Les antisémitismes français. De la Révolution à nos jours
Shapira David ; Klarsfeld Serge
BORD DE L EAU
22,40 €
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EAN :9782356871312
Cet ouvrage présente les différents courants idéologiques et manifestations de l?antisémitisme en France depuis la Révolution française jusqu?à nos jours. Cette étude chronologique analyse, période par période, la spécificité et l?expression de l?idéologie antisémite. De la tendance révolutionnaire opposée à l?octroi de la citoyenneté aux Juifs résidant en France jusqu?à l?alliance des altermondialistes avec les tenants d?un Islam radical, d?un Napoléon à un autre, du socialisme farouchement opposé au « règne des banquiers » jusqu?au réveil nationaliste du 19ème siècle, de l?affaire Dreyfus à l?antisémitisme d?Etat durant Vichy, ce livre étudie avec minutie l?ensemble des opinions et expressions d?une haine séculaire. Il démontre, entre autres, que, contrairement à l?Allemagne ou à l?ensemble des pays de l?Europe de l?Est, l?antisémitisme en France est souvent (à l?exception du Régime de Vichy) un phénomène mineur qui n?a pas de répercussion politique majeure. De même, l?antisémitisme n?empêche pas le judaïsmefrançais de jouir d?une intégration modèle, preuve en est le rayonnement de la France dont le modèle est envié par l?ensemble des communautés juives dispersées en Europe avant la Seconde guerre mondiale. Ce livre, écrit dans un style clair et précis, aborde également la question des réactions des dirigeants de la communauté juive face aux différentes vagues d?antisémitisme qui ont marqué l?histoire française.
Nombre de pages
315
Date de parution
21/09/2011
Poids
396g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782356871312
Titre
Les antisémitismes français. De la Révolution à nos jours
Auteur
Shapira David ; Klarsfeld Serge
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
396
Date de parution
20110921
Nombre de pages
315,00 €
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Shapira David ; Besançon Alain ; Sirat René-Samuel
Fils d'immigrés juifs lituaniens, le grand rabbin Jacob Kaplan, né à Paris en 1895 et mort en 1994, a occupé très jeune les postes les plus prestigieux du judaïsme français, témoignant de la réussite du modèle de l'identité juive en France. Mais au-delà de son sacerdoce, Jacob Kaplan, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, décoré des plus hautes distinctions civiles et militaires, demeure un exemple et une figure humaine unique par son désintéressement, son charisme, son expérience et sa maîtrise des situations les plus délicates : le statut des juifs du régime de Vichy, la collaboration et les déportations, l'accueil des rapatriés d'Afrique du Nord, le soutien à la cause sioniste et la question de la double allégeance... En retraçant l'itinéraire d'un des grands témoins du XXe siècle, David Shapira, titulaire d'un doctorat à l'université hébraïque de Jérusalem, journaliste et chercheur à l'université de Tel-Aviv, raconte comment ce reconstructeur d'une communauté décimée par la Shoah, traumatisée par la trahison de Pétain, est parvenu à mettre en place les structures d'un judaïsme moderne. Evoquant également l'engagement précoce du grand Rabbin de France aux côtés de l'Etat d'Israël, il aborde ses positions critiques envers la politique extérieure française, qui suscitèrent la réaction de nombreux politiciens et intellectuels de l'époque.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...