Aux portes de la ville. La manufacture royale des poudres et salpêtre de Marseille et le quartier Be
Sénépart Ingrid ; Daumalin Xavier
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EAN :9782877726092
Le projet d'aménagement et de réhabilitation immobilière de la colline Saint-Charles à Marseille, conduit par l'établissement public Euroméditerranée, a donné lieu à une série de fouilles préventives menées par l'Inrap et la Ville de Marseille de 2002 à 2008. La colline est localisée dans un secteur potentiellement sensible du point de vue archéologique, en raison de sa proximité avec les portes principales de la cité antique et médiévale ? ce qui laissait augurer des découvertes. Les fouilles ont livré les restes d'une manufacture royale des Poudres et Salpêtre, puis passée sous tutelle de l'Etat , édifiée au XVIIe siècle et en usage jusqu'au début du XXe siècle, les traces de vignobles grecs antiques, et les vestiges d'une occupation préhistorique courant du VIIIe millénaire au IVe millénaire av. J. -C.. Cet ouvrage, accompagné d'une illustration abondante et souvent inédite, est consacré à la salpêtrière et à son environnement urbain. Il est le fruit d'une collaboration étroite entre archéologues et historiens, qui permet d'offrir une première synthèse sur le quartier de la Porte d'Aix de la fin du XVIIIe siècle à la première moitié du XIXe siècle avant que ce quartier ne se paupérise. Installée à l'entrée de la ville près de la Porte d'Aix au lieu-dit Bernard- du-Bois, ou du Bosc, la salpêtrière a disparu très tôt de la mémoire marseillaise. Les études qui lui sont consacrées ici mettent en lumière son évolution, de sa construction à la fin du XIXe siècle, et l'étonnante aventure de ses productions et des inventions qui y étaient associées, ainsi que sa complémentarité avec la poudrerie de Saint-Chamas. Elles permettent de documenter la genèse de l'îlot Bernard-du-Bois dans lequel elle a été implantée et qui ? progressivement loti à partir de 1666, au moment de l'agrandissement de Marseille ? accueillait à la fois maisons particulières et fabriques à l'origine de sa réputation artisanale. Elles montrent les liens que ces activités manufacturières ont pu entretenir avec celles du vallon voisin de la Joliette et le rôle de la salpêtrière dans leur implantation. La localisation d'industries nauséabondes ou potentiellement dangereuses dans l'enceinte de la ville a été également l'occasion de décrire le rapport des Marseillais à la pollution à partir de la fin du XVIIIe siècle, moment où la sensibilité liée aux odeurs évolue, et de documenter la manière dont la cité phocéenne avait lutté contre ce fléau. Ce quartier, aux portes de la ville, se présentait aussi comme un témoin idéal pour évoquer un pan peu exploré de la géographie et de l'histoire urbaine de Marseille : celle de la constitution de ses faubourgs et la question des limites et de l'entrée de ville. Les archéologues ont levé un lièvre, les historiens l'ont poursuivi. Cette collaboration étroite a permis d'aboutir à un travail qui, nous l'espérons, intéressera les acteurs des deux disciplines, ainsi qu'un lectorat désireux de mieux connaître l'histoire de la cité marseillaise. Nous formons également le souhait, d'avoir contribué à la promotion de l'archéologie de la période moderne préindustrielle en montrant par cet exemple qu'elle est promise à un grand avenir et encourage de belles collaborations.
Le Grand Abri de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône) a été occupé durant la Préhistoire par deux populations distinctes. La première, au VIe millénaire avant notre ère, appartenait au Mésolithique, la seconde au Ve millénaire avant notre ère, au Néolithique ancien. La charnière entre ces deux périodes constitue un moment-clé durant lequel s'opère une révolution dans l'histoire de l'Humanité : les chasseurs-cueilleurs cèdent la place aux premiers paysans. Considéré comme un site majeur de la Préhistoire régionale et européenne, le Grand Abri de Châteauneuf-les-Martigues offre un témoignage capital pour évoquer cette transition et les modes de vie de ses occupants : la chasse, la pêche et la collecte des coquillages pour les Mésolithiques ; la culture des céréales et l'élevage des ovins pour les premiers agro-pasteurs.
La Méditerranée a été le trait d'union de la civilisation antique. Par elle ont transité les produits, les hommes, les idées, les modèles économiques, sociaux et politiques. Mais la mer n'est pas un milieu simple. Elle change avec les saisons, avec les aléas climatiques, et avec les savoirs des hommes, qui la rendent alternativement repoussante ou attirante, en font une auxiliaire ou une ennemie, une porte ouverte ou une barrière. Les routes, qui n'y sont ni tracées, ni balisées, sont le produit d'une alchimie complexe où se mêlent conditions naturelles, technologie, savoirs empiriques et règles commerciales.Déterminer les itinéraires précis qu'empruntaient les navigateurs, leurs variations saisonnières, et les temps nécessaires à leurs parcours, sont le fruit de la géographie historique. Ces rythmes du commerce, qui ont constitué la trame de l'économie méditerranéenne antique, ont fondé la représentation du monde des Anciens. Un voyage à travers l'espace-temps de la navigation antique donne les mesures de la mer transmises aux géographes anciens par l'expérience des marins.
L'ethnoarchéologie est une stratégie expérimentale de compréhension des faits matériels archéologiques reposant sur l'analyse de ces faits dans des cultures vivantes ou récemment disparues et sur le concept d'analogie comportementale, stratégie destinée à résoudre des problèmes pertinents pour l'archéologue. Alain Gallay puise dans ses archives de terrain au Mali, ses notes de cours ainsi que dans la littérature ethnologique de ces trente dernières années, pour bâtir un véritable traité qui servira de référence et de modèle pour les futures enquêtes de terrain.
Cet ouvrage sur Les Burgondes, Ier-VIe siècles apr. J.-C., contient tout ce que l'on peut actuellement savoir sur ce peuple germanique oriental qui s'est installé dans l'Empire romain au cours du Ve siècle. Il fait le point sur l'apport des sources historiques, et surtout des témoins archéologiques, augmenté par les découvertes réalisées depuis les quinze dernières années. Si les sources historiques permettent de reconstituer l'histoire politique et militaire, les Burgondes semblent avoir apporté quelques traditions culturelles propres : des costumes et parures féminins, plusieurs cas de déformations crâniennes, ou encore divers éléments linguistiques et juridiques.
Si l'archéologie protohistorique française a longtemps fonctionné sur la trilogie césarienne, aedificium, vicus, oppidum, les fouilles de ces dernières décennies ont mis en évidence, que même si cette terminologie est d'un usage commode, elle s'avère beaucoup trop schématique et ne correspond que lointainement aux réalités archéologiques.
L'histoire du monde, de la préhistoire à nos jours, à travers la famille, seul bien commun de l'humanité, tel est le pari de ce livre exceptionnel. Racontée par un formidable conteur, cette histoire originale et captivante s'ouvre sur les premiers pas d'une famille sur une plage il y a 950000 ans. Puis l'auteur plonge dans un monde interconnecté à travers les intrigues de palais et les vies de famille, reliant les grands thèmes de la guerre, des migrations, de la peste, de la religion et de la cité aux acteurs qui sont au coeur du drame humain. Il met en scène un casting d'une ampleur et d'une diversité extraordinaires : souverains et souveraines bien sûr, mais aussi prêtres, artistes, marchands, scientifiques ou bandits... Des Césars aux Moghols, des Bonaparte aux Zoulous, des Habsbourg aux Nehru, Simon Sebag Montefiore embrasse siècles, continents et cultures pour offrir un récit aussi puissant qu'envoûtant. Ce premier volume débute avec la préhistoire pour se conclure à la fin du XVIIe siècle, alors que la France de Louis XIV s'apprête à dominer l'Europe pour un demi-siècle.
Peter Frankopan cherche à restituer le climat en tant que moteur de l'histoire. Du Big Bang à nos jours, notre Terre n'a cessé de se transformer sous les effets des mouvements tectoniques, des variations climatiques, de l'activité du Soleil ou encore des éruptions volcaniques. Comment ces changements ont-ils affecté l'histoire humaine ? Comment notre espèce s'est-elle adaptée à un environnement profondément modifié par les glaciations ou les périodes de réchauffement ? Pour répondre à ces interrogations, Peter Frankopan s'est engagé dans une entreprise majeure et de grande ampleur : croiser notre histoire, nos innovations, nos empires, nos périodes de stabilité ou de bouleversements avec l'histoire du climat telle que les découvertes scientifiques les plus récentes peuvent l'établir. A l'heure où, face au défi climatique, notre futur semble plus incertain que jamais, Peter Frankopan nous convie à mieux apprendre de notre passé et transforme profondément notre manière de penser l'histoire du monde. Peter Frankopan Professeur d'histoire globale à l'université d'Oxford et directeur du Worcester College pour la recherche byzantine. Spécialiste de l'histoire de l'Empire byzantin au XIe siècle ainsi que de l'Asie Mineure, de la Russie et des Balkans, il est l'auteur du best-seller mondial Les Routes de la soie (Nevicata, 2017) et de La Première Croisade (Les Belles Lettres, 2019). Traduit de l'anglais par Patrick Hersant et Sylvie Kleiman-Lafon
Objet de nos désirs, moteur de notre génie... Et si l'argent était aussi la plus grande invention de l'humanité? Saviez-vous que la piastre était l'ancêtre du dollar ? Que Hitler et Lénine s'étaient servis de la monnaie pour manipuler les foules ? Que Le Magicien d'Oz parle en réalité de la déflation associée à l'étalon-or ? Que notre avenir financier ne se trouve pas dans le bitcoin mais dans le crédit téléphonique ? Des grains d'orge des Sumériens aux cryptomonnaies en passant par les assignats révolutionnaires et l'invention du dollar, David McWilliams retrace d'une plume alerte et accessible l'histoire de cette invention qui - au même titre que la roue ou le feu - a façonné les relations entre les hommes. Loin des austères traités d'économie, David Mc Williams nous montre que l'argent n'est pas qu'un instrument de pouvoir. Il peut aussi mener à la coopération et au progrès collectif.
Résumé : La chambre de François Villon à l'arrière de la Sorbonne, Ravaillac en embuscade rue de la Ferronnerie, la Pompadour enterrée place Vendôme, les fripes du Carreau du Temple, les plâtriers qui poudraient la rue Blanche, l'invention du baba au rhum et des godillots ! Et tout un monde qui frissonne d'enthousiasme pour modeler l'avenir. Ici on crée l'art de demain, là on fomente une révolution. Des mots naissent sur le trottoir, "guillemet", "argot", "bistro" ; des petits métiers s'y installent : premiers marchands de lunettes, claqueurs de théâtre ou ramasseurs de mégots. Notre Paris intime, c'est celui des poètes et des chiffonniers, des artisans et des inventeurs.