Londres, 1657 : un attentat contre le dictateur Oliver Cromwell vient d'échouer. Le colonel Sexby, l'un de ses organisateurs, fait paraître peu après un pamphlet où il en appelle ouvertement à l'assassinat du tyran. Pour susciter parmi ses lecteurs des vocations d'assassin, il commence par poser trois questions : Cromwell est-il ou n'est-il pas un tyran ? S'il l'est, est-il légitime de faire justice sommaire de sa tyrannie, c'est-à-dire de le tuer en usant de tout moyen possible ? Enfin, si cet acte est légitime, s'avérera-t-il profitable ou nuisible à la République ? L'auteur y répond en déployant une argumentation irréfutable, fondée tant sur la philosophie antique que sur la Bible - et rédigée avec une maîtrise du style baroque de l'époque qui embellit sa haine. Chose assez rare, c'est l'appel à l'assassinat qui pourrait être, dans ces pages homicides, considéré comme un des beaux-arts...
Nombre de pages
96
Date de parution
03/03/2023
Poids
96g
Largeur
105mm
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EAN
9782376231066
Titre
Tuer n'est pas assassiner
Auteur
Sexby Edward ; Mortimer Philippe
Editeur
INSOMNIAQUE
Largeur
105
Poids
96
Date de parution
20230303
Nombre de pages
96,00 €
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En 1653, après avoir écrasé rivaux et insurrections, Oliver Cromwell dissout le Parlement et prend le titre de Lord Protecteur de la République. Dans cette Angleterre révolutionnaire, un homme appelle ouvertement au meurtre du tyran. C'est en 1657, suite à une tentative d'assassinat ratée contre Cromwell, qu'Edward Sexby publie sous pseudonyme Tuer n'est pas assassiner. En trois points, il développe une argumentation impitoyable : Cromwell est-il un tyran ? Est-il légitime de tuer un tyran ? Enfin, ce meurtre serait-il utile à la République ? Au fil de l'histoire et des luttes politiques, Tuer n'est pas assassiner fut réédité à de nombreuses reprises. Il est ainsi devenu l'une des plus fameuses critiques de la domination, dans la lignée de Machiavel et La Boétie.
Une fois n'est pas coutume, La Petite Brute accueille une artiste, quoique très hors des normes... Andrée Acézat étudia aux Beaux-Arts de Bordeaux et se consacra ensuite à une peinture de genre plutôt rebattue - nus, paysages, natures mortes d'honnête facture mais sans génie. Cela dura jusqu'à ses 70 ans, lorsque - par un mystère encore non éclairci - elle rompit les ponts avec tout ce qu'elle avait pratiqué jusque-là. Elle se mit à dessiner comme une enfant un cortège de petits bonshommes croqués d'après ses rencontres, grosses têtes enflées vissées à des troncs d'un seul bloc, d'où des membres grêles peinent à s'extirper. Andrée Acézat ne voulait pas vendre. Ce dont elle se séparait, elle l'offrait. Dans la région de Bordeaux, on rencontre au hasard des brocantes quelques-unes de ces oeuvres expressives, d'une sincérité entière et malicieuse. C'est ce qui a incité Bruno Montpied, armé de son poignard subtil, à se lancer à la recherche de cette singulière anonyme...
Jacques Pimpaneau a consacré la majeure partie de sa vie à la Chine et s'est évertué à faire apprécier en France les subtilités sociales et culturelles du monde chinois. Ni autobiographie ni savant ouvrage, ce récit relate à petites touches un parcours singulier, commencé par l'étude du chinois à Paris et un séjour à Pékin à la fin des années 1950, lors du "Grand Bond en avant" et de la famine qu'engendra cette politique économique désastreuse. Ce cheminement a abouti à ce qui, somme toute, reste important aux yeux de l'auteur, ce qu'il a retenu de la culture chinoise après avoir tout oublié. "Sinologue m'a toujours paru une insulte, car se prétendre spécialiste de la Chine est ridicule ", proteste-t-il. Outre les anecdotes et réflexions dont regorge ce livre, l'auteur y évoque les écrivains et les artistes qu'il a connus - notamment ceux qui ont marqué son regard sur la Chine et à qui il doit de n'avoir été ni maolâtre ni "expert" ès-chinoiseries, mais simplement, comme s'en souviennent ses anciens étudiants, un professeur pas comme les autres, pour lequel "les différences entre les cultures sont bien moindres que celles qui existent partout entre classes sociales".
Bertrand André ; Schneider André ; Dumontier Pasca
En 1966, un groupe d'étudiants contestataires fut élu à la tête de l'AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l'UNEF. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d'entre eux avec l'Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l'emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant. Les prises de position publiques et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brûlot ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux oeuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d'autre qu'au renversement révolutionnaire de la société - dans le but de libérer la vie quotidienne de l'aliénation du travail salarié, pour "vivre sans temps mort et jouir sans entraves". Ces exigences élémentaires et leur début d'application causèrent un immense scandale, relayé largement par la presse de l'époque, tant en France qu'à l'étranger. On s'accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des événements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes - leur style et leur critique radicale - sur le devant de la scène médiatique.