Totalitarisme et avant-gardes. Au seuil de la transcendance
Sers Philippe
BELLES LETTRES
37,00 €
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EAN :9782251420172
De quoi le peuple juif est-il le martyr, le témoin ? Qu'est-ce qui fonde la parenté entre le judaïsme et l'avant-garde autour de ce témoignage, pour que le totalitarisme nazi les unisse dans sa haine ... La tradition juive, l'avant-garde et le totalitarisme s'éclairent réciproquement. L'objectif de l'artiste est de parvenir à une construction de la personnalité. La personne est le point archimédien de la transformation du monde et, dans sa relation à l'absolu, elle est le lieu de l'évaluation. C'est de cette priorité qu'il s'agit, bien plus que d'une préoccupation de rénovation des formes. L'interprétation qui en découle concerne aussi bien l'?uvre de Kandinsky que celle de Malévitch ou de Schwitters, le film dada, le cinéma d'Eisenstein, ou encore le travail de Man Ray. Cette nouvelle interprétation parvient à éclairer une des ?uvres les plus énigmatiques du siècle passé, celle de Duchamp. Le totalitarisme n'est pas seulement un phénomène historique, c'est une tentation de la conscience contemporaine, de son art, de sa communication collective et de son système architectural. La falsification totalitaire se lit aussi bien dans l'invention d'une fausse transcendance que dans l'indifférence évaluative qui, de nos jours, délègue à l'abstraction monétaire ou au consensus le soin de déterminer les valeurs de l'art. Ce livre appelle à une nouvelle évaluation de notre culture et s'attache à en fournir les instruments. Philippe Sers, philosophe, éditeur et essayiste, s'est spécialisé dans l'avant-garde et l'interprétation de l'?uvre d'art comme mode de vérification. Dans cet ouvrage il effectue une démonstration audacieuse et convaincante de la méthode qu'il propose.
Nombre de pages
365
Date de parution
13/06/2001
Poids
572g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251420172
Titre
Totalitarisme et avant-gardes. Au seuil de la transcendance
Auteur
Sers Philippe
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
572
Date de parution
20010613
Nombre de pages
365,00 €
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La représentation de la transcendance est une épreuve de vérité de l'art. L'auteur part du principe que la question de l'image doit être revisitée à partir de l'interdiction juive qui creuse un abîme entre l'homme et Dieu et en même temps affirme leur mystérieuse proximité. La permission chrétienne de l'image libère des capacités inattendues de la représentation, conduisant à une image destinée à affranchir l'homme de la finitude de son enfermement temporel ou spatial. La peinture rejoint alors la musique dans les fonctions supérieures de l'art, ouvrant à une liberté absolue de la personne. Ce livre met en ?uvre une nouvelle interprétation de l'image sainte avec des analyses qui vont de l'icône au film, livrant ainsi la clef de différentes énigmes exemplaires. La théorie de la forme et la théorie des couleurs soulignent une cohérence transculturelle de la représentation de la transcendance où se rencontrent rigoureuse tradition et modernité. La redécouverte de l'icône au début de ce siècle, comme celle de l'image sacrée primitive africaine ou amérindienne, a constitué l'une des sources de la modernité artistique. Les peintres modernes, cubistes, abstraits ou dadaïstes entre autres, ont été habités par l'idée d'une image leur permettant de transgresser les limites de l'apparence. L'art abstrait, le film, sont riches de cette possibilité, ouverte par l'icône, de représenter le sens réel des choses, de dresser la carte de l'inconnu dans un geste d'inspiration prophétique. Cette étude examine les raisons profondes de ces convergences.
Sous le concept d'"avant-garde radicale", sont regroupés les artistes majeurs du XXème siècle qui ont été conduits à redéfinir la création artistique en revenant à ses racines : la recherche d'un beau qui soit indice d'une vérité accessible à la personne. Le discours et le regard sur l'art sont désormais appelés à considérer cette intention nouvelle qui empiète sur la question de l'éthique et se veut transformatrice du monde. La naissance de cette réflexion inédite, sa réception et ses enjeux sont analysés dans cet ouvrage où se rencontrent entre autres Kandinsky, Mondrian, Malévitch, mais aussi Duchamp, Schwitters, Ball, Tzara, Richter, Rodtchenko, Eisenstein, Man Ray, Arp ou van Doesburg dont la pensée et l'oeuvre témoignent d'un itinéraire de vérité.
Biographie de l'auteur Philosophe, essayiste et critique d’art. Grand Prix national pour son activité d’éditeur. Philippe Sers a enseigné à l’École d’architecture de Paris La Villette, au Collège international de philosophie, à l’Institut des arts sacrés (Institut catholique de Paris). Il est l’auteur entre autres, de Vérité en art, Paris, Editions de La Villette, 2008. “Alexandre Rodtchenko et le Groupe Octobre : de l’avant-garde à la vérité d’évidence”, Alexandre Rodtchenko, Paris, Hazan, 2006. L’Avant-garde radicale, le renouvellement des valeurs dans l’art du XXe siècle, Paris, Les Belles Lettres, 2004. Kandinsky : Philosophie de l’art abstrait : peinture, poésie, scénographie, Genève-Milan Skira, 1995-2003. Résonance intérieure, Dialogue sur l’expérience artistique et sur l’expérience spirituelle en Chine et en Occident, entretiens avec Yolaine Escande, Paris, Klincksieck, 2003.
Peintre et théoricien, né à Moscou, Wassily Kandinsky (1866-1944) est un des tout premiers acteurs de la modernité artistique. Le fondateur du Blaue Reiter (1911) à Munich, apôtre de la couleur et de la résonance intérieure, a influencé par ses écrits et ses recherches en peinture nombre de mouvements ou d'écoles artistiques, de Dada au Bauhaus ? où il enseigne de 1921 à 1933 ?, en passant par De Stijl et le constructivisme russe. Admiré par André Breton, ami de Marcel Duchamp, proche de Paul Klee et de Hugo Ball, il entretint aussi des échanges nourris avec les musiciens de son temps comme Arnold Schönberg ou Thomas von Hartmann. L'auteur de Du spirituel dans l'art (1911) a laissé un ensemble considérable de peintures, mais aussi des gravures, des poésies et des compositions scéniques, qui se répartissent entre impressions (impressions du monde extérieur), improvisations (impressions du monde intérieur) et compositions (mise en tension des deux précédentes). Traversé par deux dynamiques actives, l'une allant du figuratif à l'abstrait, l'autre du profane au sacré, l'?uvre de Kandinsky recèle un ensemble d'images voilées, porteuses du message de l'abstraction et de son inventeur, qui ont transformé notre rapport à la représentation. Spécialiste internationalement reconnu de l'?uvre et de la pensée de Kandinsky, Philippe Sers présente le cheminement de l'artiste dans sa cohérence et dans son évolution interne. Son analyse s'appuie sur la documentation exceptionnelle à laquelle il a eu accès .depuis le début de ses travaux, dans l'atelier même de l'artiste : les écrits autobiographiques, les textes théoriques et la correspondance du peintre apportent un éclairage radicalement nouveau sur un parcours créatif d'une exceptionnelle fécondité.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine