Sexion d'Assaut, le phénomène rap français, racontée par ses membres. L'histoire débute en 2002 dans le 9e arrondissement de Paris, la "Neuvième Zone", comme ils l'appellent, où une trentaine d'adolescents, tous amis d'enfance et passionnés de hip-hop, inventent sans le savoir l'une des plus belles success story du rap français. Quelques années plus tard, ils ne sont plus que huit, connus sous le nom de Sexion d'Assaut: huit parigots parmi les plus motivés de leur génération, qui trempent leur plume dans le bitume des rues parisiennes pour en tirer des hits devenus populaires aux quatre coins du pays et au-delà ("Casquette à l'envers", "Ma direction", "Avant qu'elle parte"?). Sexion d'Assaut, le livre est cette histoire, racontée par ses acteurs: Adama, Maska, L.I.O., Maître Gims, Lefa, JR O?Crom, Doomams et Black M, qui reviennent sur leur parcours, individuellement et en groupe, des ruelles de la "Neuvième Zone" à celles, jonchées d'or, de leur réussite inédite. Des premiers concours de rap aux mixtapes et tee-shirts vendus à la sauvette pour se payer quelques heures de studio, de la reconnaissance de l'underground jusqu'à la scène de Bercy, en passant par la rencontre déterminante avec leur manager, Dawala, Sexion d'Assaut, le livre est une histoire de musique mais aussi de partage; une histoire d'amitié, de discussions passionnées, de coups durs, de polémiques, sur lesquelles ils s'expliquent, mais aussi de coups de maître. L'histoire d'une poignée de mômes partis de pas grand-chose pour devenir les maîtres du son. De l'Afrique de leurs parents à la France de leur enfance, ce livre est aussi la chronique d'un Paris populaire où Sexion d'Assaut a grandi. Une ville pleine d'espoir où leurs familles, nombreuses, habitaient les chambres de bonnes et les loges de gardiens d'immeubles dont les habitants connaissent désormais leurs paroles par coeur.
La filière laitière est à un moment clef de son histoire. Après 50 ans d'encadrement par la PAC, les quotas laitiers ont disparu. Le pouvoir politique se désengage au profit d'un encadrement économique par le marché et " l'autorégulation ". Au détriment des éleveurs et des consommateurs. Les publicités préconisant la consommation de " trois produits laitiers par jour " nous le rappellent sans cesse : " Le lait, c'est la vie ". En réalité, le lait, c'est avant tout un vaste marché et des firmes qui en profitent. Avec la fin des quotas laitiers d'avril 2015, les industriels et leurs lobbyistes ont promis un avenir radieux aux éleveurs, qu'ils ont appelés à se regrouper en grandes fermes, pour investir et produire plus. La grande distribution et les multinationales du lait ont ainsi imposé leur modèle, l'exploitation intensive, sans se soucier des nuisances environnementales ni de voir disparaître 5 000 fermes françaises chaque année. Les géants français du lait (Lactalis, Bongrain, Danone, Bel ou Senoble), imités par les mastodontes de la coopération (Sodiaal, Agrial, Lai¨ta), collectionnent les marques et impriment leurs méthodes sur la profession. L'une d'elles s'appelle " l'entente ". C'est le jeu secret des cartels constitués par les industriels pour se partager les marchés, décider des hausses de prix aux distributeurs, ou maintenir au plus bas le prix d'achat aux éleveurs, de plus en plus exsangues. Leur objectif : faire fi des petits producteurs et des consommateurs, comme des pouvoirs publics. En 2015, le prix du lait s'est finalement effondré sous l'effet de la surproduction et de " la volatilité " des cours mondiaux, entraînant grèves et blocages des travailleurs de l'agriculture. Les lobbyistes du lait, politiques, syndicalistes et industriels, rasent les murs. Le temps qu'une nouvelle vague d'éleveurs endettés mette la clef sous la porte, et que le lait reparte à la hausse. Le moment est peut-être venu de laisser les éleveurs et la société civile réinventer un modèle de développement plus équitable.
Heaven Alighieri est trop belle pour être pauvre. Un principe comme un autre auquel croit dur comme fer cette jeune michetonneuse. Pour subvenir à ses besoins, elle écume les soirées branchées de la capitale avec ses inséparables copines : Anissa la pulpeuse, Stéphanie la blonde fashion addict, et Maya l'intello qui carbure à la poudre. Armées de leur plastique de rêve et d'un culot à toute épreuve, prêtes à toutes les folies pour un sac Chanel, une paire de Louboutin ou une robe Azzeddine Alaîa, nos quatre bombes sexuelles rivalisent d'ingéniosité pour épingler le gros poisson : champions de foot, artistes, hommes d'affaires ... tout mâle est bon à prendre pourvu qu'il ait une carte Infinite Black, meilleur aphrodisiaque pour ces courtisanes des temps modernes. Insouciante mais bien déterminée à se faire une place au soleil, Heaven ne lésine pas sur les stratagèmes pour accrocher ses conquêtes. Mi-Nana, mi-Zahia, son existence est rythmée par des déjeuners avec des hommes mariés, des séances de sport pour garder la ligne et des virées shopping rue Saint-Honoré. Mais le jour où Heavy décide de séduire N. , le rappeur à la mode, sa vie de champagne et de stilletos sur fond de rap-dancehall prend un nouveau tour...
On ne le dira jamais assez souvent ni assez fortement : les immigrants revitalisent et renouvellent l'Amérique." Lorsqu'il prononçait ces paroles, fin 2015, Obama était confronté à une arrivée massive de réfugiés d'Amérique centrale tentant d'entrer dans son pays par tous les moyens ? et aux propos xénophobes qu'ils suscitaient chez le candidat Trump et d'autres. Comme l'était en Europe François Hollande, face à l'afflux en Méditerranée des réfugiés moyen-orientaux et africains. Les Américains ont leur Trump et leur Ann Coulter, équivalents locaux des Marine le Pen et Eric Zemmour français. Mais en face, ils ont Obama, dont le discours sur l'immigration est aux antipodes de celui de Hollande et Valls. Surtout, la société civile est majoritairement convaincue que l'immigration représente la meilleure chance pour l'avenir de l'Amérique. Alors qu'en France des politiques migratoires restrictives sont prônées tant à droite qu'à gauche, aux Etats-Unis les hommes politiques comme la société civile sont radicalement divisés. D'un côté, le parti républicain et une frange activiste xénophobe mènent la bataille pour mettre fin à l'ouverture migratoire. De l'autre, une majorité des démocrates et surtout de la société civile américaine encouragent l'accueil favorable d'immigrés en qui ils voient, grâce à leur "diversité", une "chance" pour leur pays et son avenir.
Cette contestation française tient en une ligne : que la loi soit appliquée à tous, sans aucune restriction ni distinction. Ce n'est pas le cas en France. Chacun de nous est conscient que la République va mal, que l'intérêt général ne cesse d'être bafoué, que la justice est dévoyée en un instrument au service des puissants, et que nos politiques, à quelques rares exceptions près, ne s'engagent pas contre notre ennemi, la finance, mais se complaisent dans cette démocratie de basse intensité. Le peuple doit redevenir souverain. Par-delà les divergences et les différences, nous, citoyens, devons mettre ensemble un terme aux dysfonctionnements de notre société, sur la base d'un dénominateur commun que sont nos contestations compatibles, et qui convergent vers une même volonté d'obtenir davantage d'honnêteté et de justice dans la vie publique. Ce livre appelle ainsi tous ceux auprès desquels ce propos trouve un écho à se rassembler pour préparer le combat qui vient.
Des premiers work songs au métissage multiethniques, des gospels aux expériences électroniques, du blues aux rapprochements avec le hip-hop, le Jazz dans tous ses états aborde, en suivant la chronologie, les grandes phases de l'histoire du jazz : spirituals, gospel, ragtime, jazz hot, swing, bop, cool, hard bop, free, fusion, etc. Il révèle combien l'évolution du jazz a été conditionnée par la place faite aux Noirs dans la société américaine, infléchie par le poids de l'histoire, par le voisinage d'autres musiques, par l'apparition de nouvelles techniques d'enregistrements et de nouveaux instruments... Il présente les grandes figures qui ont contribué à son histoire : d'Armstrong à Coleman, Wynton Marsalis et Louis Sclavis, en passant par Duke Ellington, Thelonious Monk, John Coltrane ou Miles Davis. Il explique, dans un langage simple, parfois à l'aide de schémas, le vocabulaire du jazz et son évolution et invite à l'écouter en proposant une importante discographie.
Boris Vian a 100 ans. Déjà? Personne n'y croit, tant ce grand gars est toujours vivant parmi nous. Alors, il fallait bien risquer un monument pour lui rendre hommage. Pas une statue inaugurée en grande pompe, non ! Il se serait roulé par terre de rire. Mais, pour célébrer son centenaire, un bel ouvrage rassemblant pêle-mêle tout ce que nous savons et apprécions de lui : 100 dates de sa vie, 100 noms qui ont jalonné son existence, 100 aphorismes dont il avait le secret, 100 titres choisis parmi la masse de ses écrits, 100 disques, 100 objets pour appréhender son univers et recréer l'ambiance de Saint-Germain-des-Prés qu'il aimait tant... et des centaines de photos, dont de nombreuses sont inédites, émouvantes, parlantes, criantes de vie.
No, no, no ! " Lancé de sa voix grave et décidée, son cri de révolte a conquis la planète. A vingt ans, la gamine turbulente de Camden, qui chantait du jazz et écrivait de la poésie, est devenue une star. "Rehab", "Love Is a Losing Game", "Back to Black", "You Know I'm No Good"... autant de titres où affleurait déjà sa fêlure. I need more time, avait écrit Amy Winehouse (1983-2011) dans l'un des carnets où elle notait des textes de chansons depuis son enfance. Besoin de temps. Mais elle n'aura pas eu cette chance. La tourmente médiatique s'est saisie d'elle, la presse à scandale s'est délectée de son innocence, de son franc-parler, puis de ses frasques, de ses déboires sentimentaux et enfin de ses addictions... Ses proches n'ont pas voulu comprendre l'ampleur du désarroi que lui causait cette vie trop grande pour elle, trop exposée et l'ont abandonnée à sa descente aux enfers. Personne n'aura su la protéger d'elle-même. Fruit d'une longue enquête et de témoignages inédits, ce livre retrace la vie d'une chanteuse à l'incroyable talent, disparue à l'âge de 27 ans.
Artiste surdoué, imprévisible et insaisissable, Prince fascine autant qu'il déroute depuis l'explosion du phénomène Purple Rain en 1984. Ce dictionnaire décrypte la carrière et la discographie du musiciensongwriter-producteur à l'aide de plus de 200 entrées, d'" Alphabet Street " à Wendy & Lisa, en passant par " Kiss ", Madhouse et Sign'O'the Times. Albums, chansons, concerts, films, textes, collaborations, styles musicaux, éléments biographiques et projets variés sont évoqués à l'aide d'approches critiques, de souvenirs personnels et d'entretiens. De For You à 20ten, cet ouvrage fait également figure de guide de référence discographique en analysant la totalité des albums officiels de Prince, sans oublier les singles, faces B et productions parallèles d'un multi-instrumentiste virtuose. Prince, le dictionnaire évoque les facettes multiples d'un artiste unique dans l'histoire de la pop music.