L'abbé Grégoire et la Révolution française : les origines de l'universalisme moderne
SEPINWALL, GOLDSTEIN
PERSEIDES
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EAN :9782915596298
L'abbé Grégoire a été un personnage phare de la première partie du XIXe siècle, après avoir été l'un des protagonistes majeurs de la Révolution française. Si les études qui lui sont consacrées sont nombreuses, la "grande biographie" manquait encore, tant la complexité de l'homme et les multiples combats qu'il a menés avaient jusqu'à aujourd'hui découragé les historiens. C'est désormais chose faite. Grégoire fut un acteur des grands bouleversements de son temps : député aux Etats généraux puis à l'Assemblée constituante, il y joua un rôle de premier plan, tant pour le ralliement du bas clergé au tiers état que pour la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ; membre dirigeant des deux sociétés des Amis des Noirs, il fut sans cesse au devant du combat contre la traite négrière, l'esclavage et le "préjugé de couleur" ; évêque constitutionnel, il fonda l'Eglise anglicane, indépendante de Rome ; député à la Convention nationale et cofondateur de la République, il fut envoyé en mission dans les départements au plus fort de la guerre de défense révolutionnaire de 1793 ; sénateur sous Napoléon, il s'opposa à l'Empire ; sous la Restauration, enfin, il incarna l'héritage révolutionnaire et républicain. Le livre d'Alyssa Sepinwall, enfin traduit en français, vient apporter un éclairage nouveau et nécessaire sur celui qui fut choisi par le président de la République, aux côtés de Condorcet et de Monge, pour entrer au Panthéon en 1989. Les considérations et les controverses qui avaient accompagné cette ultime consécration républicaine de Grégoire trouvent en ce livre non un écho, mais une magistrale mise en perspective historique, alors que sa pensée reste d'une actualité parfois confondante.
Un sourire solaire retrace le parcours d'un homme ayant vécu une aventure poétique profondément ancrée dans le milieu du vingtième siècle. Si la trame du récit s'inspire fortement de la vie du poète René Guy Cadou (qui n'est jamais nommé), il ne s'agit pourtant pas d'une biographie mais d'un roman à part entière. En se servant des libertés et des nombreux recours de la fiction, c'est toute une époque que fait revivre dans ces pages André Daviaud : l'effervescence d'une jeunesse autour de la figure emblématique de Max Jacob et la naissance, dans le vin et la joie, de l'école de Rochefort ; certains épisodes tragiques de la guerre, comme l'affaire des cinquante otages qui abrège la destinée du jeune Guy Mocquet, les bombardements de Nantes par les Américains, l'ascension brisée de Bernard de Lattre de Tassigny, mort en Indochine. Destins croisés, entrecroisés, emportés dans le tourbillon de l'Histoire. Et combien paradoxal celui de cet homme au sourire solaire, pour qui la poésie est tout, qui croise un jour la route des sacrifiés chantant dans le camion qui les mène à la mort, de cette voix "qui frappe comme vous à la porte de son destin et chante sous les balles" . Vivre, c'est pour lui, comme pour tout un chacun, évoluer "dans le voisinage de la tristesse et du bonheur au quotidien" , selon les jolis mots d'Hélène Cadou, qui a signé la préface de ce livre.
Depuis leur invention à Cuba à la fin du XIXe siècle, il ne s'est pas passé un seul jour sans qu'au moins un camp de concentration n'ait été en activité quelque part dans le monde. Basé sur des recherches archivistiques et des entretiens réalisés sur quatre continents, ce livre retrace pour la toute première fois l'histoire chronologique et géopolitique de ces camps, qui comptent parmi les plus grandes tragédies de l'ère moderne.4e de couverture : Depuis leur invention à Cuba à la fin du XIXe siècle, il ne s'est pas passé un seul jour sans qu'au moins un camp de concentration n'ait été en activité quelque part dans le monde. Basé sur des recherches archivistiques et des entretiens réalisés sur quatre continents, ce livre retrace pour la toute première fois l'histoire chronologique et géopolitique de ces camps, qui comptent parmi les plus grandes tragédies de l'ère moderne.Notes Biographiques : Ecrivaine et journaliste (The Washington Post, The New York Review of Books...), Andrea Pitzer a notamment publié une histoire globale des camps de concentration, One Long Night (Little & Brown, 2017), qui paraîtra prochainement aux éditions Les Perséides. Elle s?est elle-même rendue à plusieurs reprises dans l?Arctique, sur les traces de Willem Barentsz.
La course à pied est une activité naturelle et Sapiens est même une espèce particulièrement douée pour cela. La sédentarité l'empêche aujourd'hui d'exercer cette faculté. Courir, c'est apprendre à gérer l'effort, se replacer dans la nature, améliorer sa santé, mais aussi découvrir des formes nouvelles de sociabilité, accompagner avec sérénité son vieillissement ou encore s'approprier l'espace. Dans ce bref essai, l'auteur aborde la question du statut des compétitions, il revient sur les principaux mythes liés à la course de fond et nous invite finalement à dépasser l'opposition entre accomplissement et dépassement de soi.
Résumé : La Révolution haïtienne est un événement majeur de l'histoire de la Caraïbe, de la Révolution française et de la civilisation moderne. A tous les stades de cette âpre lutte contre le système esclavagiste et le colonialisme français, les masses noires, pour la plupart illettrées, ont joué un rôle de premier plan. Les principaux dirigeants, comme Toussaint Louverture, sont déjà connus. Dans ce livre, Carolyn Fick propose une autre vision de l'histoire. Elle s'attache principalement aux activités révolutionnaires et aux mentalités des individus anonymes et occultés par la mémoire collective, qui, au nom de la liberté, ont pris leur destin en main et remis en question les fondements de la pensée occidentale de l'époque, contribuant ainsi à l'émancipation et à la fondation de la nation haïtienne.
La personnalité de Danton a captivé de nombreux historiens, dramaturges ou cinéastes et, pourtant, elle reste une énigme. Etait-il le joyeux compagnon, bon ami et bon père que décrivent unanimement ses proches ? Ou bien l'homme prêt à tout immoler pour le succès de la Révolution, jusqu'à encourager les massacres du 2-Septembre et machiner la mort du roi ? Autre hypothèse : peut-être a-t-il su, plus que tout autre politique en son temps, prendre le pouls du peuple révolutionnaire, accompagner les débordements mortifères de la multitude tout en évitant, sitôt après, d'être discrédité, taxé de lâcheté, dès lors que le retour à la raison s'avérait indispensable ? S'appuyant sur des sources inédites, l'auteur réévalue l'influence de Danton sur les grands événements révolutionnaires. Au fil des chapitres, nous découvrons ses stratégies, ses amitiés, ses trahisons et son ultime courage face à la mort. Cette biographie restitue toute l'humanité d'un homme souvent réduit à des clichés. Jean-Paul Desprat est un historien et romancier français, spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a publié des biographies remarquées, chez Perrin et Tallandier (Henri IV, Mme de Maintenon, Mirabeau...), et il est également l'auteur d'essais littéraires, de beaux livres et de sagas romanesques.
Une Révolution inéluctable A la fin du mois d'août 1786, Calonne, son contrôleur des Finances, alerte Louis XVI sur la situation désastreuse des finances publiques. Au début du mois de mai 1789, des centaines de représentants des trois ordres, venus de toutes les provinces du royaume, se pressent à Versailles pour participer aux Etats généraux dont l'ouverture est imminente. Entre ces deux dates, une véritable révolution s'est produite en France. Après avoir subi l'assaut des parlements et la pression croissante de l'opinion, le pouvoir royal vacille. La société est, pour sa part, traversée de multiples tensions qui ont considérablement érodé ses fondements traditionnels, à commencer par l'acceptation des privilèges dont bénéficient le clergé et la noblesse. Ainsi, cette période est bien davantage qu'un prologue à la Révolution française et, les trente-deux mois qui la composent, méritent d'être étudiés pour eux-mêmes, tant les bouleversements qui s'opèrent alors sont décisifs. Dette excessive de l'Etat, impéritie administrative, inéquité fiscale, instabilité ministérielle : l'évocation des maux dont souffre la monarchie au couchant de la décennie 1780 résonne curieusement deux cent cinquante ans plus tard !
Résumé : Cette nouvelle histoire de la Révolution française, appuyée sur une vaste bibliographie laissant la place aux apports anglo-saxons, invite à une relecture des années 1770 à 1802 autour de quatre moments fondateurs. La révolution par le haut, tout d'abord, initiée par Louis XV et maladroitement reprise par Louis XVI, échoue sur le coup de force magistral de 1789. S'ouvre alors cette révolution-régénération attendue par la quasi-totalité des Français. Puis commence, en 1792, la véritable révolution conduite par les jacobins qui recherchent une nouvelle société mais libèrent une violence incontrôlable. Enfin, après l'élimination de Robespierre, la stabilisation des institutions bute sur les rivalités politiques, jusqu'à permettre que l'Etat soit confisqué par un général charismatique. Au terme de cette masse d'événements, brossés avec talent par Jean-Clément Martin, la France aura fait son entrée dans la modernité.