Son passager porte un foulard de soie imprimé de minuscules petits pois noué autour du cou. Il lui fait remarquer, le plus délicatement du monde, qu'elle conduit bien trop mollement - que tous deux se traînent même comme de pauvres escargots sur la route à lacets. La conductrice se décide soudain à appuyer sur le champignon, augmentant brutalement la vitesse de la voiture. Le film La Main au collet en est à sa cinquante-huitième minute de projection et, dès lors, tout s'accélère. Le véhicule bleu, un coupé chromé muni de pneus à flancs blancs, grimpe la côte, emballe les chevaux de son moteur et arrive à vive allure sur la route de la Grande Corniche surplombant la Méditerranée, que l'on voit danser sur la gauche, dans le golfe clair. Lorsque les deux acteurs sont cadrés de face ou de trois quarts, on devine en toile de fond des transparences comme les films dramatiques d'alors en utilisaient lorsqu'ils intégraient une scène d'action au récit. Puis, sur un brusque coup de volant, la voiture quitte la chaussée goudronnée, roule sur un chemin de terre, brinquebale sur des caillasses, ralentit sur un terre-plein broussailleux et, surplombant le proche précipice, opère un formidable et impeccable tête-à-queue pour s'immobiliser en sens inverse. La conductrice coupe le moteur; son passager, médusé par la prouesse sportive, se tait, son foulard de soie toujours impeccablement noué autour du cou. Tandis que le véhicule bleu se retrouve garé presque à l'aplomb du vide, les deux personnages échangent, comme si de rien n'était, des propos galants. La femme, restée assise derrière son volant, s'extasie notamment, telle une enfant éblouie, sur la splendeur qui s'offre à leur regard, à leurs pieds et face à eux. Au coeur d'un paysage de bord de mer naturellement grandiose et écrasé de soleil, le monsieur, bronzé, distingué et élégant, se montre très intéressé par la demoiselle blonde assise à ses côtés, ultrachic dans sa jupe-corsage rose avec foulard assorti et gants blancs ajourés.
Nombre de pages
127
Date de parution
13/04/2007
Poids
1 110g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9782708981881
Titre
La légende du cinéma à Monaco
Auteur
Servat Henry-Jean
Editeur
PRIVAT
Largeur
250
Poids
1110
Date de parution
20070413
Nombre de pages
127,00 €
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Le 11 novembre 1918, 11 h, signature de l?armistice? Comment ont réagi, après tant d?annonces différées d?une fin proche et d?espoirs déçus, les Français ordinaires ? Oscillant entre incrédulité, soulagement, joie intense ou volonté de fraternisation, une centaine de témoignages authentiques et inédits, issus de correspondances ou des carnets personnels, donne la parole, un siècle plus tard, aux soldats, fantassins ou artilleurs, hospitalisés ou en permission, aux civils en France ou habitant des territoires occupés par l?armée ennemie, aux prisonniers en Allemagne ou aux soldats continuant encore à se battre à Arkhangelsk et à Odessa. Un livre-hommage aux Français ordinaires qui ont vécu la fin de la Grande Guerre.
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Pouillart Philippe ; Krakowski Ivan ; La Pontais A
Bien manger pour mieux se soigner... Oui, une alimentation bien choisie peut aider les patients à renforcer les effets des traitements de façon optimale. Oui, l'alimentation peut aussi rester plaisante malgré les risques de déviance du goût et la cohorte d'effets secondaires parfois difficiles à supporter. Avec plus de 100 pages de conseils pratiques faciles à suivre, ce guide est un outil inédit pour accompagner le malade pendant son traitement et comprendre les enjeux de la nutrition, du respect des règles hygiéno-diététiques aux moyens d'éviter la dénutrition. Fruit d'un travail collectif, il est le résultat d'une étude qui a intégré 197 personnes en phase active de cancer. Une équipe de recherche s'est construite autour d'elles et avec elles, pour aujourd'hui faire partager leur expérience et leurs connaissances. Complété par une étude rigoureuse de la littérature médicale de référence, cet ouvrage apporte des réponses nutritionnelles concrètes, que chacun s'appropriera en fonction de sa situation et des symptômes ressentis. Retrouvez plus de 100 suggestions de recettes à télécharger au fil de la lecture pour mettre ces conseils en pratique... Suivez le guide !Notes Biographiques : Philippe Pouillart est docteur en immunopharmacologie. Il est titulaire d'un CAP de cuisine et d'un certificat en éducation thérapeutique du patient. Il est membre de l'Institut nutrition (IN), de la Société francophone de nutrition clinique et métabolisme (SFNCM), de l'Association francophone des soins oncologiques de support (AFSOS), de l'Association culinaire des établissements hospitaliers de France, et de l'Association des toques françaises. Il est également administrateur au comité de l'Oise de la Ligue contre le cancer. Ses travaux de recherche sur la biologie du cancer et ses traitements ont commencé à l'université de Picardie Jules-Verne et se sont poursuivis à l'INSERM, au CNRS, puis à la société VACSYN. Il est aujourd'hui enseignant-chercheur en pratique culinaire et santé à l'Institut polytechnique UniLaSalle à Beauvais, dans lequel il est à l'origine de la formation d'ingénieur en alimentation et santé. Il y dirige le programme de recherche en oncologie « NEODIA - Vite fait bienfaits ». Conférencier, il est l'auteur et le coauteur de nombreuses publications scientifiques, d'un référentiel national en oncologie, d'ouvrages de vulgarisation et de guides pratiques en alimentation.
Le Caravage de Toulouse, c'est une histoire que l'on a du mal à croire. Dans un mystérieux grenier en Haute Garonne, un jour, on trouve un mystérieux tableau. Maître Labarbe, commissaire priseur à Toulouse est appelé pour estimer la toile. Une fois sur place, il passe un coton imbibé d'eau sur un regard qui l'a tout de suite frappé, celui d'une personne âgée au visage tout ridé. Là il a une révélation. Ce tableau n'est pas commun, il doit dater du XVIIe siècle. Il prend une photo et l'envoie sur le champ au cabinet d'Eric Turquin, expert parisien. Ainsi commence l'incroyable histoire du tableau attribué à Caravage, ce peintre maudit qui passera sa vie à fuir pour mourir, à 38 ans, sur une plage de Toscane. C'est à Naples en 1607, que le maître du clair obscur aurait peint cette scène dramatique, puissante et violente tirée de la Bible : Judith décapitant le général assyrien Holopherne sous les yeux de sa servante Abra. Abra, celle dont le regard avait frappé Maître Labarbe le jour où il vit le tableau pour la première fois. Tableau qui cinq ans plus tard sera vendu à un prix astronomique à un riche collectionneur étranger deux jours avant que ne se tienne la vente aux enchères attendue depuis des semaines comme un grand show à la Halle aux grains, lieu emblématique toulousain. Et ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets.Notes Biographiques : Patrick Bonazza habite à Toulouse. Après des études à Science Po et Science Éco à Grenoble, il a été amené à travailler pour L'Express et le Nouvel Observateur. Journaliste spécialisé en économie et auteur de nombreux ouvrages, il a travaillé pendant vingt ans comme rédacteur en chef de la section économie du Point avant de venir s'installer à Toulouse en 2015. Aujourd'hui encore, il collabore avec Le Point dans la rédaction d'articles économiques de portée nationale qu'il signe sous le nom d'André Trentin.