Ces dernières années, les nouvelles technologies ont profondément changé les territoires. Ce qui rend ce changement particulièrement intéressant est le fait qu'il affecte à la fois les territoires dans leurs matérialités et la façon de les étudier et de les gérer. Les médias numériques sont intéressants dans la mesure où toute interaction qui les traverse laisse des traces qui peuvent être enregistrées, analysées et visualisées. Cette traçabilité intrinsèque promet, si contrôlée par une méthodologie adéquate, de fournir une source nouvelle de données pour l'étude des territoires. Face à l'abondance de ces nouveaux types de données, plusieurs études empiriques ont été réalisées, mais une réflexion théorique sur l'emploi de ces données dans les études territoriales est encore faible. Cet ouvrage vise à développer une réflexion partagée sur les questions liées à l'emploi des traces numériques dans les études territoriales. Trois questions seront abordées. Une première a trait aux méthodes digitales, dont un nouveau groupe a été récemment développé pour traiter ce type de données. Il est aujourd'hui nécessaire de conduire une réflexion critique sur ces méthodes et notamment sur les implications de leur emploi dans des études territoriales. L'ouvrage se plonge ensuite sur des questions plus théoriques soulevées par la rencontre des traces et des territoires. Entre autres, un des éléments les plus problématiques dans l'application de ces méthodes est la gestion des rapports de continuité et discontinuité entre trace numérique et espace. Enfin, cet ouvrage se confronte aux conséquences de l'utilisation des traces numériques pour l'aménagement et la gestion des territoires. Aujourd'hui, le décideur public doit intégrer les données traditionnelles aux nouvelles données générées, selon une approche bottom-up, par les acteurs du Web 2.0. On assiste ainsi à l'avènement d'un nouvel impératif participatif dans l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques territoriales.
Nombre de pages
270
Date de parution
01/10/2015
Poids
601g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782356712271
Titre
Traces numériques et territoires
Auteur
Severo Marta ; Romele Alberto
Editeur
ECOLE DES MINES
Largeur
155
Poids
601
Date de parution
20151001
Nombre de pages
270,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
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En juillet 2022, dans le cadre du projet ANR COLLABORA, avait lieu le forum "Contribution numérique, cultures, savoirs" , réunissant citoyens et institutions culturelles dans un double objectif : d'une part marquer la conclusion d'un projet de recherche qui, pendant trois ans, s'était penché sur les diverses formes de contribution numérique dans les domaines culturels et du savoir ; de l'autre, inaugurer un nouveau mouvement de dialogue plaçant les professionnels au centre de la réflexion autour de la contribution numérique. Le défi de cet ouvrage est de restituer non seulement le contenu des échanges nés lors de cette rencontre, mais aussi l'esprit de cette journée et d'un réseau de dialogue naissant. Sont présentés ici les retours d'expérience de divers acteurs de terrain concernant les expérimentations de contribution numérique réalisées dans le cadre de leurs missions. Il est structuré en trois axes, reflétant les trois thèmes autour desquels s'est articulée la discussion du forum : les données, les partenaires et les contributeurs.
Le patrimoine culturel immatériel, couvert par la Convention de l'UNESCO de 2003, est par définition un patrimoine vivant, nourri par les communautés qui le portent. Aujourd'hui, le numérique, notamment le web, ouvre des perspectives prometteuses pour sauvegarder et valoriser ce patrimoine. Comment les nouvelles applications numériques peuvent-elles dialoguer avec les démarches d'inventaire conduites au niveau institutionnel ? Comment protéger les droits des communautés dans le cadre de l'enregistrement et de la publication sur Internet de leurs éléments patrimoniaux ?
Les plateformes culturelles contributives renouvellent la participation en ligne en faisant travailler ensemble institutions et amateurs, professionnels de la culture et passionnés d'arts, de savoirs et de patrimoines. Ce guide richement illustré présente 54 plateformes françaises et internationales dans lesquelles les citoyens et les institutions contribuent ensemble à la création de savoirs communs. Il montre leur contenu, raconte leur origine, explique leurs objectifs et leurs usages, analyse leur financement, leur modèle économique, ainsi que leur mode de contribution et d'animation. La diversité des plateformes proposées dans cet ouvrage permet de mesurer combien la contribution à cette forme d'expression peut faire de nous des citoyens créateurs de communs, et non plus de simples consommateurs de savoirs marchandisés par les GAFAM. Partez à la découverte des encyclopédies partagées du patrimoine breton, de la musique métal ou des jeux de société ; plongez-vous dans la mémoire de la Grande Guerre, des Chti's ou des Brestois ; explorez les archives de films amateurs ou de musiques du monde entier... Découvrez comment la culture et les savoirs se nourrissent de la participation ! Ce guide présente 54 plateformes contributives où les citoyens et les institutions bâtissent ensemble une culture partagée. Ces savoirs communs issus d'initiatives françaises et internationales sont présentés de façon claire et concise, et classés selon les thématiques suivantes : Littérature et arts ; Archives et histoire ; Culture populaire ; Musique et audiovisuel ; Patrimoine et tourisme ; Sciences et nature. Marta Severo est professeure des universités en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris Nanterre et membre junior de l'Institut universitaire de France. Elle est directrice adjointe du laboratoire Dicen-IdF. Ses recherches portent sur les pratiques participatives et contributives en ligne. Elle coordonne le projet ANR Collabora. Sébastien Shulz est docteur en sociologie et post-doctorat en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris Nanterre. Il coanime le groupe de travail « Politiques des communs numériques » au Centre Internet et Société. Ses recherches portent sur les processus de démocratisation de l'action publique par le numérique. Olivier Thuillas est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris Nanterre et membre du laboratoire Dicen-IdF. Il codirige le master « Métiers du livre et de l'édition » au sein du pôle Métiers du livre de Saint-Cloud. Ses recherches portent sur les industries culturelles, les plateformes numériques et les politiques culturelles.
Comment fabriquons-nous nos territoires ? Que ce soit les discours, les écritures médiatiques, la visualisation cartographique ou l'analyse de données, ces dispositifs de mise en visibilités contribuent à la définition et à la production de nos quartiers, de nos lieux de socialisation et de nos activités dans l'espace public. Cet ouvrage aborde des processus sociaux de territorialisation par lesquels les sociétés, les collectifs, les acteurs donnent du sens à leur espace de vie et le redéfinissent. Il montre la manière dont s'engagent et se confrontent différentes représentations, par exemple autour des jeunes et des médias d'information, de l'inclusion numérique, de la mutation d'un quartier, de la gestion de crise, de ce qui fait mémoire et patrimoine. C'est en attirant l'attention sur le jeu d'opposition entre les régimes du visible et de l'invisible que les dix études de terrain rassemblées dans cet ouvrage mettent en évidence ces processus de transformations sociales et culturelles en en montrant, d'une part les enjeux d'autorité et de prescription, et d'autre part, ceux de revendication et de participation.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.