiques, en liaison notamment avec les questions d'enseignement et de standardisation, tant du point de vue de la linguistique descriptive que de la sociolinguistique.
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