Une femme sûre d'elle manipule deux propriétaires de ranch pour échapper au destin que sonpère lui réserve et sauver les pâturages de l'homme qu'elle aime.L'extraordinaire psychologie des personnages de Luke Short et son style rapide, nerveux, fontde ce western une lecture passionnante.4e de couverture : Mettant face à face deux clans qui se disputent des pâturages, Femme de feu semble de prime abord un western des plus classiques. Mais l'héroïne est d'une modernité inattendue : au sein d'une société patriarcale, elle s'e?orce d'obtenir son indépendance matérielle et amoureuse. De fait, Connie est une vamp manipulatrice et passionnée. Elle cherche par tous les moyens à se libérer des intentions de son père mais chacun de ses actes révèle également son côté tragique, désespéré.Le sens extraordinaire qu'a Luke Short de la psychologie de ses personnages, le climat sombre et réaliste qu'il impose et son style rapide, nerveux, rendent ce roman original et captivant.En 1947, André De Toth l'a porté à l'écran de manière magistrale, avec de nombreux extérieurs. Ce western, réédité en DVD (2012), le premier du genre avec des personnages de femmes aussi importants, est devenu un classique.Notes Biographiques : Né à Kewanee (Illinois), Luke Short a été journaliste avant de devenir un des plus prolifiques écrivains de romans "Western". Nombre de ses romans ont été porté à l'écran, comme par exemple Blood in the Moon (Ciel rouge), et Ramrod. Bertrand Tavernier est un réalisateur, scénariste et producteur français, président de l'Institut lumière. Né à Lyon, le 25 avril 1941, il est le fils de l'écrivain et résistant René Tavernier. Après-guerre, il s'installe avec sa famille à Paris, et termine ses études secondaires au Lycée Henri IV où il se lie d'amitié avec Volker Schlöndorff. Ils découvrent ensemble la cinémathèque de la Rue d'Ulm. Cinéphile passionné, il commence pour gagner sa vie, par collaborer à des hebdomadaires et revues de cinéma, tels que Cinéma 60, Les Lettres françaises, Combat puis Positif. Il est le seul qui parvient à écrire aussi bien à Positif qu'aux Cahiers du cinéma d'Eric Rohmer. En 1960, il devient assistant de Jean-Pierre Melville sur le tournage de Léon Morin, prêtre, puis attaché de presse pour le producteur Georges de Beauregard dès 1961, travaillant avec Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Agnès Varda.Il réalise son premier long métrage en 1973, à Lyon. Intitulé L'Horloger de Saint-Paul et adapté de l'oeuvre de Georges Simenon, le film est récompensé par le Prix Louis-Delluc et l'Ours d'argent à Berlin, et marque sa rencontre avec Philippe Noiret qui deviendra son acteur fétiche (Que la fête commence, Le Juge et l'assassin, Coup de torchon, La Vie et rien d'autre, La fille de d'Artagnan). Éclectique, il aborde plusieurs genres cinématographiques, de la comédie dramatique (Un dimanche à la campagne, Daddy Nostalgie) au film de guerre (Capitaine Conan) en passant par le film historique (La Vie et rien d'autre, Laissez-passer, La Princesse de Montpensier) ou le polar (L.627, L'appât, Dans la brume électrique). Il parle aussi bien du jazz (Autour de minuit) que des instituteurs en zones défavorisées (Ça commence aujourd'hui) et tourne de nombreux documentaires : La guerre sans nom, De l'autre côté du périph et le dernier, sorti à l'automne 2016, Voyage à travers le cinéma français, particulièrement salué par la critique. Il a déclaré à plusieurs reprises qu'il a fait tous ses films pour « apprendre », pour découvrir un monde, une époque qu'il ignorait. Passionné par l'écriture, il va redonner leur chance à de grands scénaristes et dialoguistes restés sur le bord du chemin comme Jean Aurenche et Pierre Bost. (« parce qu'ils avaient écrit en 1942 Impatience et Révolte »), faire débuter au cinéma Jean Cosmos mais aussi le policier Michel Alexandre, la comédienne Christine Pascal et Colo O'Hagan.Cinéaste engagé et profondément enraciné dans l'époque, il cristallise dans ses films son combat contre les travers de la société et son engagement contre l'injustice, la guerre, le racisme, la peine de mort. Nommé dix-neuf fois aux Césars, cinq lui sont décernés : deux Césars du meilleur réalisateur (1976 et 1997), deux du meilleur scénario original ou adaptation (1976 et 1977) et un pour la meilleur adaptation (1985). Il obtient le Prix de la mise en scène à Cannes pour Un dimanche à la campagne et le prix du meilleur film policier à Beaune pour Dans la brume électrique.En parallèle, il co-dirige depuis 1994, avec Thierry Frémaux, la collection d'ouvrages sur le cinéma coéditée par Actes Sud et l'Institut Lumière (Conversations avec Billy Wilder de Camerone Crowe, Conversation avec Claude Sautet de Michel Boujut, Hollywood, la cité des femmes d'Antoine Sire, Au travail avec Eustache de Luc Beraud, entre autres) ; il est lui-même l'auteur de plusieurs livres sur le cinéma dont le célèbre Amis Américains : Entretiens avec les grands Auteurs d'Hollywood. Chez Actes Sud, il dirige aussi la collection « L'Ouest le vrai » dans laquelle il fait redécouvrir les plus grands romans western qui ont, pour la plupart, fait l'objet d'adaptations au cinéma. Il fait traduire et découvrir, dans cette collection, de magnifiques romans inédits de WR Burnett, Ernest Haycox, Tom Lea , AB Guthrie.
« Il y a de l'argent à la clé, Jim, pour nous deux - beaucoup d'argent ». La cupidité commerciale oppose deux hommes, et la fille de l'un d'eux aime celui qui s'apprête à escroquer son père. Sur fond d'élévage de bétail et de vengeance d'Indiens croupissant dans des réserves dépourvues de bonnes terres, Luke Short compose un western intense, qui s'éloigne des stéréotypes du genre. Adapté par Robert Wise avec Robert Mitchum sous le même titre.4e de couverture : La cupidité oppose deux hommes, et la fille de l'un d'eux aime celui qui s'apprête à escroquer son père. Sur fond d'élevage de bétail et de répression d'Indiens croupissant dans des réserves dépourvues de bonnes terres, Luke Short compose un western efficace et exemplaire qui a été adapté par Robert Wise sous le même titre. Robert Mitchum et Barbara Bel Geddes tiennent les rôles principaux dans ce film, considéré comme l'un des meilleurs westerns noirs.Notes Biographiques : Né à Kewanee (Illinois), Luke Short a été journaliste avant de devenir un des plus prolifiques écrivains de romans "Western". Nombre de ses romans ont été porté à l'écran, comme par exemple Blood in the Moon (Ciel rouge), et Ramrod. Bertrand Tavernier est un réalisateur, scénariste et producteur français, président de l'Institut lumière. Né à Lyon, le 25 avril 1941, il est le fils de l'écrivain et résistant René Tavernier. Après-guerre, il s'installe avec sa famille à Paris, et termine ses études secondaires au Lycée Henri IV où il se lie d'amitié avec Volker Schlöndorff. Ils découvrent ensemble la cinémathèque de la Rue d'Ulm. Cinéphile passionné, il commence pour gagner sa vie, par collaborer à des hebdomadaires et revues de cinéma, tels que Cinéma 60, Les Lettres françaises, Combat puis Positif. Il est le seul qui parvient à écrire aussi bien à Positif qu'aux Cahiers du cinéma d'Eric Rohmer. En 1960, il devient assistant de Jean-Pierre Melville sur le tournage de Léon Morin, prêtre, puis attaché de presse pour le producteur Georges de Beauregard dès 1961, travaillant avec Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Agnès Varda.Il réalise son premier long métrage en 1973, à Lyon. Intitulé L'Horloger de Saint-Paul et adapté de l'oeuvre de Georges Simenon, le film est récompensé par le Prix Louis-Delluc et l'Ours d'argent à Berlin, et marque sa rencontre avec Philippe Noiret qui deviendra son acteur fétiche (Que la fête commence, Le Juge et l'assassin, Coup de torchon, La Vie et rien d'autre, La fille de d'Artagnan). Éclectique, il aborde plusieurs genres cinématographiques, de la comédie dramatique (Un dimanche à la campagne, Daddy Nostalgie) au film de guerre (Capitaine Conan) en passant par le film historique (La Vie et rien d'autre, Laissez-passer, La Princesse de Montpensier) ou le polar (L.627, L'appât, Dans la brume électrique). Il parle aussi bien du jazz (Autour de minuit) que des instituteurs en zones défavorisées (Ça commence aujourd'hui) et tourne de nombreux documentaires : La guerre sans nom, De l'autre côté du périph et le dernier, sorti à l'automne 2016, Voyage à travers le cinéma français, particulièrement salué par la critique. Il a déclaré à plusieurs reprises qu'il a fait tous ses films pour « apprendre », pour découvrir un monde, une époque qu'il ignorait. Passionné par l'écriture, il va redonner leur chance à de grands scénaristes et dialoguistes restés sur le bord du chemin comme Jean Aurenche et Pierre Bost. (« parce qu'ils avaient écrit en 1942 Impatience et Révolte »), faire débuter au cinéma Jean Cosmos mais aussi le policier Michel Alexandre, la comédienne Christine Pascal et Colo O'Hagan.Cinéaste engagé et profondément enraciné dans l'époque, il cristallise dans ses films son combat contre les travers de la société et son engagement contre l'injustice, la guerre, le racisme, la peine de mort. Nommé dix-neuf fois aux Césars, cinq lui sont décernés : deux Césars du meilleur réalisateur (1976 et 1997), deux du meilleur scénario original ou adaptation (1976 et 1977) et un pour la meilleur adaptation (1985). Il obtient le Prix de la mise en scène à Cannes pour Un dimanche à la campagne et le prix du meilleur film policier à Beaune pour Dans la brume électrique.En parallèle, il co-dirige depuis 1994, avec Thierry Frémaux, la collection d'ouvrages sur le cinéma coéditée par Actes Sud et l'Institut Lumière (Conversations avec Billy Wilder de Camerone Crowe, Conversation avec Claude Sautet de Michel Boujut, Hollywood, la cité des femmes d'Antoine Sire, Au travail avec Eustache de Luc Beraud, entre autres) ; il est lui-même l'auteur de plusieurs livres sur le cinéma dont le célèbre Amis Américains : Entretiens avec les grands Auteurs d'Hollywood. Chez Actes Sud, il dirige aussi la collection « L'Ouest le vrai » dans laquelle il fait redécouvrir les plus grands romans western qui ont, pour la plupart, fait l'objet d'adaptations au cinéma. Il fait traduire et découvrir, dans cette collection, de magnifiques romans inédits de WR Burnett, Ernest Haycox, Tom Lea , AB Guthrie.
Egon Schiele was born in Vienna in 1890, growing up in the same milieu that nurtured the theories of Freud. Showing a precocious talent as a child, he developed a distinctive personal style that matched his anguished obsession which sex, life and death. His nudes and self-portraits, with their unflinching honesty, are among the most intense and powerful portrayales of sexual feeling in Western art. Although he died young he produced a body of painting, watercolors and drawings that rank him among the most original artist of the early twentieth century, and an important forerunner of the expressionism movement. In this book Christopher Short presents a biographical introduction and survey of Schiele's art, followed by detailed commentaries on a selection of 48 male and female nudes, self-portraits, portraits, landscapes and allegorical works, representing a full cross-section of the artist finest work in all media.
Biographie de l'auteur Maria Short est photographe, écrivain et professeure de photographie à l'université de Brighton, au Royaume-Uni. Diplômée en photojournalisme et en animation d'images, elle a consacré un volet de sa pratique professionnelle à l'exploration du portrait photographique des animaux domestiques et à la représentation visuelle de la relation entre l'homme et l'animal. Ses recherches pédagogiques actuelles sont consacrées à la promotion d'une citoyenneté mondiale à travers l'activité créatrice.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.
1803, Caroline du Sud. Fille d'une riche famille de Charleston, Sarah Grimké aspire dès le plus jeune âge à accomplir de grandes choses. Lorsque, pour ses onze ans, sa mère lui offre la petite Handful comme esclave personnelle, Sarah se dresse contre ce système inhumain. Entre les fillettes naît alors une véritable amitié, qui grandit au fil des années. Guidée par ses idéaux mais surtout par son affection pour Handful, Sarah n'abandonnera jamais l'espoir d'affranchir son amie. Superbe ode à la liberté et au courage, L'Invention des ailes dépeint les destins entrecroisés de deux personnages inoubliables, à la force de caractère incroyable, unis par le même profond désir d'indépendance.
Après de premiers échanges d'une cordialité toute bourgeoise, deux voisines en viennent à se livrer une véritable guerre (chantage, insultes, incitation au divorce?) pour une histoire de lambris que l'une veut repeindre dans le hall de l'immeuble et l'autre pas. L'une d'elles finira par disparaître dans de mystérieuses conditions. Une nouvelle recrue d'un club de lecture est reçue par sa présidente qui lui en présente les membres, une à une. A mesure qu'elle raconte leurs goûts littéraires (gore, romance coquine) ainsi que leurs histoires intimes (insémination de l'une, morts suspectes des maris successifs de l'autre), elle distille son venin... Voici quelques exemples tirés de ces douze nouvelles empreintes d'un humour féroce. Des portraits cruels de femmes toutes plus névrosées les unes que les autres, qui sont aussi les révélateurs d'une société américaine aisée, qui tient à tout prix à se montrer sous son masque de perfection. Helen Ellis fait éclater les apparences et décrit la solitude de ces femmes au foyer, mais aussi le pouvoir qu'elles ont sur leur petit royaume ? leur appartement, leur club de lecture, leur immeuble, leur mari ?, allant parfois jusqu'à la pulsion criminelle? Une satire de notre époque qui contraint au bonheur et à sa représentation en toute circonstance.
Le passé n'est jamais mort. Il n'est même pas passé." (William Faulkner)Voici trente ans que Billie James n'a pas remis les pieds dans le Mississippi. Un sacré tempérament, quelques dollars en poche et son chien Rufus au bout de sa laisse, elle débarque à Greendale et s'installe dans une bicoque décrépite où vécut autrefois son père. Ce dernier, poète noir de renom, est mort de manière accidentelle alors que Billie n'avait que quatre ans. La petite fille était présente au moment du drame, mais n'en a conservé aucun souvenir.Alors que les voisins font preuve d'un comportement étrange, que des rumeurs circulent, laissant soupçonner une tout autre vérité quant à la mort du père de Billie, celle-ci mène son enquête, aidée par son oncle et un drôle d'olibrius universitaire. Ensemble, ils vont exhumer de lourds secrets, dévoilant peu à peu l'histoire de ses origines mais aussi, en toile de fond, celle d'un pays marqué par les blessures toujours à vif de la ségrégation.Campé dans le décor à la fois somptueux et inquiétant du Sud profond, le premier roman de Chanelle Benz fourbit les armes du polar pour nous raconter ce qu'a été - et ce qu'est encore - l'Amérique tourmentée par les spectres les plus sombres de son Histoire.Traduit de l'anglais par David FauquembergChanelle Benz, britannique et antiguaise d'origine, vit et enseigne aujourd'hui à Memphis, dans le Tennessee. Elle est diplômée de l'université de Syracuse, où elle a eu pour mentor l'écrivain George Saunders, qui a salué en elle " une nouvelle voix sidérante de la fiction américaine ", et a également étudié l'art dramatique à l'université de Boston. Après un virtuose premier recueil de nouvelles, Dans la grande violence de la joie (Seuil, 2018), elle signe avec Rien dans la nuit que des fantômes son premier roman.
Avant de s'engager dans l'armée iranienne pour combattre l'ennemi irakien, Amir Yamini était un playboy, qui passait le plus clair de son temps à séduire les femmes et exaspérer sa très pieuse famille. Cinq ans plus tard, sa mère et sa soeur le retrouvent, amputé de son bras gauche, dans un hôpital psychiatrique pour soldats traumatisés. Quasi amnésique, Amir est hanté par la vision d'une mystérieuse femme sans visage, au front orné d'un croissant de lune. De retour à Téhéran, le fils prodigue est tour à tour salué comme un martyr de la Révolution islamique et confiné dans sa chambre comme un fou dangereux. Avec la complicité de sa soeur, il s'évade en escaladant le mur de leur jardin et repart sur le champ de bataille à la recherche de celle qu'il surnomme « Front de lune », accompagné dans ce périple au fil de la mémoire par deux scribes perchés sur ses épaules - l'ange de la vertu et l'ange du péché - qui consignent depuis toujours son histoire. Avec cette épopée amoureuse, guerrière et poétique d'une inventivité exubérante, porteuse d'un regard subtil sur la société iranienne contemporaine et empreinte d'une sensualité tout droit héritée de la grande tradition des contes persans, le grand romancier iranien Shahriar Mandanipour signe une oeuvre forte, envoûtante et pleine d'humanité.