Biographie de l'auteur Christophe Blain est un dessinateur et scénariste de bande dessinée. Prolifique, il a à son actif de nombreuses publications, telles que Gus, Socrate le demi-chien ou le très célèbre Quai d'Orsay. Il a également reçu de nombreux prix, comme celui du meilleur album du festival d'Angoulême de 2002 pour le premier tome de Isaac le pirate, paru dans la collection Poisson Pilote. Christophe Blain naît en 1970 et se met à dessiner très vite. Mais pas de BD : pour les cases et les bulles, il a la flemme. Et il ne compte pas en faire un métier : "j'ai toujours dessiné, mais ça me semblait inaccessible. Les choses que j'aimais, j'imaginais à peine qu'elles étaient faites par des humains." Donc il essaie d'autres voies. Par exemple, trois semaines en fac de droit. Ça lui apprend au moins une chose : c'est "trop chiant" et le dessin est décidément la belle solution. Mais toujours pas la BD. À 17 ans, après avoir passé son enfance à potasser Lucky Luke et Tintin, il se détourne de la BD pour s'intéresser à la peinture. En 1989, il entre dans une école genre "arts appliqués". À l'époque, c'est très chic d'être directeur artistique dans la pub. Lui, il veut être dessinateur dans la presse et l'édition. Son prof lui demande : "Et tu veux faire barman le jour ou la nuit ?" Bref, il se fait virer. Puis, il passe un an aux Beaux-Arts de Cherbourg, immergé dans l'art contemporain "méchant", les sculptures conceptuelles et les mémoires sur Warhol ou Boltanski. Lui, ce qu'il aime, c'est Picasso, Lautrec, Bonnard, Serov, Repine, Gustave Doré et Daumier. En 1991, il part à l'armée avec l'idée d'en tirer un carnet de voyage sur la vie des troufions. Il se retrouve matelot. Comme Guibert dans Le Réducteur de vitesse, il est tout le temps malade, et comme Isaac sur son bateau pirate, il dessine tout ce qu'il voit. Il en ressort avec Carnet d'un matelot. (Le musée de la Marine est son musée préféré.) En 1997, il part sur une base scientifique au pôle Sud, en Terre Adélie. Il y vit un rêve de gosse : des camions, un hélicoptère et des manchots partout, comme des poules dans une basse-cour. Il en revient avec Carnet polaire. Entre-temps, sa rencontre avec Joann Sfar, Lewis Trondheim, David B. et Émile Bravo à l'Atelier des Vosges, lui a (enfin) donné envie de faire de la BD. Ils ont la même manière d'envisager le récit : l'intimisme et les complexités humaines glissés dans un cadre épique : ça devient presque une école. En 1999, après avoir dessiné sur les scénarios de David B., Sfar et Trondheim, il se met à écrire des histoires — l'une de ses préoccupations majeures étant: "Qu'est-ce que c'est, un mec bien?". Et il a le sens de l'émotion: à la fin du tome 2 d'Isaac le pirate, il tue Henri son personnage préféré. "Il fallait parce que si on tue quelqu'un dont on se fout, tout le monde s'en fout". Pour la suite de l'histoire, il hésite. "Quand j'ai commencé, je savais qu'Isaac allait revenir. Maintenant, je ne sais plus. Je veux qu'il continue le voyage, c'est tout." Et tout ça lui réussit : il récolte le Prix du meilleur album d'Angoulême en 2002 pour le premier tome d'Isaac le pirate. Ainsi, Blain continue de voyager pour recevoir les nombreux Prix qu'on lui décerne partout dans le monde, à Montreuil, Brive, Genève, Angoulême, Saint-Étienne, Vincennes, etc. Il poursuit Isaac le pirate aux éditions Dargaud (5 tomes à ce jour), et se destine à d'autres carnets de voyage. Dans la même collection, (« Poisson pilote »), paraissent les 3 premiers tomes de la série Socrate le Demi-chien et également les 3 premiers tomes de son autre série, Gus. En 2008, Blain s'essaie à la réalisation avec le clip vidéo du single Comme un manouche sans guitare de l'album éponyme de Thomas Dutronc. Il est également l'auteur de l'affiche du film Tournée de Mathieu Amalric en 2010. Il crée l'émoi dans toute la France avec son album Quai d'Orsay, en 2010. Aidé d'Abel Lanzac pour le scénario, ce dernier lui confie ses expériences au Ministère français des Affaires étrangères lors de l'ère Villepin, que Blain va retranscrire avec humour dans cette oeuvre originale. En 2011, il réalise les illustrations de l'album "Je suis au paradis" de Thomas Fersen et nous offre la suite de Quai d'Orsay. En 2013, Quai d'Orsay reçoit le prix du meilleur album lors du festival d'Angoulême, et un film adapté de la bande dessinée est prévu pour 2013.Joann Sfar naît le 28 août 1971 à Nice, dans une famille moitié séfarade moitié ashkénaze, où on lui raconte toutes sortes de mythes et d'histoires. Dès qu'il sait par quel bout tenir un crayon, il se met à dessiner. Vers quinze ans, il commence à expédier aux éditeurs un projet de BD par mois, qu'on lui refuse au même rythme. C'est aussi vers cet âge qu'il rencontre ses "mentors", Fred, Baudoin et Pierre Dubois (le modèle du Minuscule Mousquetaire). "Ils m'ont mis dans la tête des trucs sains. Tout ce que je fais, c'est pour leur plaire." Au début des années 80, armé d'une maîtrise de philo mention TB obtenue pour faire plaisir à son père, il entre aux Beaux-Arts à Paris, où il suit les cours du département de morphologie et dessine des natures mortes vraiment très mortes, comme les enfants à deux têtes et autres monstres de la collection de Geoffroy Saint-Hilaire, au Museum d'histoire naturelle. Il assiste même à des autopsies avec un copain légiste et dessine toutes sortes de boyaux. Ce qu'il tire finalement de cette expérience, c'est le plaisir de dessiner un être vivant, habillé, qui marche dans la rue. À 23 ans, surprise. Le même mois, Dargaud, Delcourt et l'Association répondent favorablement à ses envois. Depuis, il n'arrête plus. "La BD est quelque chose de compulsif, on doit en faire beaucoup. Et comme disait Charlier, c'est plus facile de mener dix histoires de front qu'une seule." D'où un foisonnement d'univers dont la cohérence est assurée par un cocktail très personnel de sentiment, d'humour et d'intelligence — sans oublier un charme graphique à tomber par terre.
Le cycle " Donjon Zénith " se poursuit sous le trait du talentueux Boulet. A l'honneur dans ce nouvel album, le couple Isis - Herbert a fort à faire... Pas le temps de faire son deuil, Herbert assume avec sérieux ses nouvelles fonctions de suzerain. Si le jeune canard est fidèle à son optimisme habituel, son épouse Isis, plus lucide et pragmatique, sait bien que cette apparence de succès cache de nouvelles difficultés. Quand on est au pouvoir, les menaces sont nombreuses, qu'elles viennent d'ennemis, ou même des proches...
Un journal "intime" dessiné où l'auteur nous livre son regard sur le monde. De la Grèce à Saint-Malo en passant par Nice et Tokyo, Joann Sfar nous envoie comme des cartes postales dans lesquelles se mêlent observations du quotidien et réflexions sur le monde. Hanté par les conséquences du 7 octobre, il y dénonce l'antisémitisme persistant au sein de notre société et porte un regard critique sur le paysage politique français. Mais il nous confie aussi son amour de la bande dessinée et partage l'excitation de ses projets de films, à commencer par l'adaptation du Voyage au bout de la nuit de Céline. Au fil de pages où l'humour le dispute à l'angoisse, il apparaît que ses racines niçoises et sa famille forment un rempart infaillible à la solitude.
Dans ce treizième opus, Sfar et le Chat se concentrent sur leurs fondamentaux : ils moquent (et expliquent) les turpitudes humaines, ils cherchent dans les textes bibliques les sources de notre mode de pensée contemporain... Leur sujet aujourd'hui : comprendre pourquoi le savoir et la connaissance sont regardés avec tant de méfiance par les religieux et sectaires de tous poils. Leur enquête va les mener aussi bien à l'école talmudique, qu'au hammam, dans l'étude des textes comme au café, dans ses rêves comme dans les bras d'Eve. Dans la lutte millénaire qui oppose religion et savoir, le Chat du rabbin (et Joann Sfar avec lui) a fait son choix : il est un fervent partisan de la connaissance et se méfie profondément de l'obéissance.
Résumé : Libéré de prison par L'Atlas, Rubéus Kahn est définitivement obligé de lui obéir, d'autant que cette dernière détient toujours son fils. En parallèle, son oncle, soucieux de redorer le nom Vaucanson et sa société de robots chasseurs de démons, fait appel à ses services pour devenir instructeur de la dernière génération de pilotes... une mission plus compliquée qu'il n'y paraît.
Aldo, Nane et leurs parents déménagent sur la planète Terminax Conquis où ils sont attendus par les Terminaxiens avec impatience ! A leur arrivée, l'accueil est d'ailleurs plus que chaleureux. Mais c'est sans compter sur Pipon, le chat des voisins qui s'est ajouté au voyage interstellaire... La créature, inconnue des extra-terrestres, suscite la panique sur cette planète farfelue.
Après le naufrage de son navire, Emilien échoue sur une île luxuriante, en compagnie d'une vieille esclave, Prudence. Quelle chance pour le négrier. Sauf que cet éden tropical foisonne d'une végétation étrange... et qu'il est peuplé d'une tribu de géantes ! Entre "Voyages de Gulliver" modernisés et histoire survivaliste merveilleuse, ces "Récits du naufrage de la Belle Héloïse" par Tehem sont une fable parfois cruelle, souvent drôle et toujours juste sur la rencontre et la vie avec l'autre.
Jongh Aimée de ; Golding William ; Bouazzouni Nora
Résumé : Une bande de garçons issus de la haute société anglaise échouent sur une île déserte à la suite du crash de leur avion. Le pilote et les adultes qui les accompagnaient sont morts. Livrés à eux-même sur une île paradisiaque, les voilà bien décidés à jouir de cette toute nouvelle liberté. Une nouvelle vie sans adulte et sans règles : des vacances. Ils se nourrissent de fruits, jouent et se baignent. Pour survivre, ils seront pourtant bien obligés de s'organiser et de reproduire les schémas sociaux inculqués. Le téméraire et gentil Ralph devient alors le chef de cette petite tribu. Mais c'est compter sans Jack qui décide de former une autre tribu, plus sauvage et violente. Chaque garçon doit choisir son camp et la guerre fait rage entre eux. Adapté pour la première fois en bande dessinée, le chef-d'oeuvre de William Golding est ici majestueusement mis en scène par le dessin d'Aimée de Jongh. A l'occasion des 70 ans de l'oeuvre originale, l'album connaîtra une sortie internationale et paraîtra dans une quinzaine de pays.
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des terriers. Monsieur Blaireau et Madame Renarde, privés de leurs conjoints, avaient uni leurs amours et leur turbulente progéniture au sein d'une joyeuse famille bricolée. Parée pour le bonheur. Las, c'était compter sans les aléas de la vie forestière et filiale. Le gros chagrin de Roussette, la petite Renarde, blessée l'entendre sa "vraie" maman câliner ses blaireaux de "frères et soeur" . Les taquins matous du village qui s'emparent de leur cabane secrète et perchée. Et, surtout, le retour inopiné de papa Renard... Sacré remue-ménage en effet. Quel délice de se plonger dans ce doux terrier-là. Ca fleure bon la vie, l'amour, la délicatesse, les jeux, les colères d'enfants et les petites angoisses légitimes. Sans mièvrerie aucune. En deux Tomes, Brigitte Luciani et Eve Tharlet ont réussi à imposer une couleur, une musique singulière : à mi-chemin entre le livre de jeunesse et la bande dessinée - un court récit de 32 pages, à l'aquarelle. En privilégiant le point de vue des enfants, elles évoquent avec finesse et pudeur une situation familiale en apparence pas idéale : la famille recomposée. Mais qui, c'est ce qu'elles nous disent si joliment, est un vivier de surprises quotidiennes et de richesses renouvelées. A mettre entre toutes les petites mains, à partir de 5 ans. Chaque tome de la série sera dorénavant proposé à partir de 2026 en version souple à plus petit format (195 x 260) avec un bonus de huit pages supplémentaires (jeux, cahier didactique...). Le tout à petit prix !
Je ne suis pas fou... Quelque chose habite ici, avec moi. Elle peut toucher les gens... "Il" se nourrit d'eau et de lait... Mais je ne peux la voir... Je suis possédé! Quelqu'un possède mon âme!
Biographie de l'auteur Né le 22 septembre 1956 à Liège, Jean-Claude Servais suit de 1974 à 1976 des études à l'Institut Saint-Luc de Liège en section Arts Graphiques. En 1975, il voit ses premières planches publiées, sous le pseudonyme de Jicé, dans la rubrique "Carte Blanche" du journal de SPIROU avant qu'il livre trois épisodes des voyages temporels de "Ronny Jackson", scénarisés par Terence et Jean-Marie Brouyère, et deux histoires de "L'Oncle Paul" (signées cette fois Gil Verse et scénarisées par Octave Joly). En 1977, il se tourne vers l'hebdomadaire TINTIN où il signe une série d'histoires authentiques sur des scénarios de Bom et d'Yves Duval. Epurant son graphisme, il s'attaque en 1980, à un cycle d'histoires courtes sur le thème de la magie et de la sorcellerie : elles seront reprises dans l'album "La Tchalette" en 1982. Toujours dans TINTIN, il dessine "Isabelle", en 1983. Le mensuel à SUIVRE lui tend les bras. Avec l'aide du scénariste Gérard Dewamme, il y propose les récits fortement régionalistes de "Tendre Violette", puis "Les Saisons de la vie" au Lombard et "Les Voyages clos" chez Glénat. En 1989, avec le barde wallon et chanteur Julos Beaucarne, il entreprend une tentative onirique intitulée "L'Appel de Madame La Baronne". Servais décide ensuite de voler seul, de ses propres ailes, et rode son talent d'auteur complet dans quelques albums sans prolongations : "Iriacynthe" chez Jonas, "L'Almanach" et "La Petite Reine" pour Casterman, "Pour l'amour de Guenièvre" dans JE BOUQUINE, puis chez Helyode.. En 1992, il s'attaque aux deux volets de "Lova", l'histoire d'une fillette élevée par les loups, pour la prestigieuse collection "Aire Libre". Il y reviendra en 1998 avec "Fanchon". En parallèle, il anime une passionnante série de récits presque complètement authentiques, inspirés de faits-divers historiques, pour sa série "La Mémoire des arbres" dans la collection "Repérages Dupuis". Ils évoquent des drames humains situés dans la Gaume et les Ardennes belges, une région sauvage et somptueuse qu'il affectionne plus que tout et qui lui vaut son surnom "d'homme des bois" ! Dessinateur réaliste et sensible, dans la tradition des grands graveurs du XIXème siècle, amoureux de la nature, Servais est un merveilleux conteur.
Résumé : Un nouvel album des hommes des casernes, ça s'arrose ! Nos pompiers auront dû attendre le tome 22 pour bénéficier de la présence de Pompelard, un robot autonome capable de prouesses en intervention mais aussi sujet à divers blocages. C'est bien le problème avec les nouvelles technologies, un coup ça marche, un coup ça ne marche plus. C'est d'ailleurs là un des points communs avec nos héros qui, un coup vont bien, un coup ne vont pas bien. Modernité contre vieille garde, technologie face à l'expérience, Pompelard va devoir se faire accepter par ses camarades de chair et de sang !
Résumé : Juliana Brovic. Médecin. Quelque part en Europe. Elle mène une vie paisible avec ses deux enfants et son mari. Jusqu'à ce que l'impensable se produise : la guerre est là. Juliana va alors tout mettre en oeuvre pour préserver le fragile équilibre entre habitants et troupes légitimistes dans sa petite ville. Mais, la situation va peu à peu dégénérer... Le scénariste Sylvain Runberg, passionné d'histoire et de bande dessinée, s'attaque aujourd'hui à un sujet aussi choc qu'actuel : la guerre civile. Grâce au talent du dessinateur Joan Urgell, le thème de la guerre est revisité avec beaucoup d'humanité sous le prisme des valeurs et des relations humaines au sein d'un village frappé par la catastrophe.