« L'effondrement du monde le 7 octobre et depuis lors nous a laissés paradoxalement écartelés entre un silence assourdissant et un trop-plein de mots vides de sens. Plutôt que de donner encore la parole à des experts, réels ou autoproclamés, nous avons conçu cet ouvrage comme un lieu d'expression offert aux artistes, à ceux qui, selon la tradition juive, s'expriment « à l'ombre de Dieu » - comme l'exprime le nom de l'artiste biblique emblématique, Betsalel. Plutôt que l'indignité des images ultraviolentes qui nous submergent depuis un an, nous avons demandé aux artistes israéliens et juifs ce qu'ils peuvent nous dire des amères ténèbres dont nous ne parvenons pas à sortir, comment ils peuvent, eux, dire ce que nous ne sommes plus capables d'articuler. » Delphine HorvilleurAvec la participation de : Antoine Strobel-Dahan, Delphine Horvilleur, Michael Liani, Joann Sfar, Aharon Shabtai, Sharon Rashbam Prop, Andi Arnovitz, Reut Asimini, Richard Kenigsman, Pilpeled, Zoya Cherkassky, Roni Eldad, Yury Kharchenko, Tsibi Geva, Myriam Tangi, Tal Nitzán, Zamir Shatz, Shai Azoulay, Sigalit Landau, Agi Mishol, Arthur Essebag, Gabriel Klasmer, Safira Klein, Nir Hod, Gideon Rubin, Or Yogev, Roni Someck, Yudith Levin, Izabella Volovnik, Shani Kiniso, Ben Peled, Nirit Takele, Sender Vizel, Haran Kislev, Eran Yona, David Polonsky, Roni Levavi, Raphael Zagury-Orly, Yana Rotner, Jonathan Chazor.Un ouvrage trilingue (français, anglais et hébreu) richement illustré, au bénéfice des familles des otages et des disparus. Notes Biographiques : Delphine Horvilleur est une rabbin française de Judaïsme en Mouvement, directrice de la revue Tenou'a. Elle a notamment publié Le rabbin et le psychanalyste (2020), Réflexions sur la question antisémite (2019) et En tenue d'Eve (2013). Raphael Zagury-Orly est philosophe, professeur invité à l'Institut catholique de Paris, associé au CRAL. Andi Arnovitz est une artiste plasticienne israélienne d'origine américaine.
Nombre de pages
66
Date de parution
07/10/2024
Poids
520g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9791037041357
Titre
OCT.7 - A L'OMBRE DE L'ART IN THE SHADOW OF ART
Auteur
SFAR/LANDAU/ARNOVITZ
Editeur
HERMANN
Largeur
190
Poids
520
Date de parution
20241007
Nombre de pages
66,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qui eu cru que bande dessinée et philosophie pouvaient se marier et former un couple harmonieux ? Sûrement pas votre vieux professeur de philosophie... Et bien oui, c'est possible, grâce aux éditions Bréal. Celles-ci lancent une nouvelle collection qui a l'ambition, par la fusion de ces deux univers, de faire découvrir certains des grands textes philosophiques classiques. Et quelle bonne idée d'avoir choisi Joann Sfar pour illustrer ce premier volume, lorsque l'on sait que ce monsieur est diplômé d'une maîtrise de philosophie. Celui-ci va nous proposer une nouvelle approche philosophique des textes du Banquet de Platon en les illustrant et en les annotant de façon humoristique et vivante. Ce bel ouvrage de philosophie au format carré contient, en plus du texte original de Platon, 130 illustrations noir et blanc de Sfar. Nous vous rappelons que le Comptoir diffuse ce livre auprès des librairies spécialisées bande dessinée, en ce qui concerne les autres libraires, contactez les éditions Bréal qui assure leur propre diffusion.
Le chat du Rabbin", c'est Alger et le quartier Juif au début du siècle. Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c'est "le chat du Rabbin". Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n'a pas plutôt un chien : "... Ca fait tellement longtemps que les Juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats". Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu'avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tantôt sournois filou, tient tête à tout le monde et ergote à n'en plus finir. Il ne se calme que dans la douceur des bras de sa maîtresse. Mais il lui est interdit de lui parler, alors il nous confie : "c'est la condition, si je veux rester avec elle. Ca vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux". Ceci ne l'empêchera pas de se mettre sur la piste des étudiants qui fréquentent l'école du Rabbin, car l'un d'entre eux a le désir d'épouser la jolie Zlabya...
Ce chat qui parle, pense et critique des idées religieuses fait couler beaucoup d'encre. Le premier tome, Le Chat du rabbin était une excellente surprise, ce second ne devrait pas vous décevoir. C'est un véritable conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie.
Le chat n'a pas pu empêcher la catastrophe : Zlabya, sa maîtresse adorée, a épousé le jeune homme. Et le jeune homme a emmené Zlabya chez lui et il lui a offert une salle de bains. " Zlabya ! Chez nous, il y avait un piano ! " Voilà le chat épouvantablement triste, d'autant plus qu'il ne peut plus parler et que tout le monde s'en fout. Et puis, la famille du jeune homme vivant à Paris et n'étant pas venue au mariage, Zlabya et son mari partent en voyage de noces à Paris. Avec le rabbin, sa malle pleine de livres et son chat. Lequel chat, dans sa grande sagesse, sent bien que ça n'emballe pas les jeunes mariés, tout ce tintouin. Bref, après un voyage emmitouflé comme s'il allait affronter les rigueurs du pôle Nord, le rabbin débarque à Paris et découvre la ville, la pluie, la Seine - " Les pauvres, même pas ils ont la mer " - et la transgression, en se tapant une orgie pas cachère du tout un soir de Shabbat. Pendant ce temps, le chat trouve enfin quelqu'un à qui parler : un chien à peu près aussi joli que lui. Revoilà la smala merveilleuse, avec son rabbin infiniment émouvant et casse-bonbons, et son chat unique dans les annales de la bande dessinée. Profondeur et légèreté, ironie et tendresse, sensualité du dessin - Sfar sous la pluie, avec ses personnages en détresse, reste à la hauteur de sa réputation de fabuleux conteur.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.