Carl Andrews, le procureur du district, ne décolérait pas : "C'est le monde à l'envers, rugissait-il, voilà trois jeunes médecins qui travaillent dans le même hôpital : l'un d'eux manque in extremis de faire fermer l'établissement, le second tue un malade pour un million de dollars et le troisième est assassiné ! Et tous les trois sont les femmes ! " Ainsi commence le roman de Sidney Sheldon, qui nous entraîne dans l'univers frénétique d'un grand hôpital de San Francisco. {Le Dr Paige Taylor} : elle jure qu'il s'agit d'un acte d'euthanasie, mais elle hérite d'un million de dollars légué par le patient en question... {Le Dr Kat Hunter} : elle a fait le serment de ne jamais se laisser approcher par un homme, jusqu'au jour funeste où... {Le Dr Honey Taft} : elle sait que sa seule intelligence ne suffira pas pour réussir, il lui faudra donc offrir autre chose. {Rien n'est éternel} nous fait partager les drames quotidiens qui se jouent dans les salles d'opérations jusqu'à l'apothéose tragique d'un procès pour meurtre.
Nombre de pages
352
Date de parution
08/03/1995
Poids
488g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782246502111
Titre
Rien n'est éternel
Auteur
Sheldon Sidney
Editeur
GRASSET
Largeur
150
Poids
488
Date de parution
19950308
Nombre de pages
352,00 €
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La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
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