Le poète Jean Sénac (1926-1973) fut aussi un grand critique d'art et l'un des principaux animateurs de la vie artistique algérienne. Lié depuis l'adolescence avec Sauveur Galliéro, il a eu ensuite pour amis ses aînés Famin, Maisonseul et Bénisti, ou les peintres de sa génération Nallard, Manton, Martinez, Benanteur, Bouzid, Baya, Aksouh... Fondateur des revues Soleil en 1950 et Terrasses en 1953, il a aussi organisé de nombreuses expositions. Après une période d'exil politique pendant la Guerre d'Algérie, il est revenu vivre à Alger et a continué de s'intéresser de très près au mouvement artistique. L'ouvrages rassemble tous ses écrits sur la peinture et la sculpture, ses émissions radiophoniques, ses poèmes dédiés à des artistes et de nombreuses correspondances inédites avec Dubuffet, Benanteur, Ferrando, Maisonseul, Pélayo... L'ouvrage donne à voir des œuvres de tous les artistes appréciés par Sénac ainsi qu'une série de portraits qu'il a lui-même exécutés. Ces " regards " sur l'art sont réunis par Hamid Nacer-Khodja, journaliste culturel qui a déjà publié plusieurs études sur jean Sénac et lui consacre sa thèse de doctorat. Préface de Guy Dugas, professeur à l'université de Montpellier.
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Nombre de pages
250
Date de parution
01/11/2002
Poids
1 020g
Largeur
280mm
Plus d'informations
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EAN
9782842721565
Titre
Visages d'Algérie. Regards sur l'art
Auteur
Sénac Jean ; Nacer-Khodja Hamid ; Dugas Guy
Editeur
PARIS MEDITERRA
Largeur
280
Poids
1020
Date de parution
20021101
Nombre de pages
250,00 €
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Résumé : "Ce roman, si tel il parvient à s'imposer à mon désordre, je ne l'écris que comme les femmes qui se déshabillent sous les huées lubriques, parmi le champagne et les projecteurs. C'est mon strip-tease. Pour moi, la seule façon de ne pas souiller mon poème. De le garder à l'abri de mes tendresses vacillantes et de ma duplicité. Et c'est pourquoi je vais, sinueux et bavard, pour atteindre une seule chose qui importe. Le Père, le Pays, la Chair qui m'est donnée." Jean Sénac.
Ouvre ce cahier de coloriage unique et rejoins vite le petit chat qui médite ! Découpé sur chaque page, bien sage, il est assis en tailleur avec un air rieur... Autour de lui, le monde bouge et change, mais le petit chat reste immobile et imperturbable. Qu'il se trouve plongé sous l'eau, en pleine forêt ou au coeur d'une ville bondée, rien ne peut le déconcentrer, rien du tout ! Complète ces pages en dessin et en couleur et viens partager un moment de complicité et de paix avec ce petit chat parfait !
Résumé : Préfacé par Nathalie Quintane, cet ouvrage regroupe le seul essai écrit par Jean Sénac en 1957, Le soleil sous les armes, deux des ses derniers recueils de poésie : A-Corpoème et Les Désordres et un recueil de poésie et d'hommages au poète algérien paru en 1981, Jean Sénac vivant. Jean Sénac, homme de radio, poète et militant politique algérien s'engagea dès le début de la guerre de libération nationale algérienne au côté du FLN. Poète prolifique, il ne cessa de soutenir les droits des peuples, d'écrire contre le colonialisme et l'aliénation tout en encourageant de nombreux jeunes poètes algériens. Attaqué vigoureusement pour son homosexualité mais aussi pour sa liberté de pensée dans une Algérie qu'il voulait ouverte et socialiste, il fut petit à petit mis à l'écart, menacé jusqu'à être assassiné en 1973 à Alger.
Parce qu'il " déteste la banalité ", Moncef, un jeune Algérien, se laisse séduire par une religion rigoriste et exigeante. Des prières et des leçons à la mosquée, au camp d'adolescents et à l'université, Adel Gastel nous introduit à l'intérieur des milieux islamistes. Il démonte les rouages d'un endoctrinement manipulateur et expose les rivalités de ces marchands de foi qui en appellent à Dieu pour s'emparer du pouvoir. Adieu les marchands de foi est le roman d'initiation d'un représentant de la jeunesse algérienne des années 80 et 90. Moncef croit briser le carcan social en écoutant les cheikhs, il conservera assez de lucidité pour réagir et regagner sa liberté.
Cloué dans un fauteuil roulant, Ali évoque le destin de ses trois amis d'enfance, Hamid, Kader, Malik, trois hommes perdus dans l'Algérie des lendemains de l'Indépendance. Ils s'étaient promis de construire un monde plus beau, plus excitant que celui qu'avaient connu leurs pères. Mais ils se sont assoupis et ont laissé le champ libre aux apprentis sorciers. Au bout du compte, ils ont récolté une houle d'une rare violence qui a emporté leurs vies dans un tourbillon de folle destructrice.
Pour échapper au temps du massacre, Salim se réfugie dans un territoire inexpugnable, celui de la mémoire. En revisitant quelques personnages du passé, il s'aperçoit qu'il n'a lui-même jamais franchi les bornes de l'enfance. Délicieuse occasion alors pour voguer au gré de l'imagination et de la géographie : un rêve andalou qui ne se limite pas à la nostalgie, des aventures d'écolier où la "guerre des boutons" le cède très vite à la vraie guerre, le souvenir d'un beignet amer substitué à un vélo, le contre-pied de Ben-Nicolas, le seul petit roumi ami des Arabes... Jusqu'à cet ultime retour au pays où les massacres sont pudiquement évoqués, au passé. Évocation de l'exil, des racines, des gens du voyage. Loin de vouloir jouer les redresseurs de tort, Djilali Bencheikh comme son personnage Salim - son double -, souhaite simplement lancer un bouquet de fraîcheur à la face de ses contemporains. Juste pour dire que le bonheur est d'abord un acte de liberté.
Cela commence à la manière d'un journal de guerre intestine. Des voix se relaient, elles évoquent, elles s'incarnent, elles assaillent leur héros - l'homme, l'écrivain, l'amant, l'époux, le fils, l'ami, le père, le militant et même, qui sait, l'inconnu. Procès réel ou possible, il ne cesse de hanter Aïn. Comme ne le lâche pas d'une ombre un certain Hdiddane, aussi inventif que futé, caricaturiste impénitent, prompt à la réplique : faisant d'Aïn un personnage de son cru, il récrit des scènes, apostrophe, se prétend l'avocat obstiné de la fiction, cette grande tentatrice. Son " Epître sur la luxure " n'est pas la moindre de ses provocations. L'homme du journal, lui, a décidé, coûte que coûte, de mettre sa vie à l'épreuve de la vérité. Un pays peut-il en cacher un autre ? Un homme peut-il en cacher un autre ? De Paris à Rabat, sans oublier Fès, la ville natale, cette traversée des miroirs brise les images trop vite figées. Un bel exemple de littérature vécue comme aventure, une aventure dont la poésie est le diapason essentiel, relié aux convulsions du monde.