Le Nord-Cameroun à travers ses mots. Dictionnaire de termes anciens et modernes
Seignobos Christian ; Tourneux Henry
KARTHALA
26,00 €
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EAN :9782845862456
Le lecteur qui s'aventure dans la littérature relative au Nord-Cameroun, et plus largement, au bassin du lac Tchad, peut être décontenancé par le nombre de termes inconnus qu'il y trouvera, et pour lesquels les dictionnaires ne lui seront généralement d'aucune aide. Certains de ces vocables ont été intégrés dans le français administratif courant, comme " lamido ", " laouane ", " djaouro ", etc. D'autres ont acquis droit de cité en géographie ou en pédologie, comme " mayo ", " yaéré ", " karal ", " hardé ", entre autres. D'autres, enfin, sont entrés dans le français de tous les jours, comme " sekko ", " saré ", " mouskouari ", etc. Certains mots français, enfin, ont pris un sens particulier dans la province de l'Extrême-Nord, et parfois dans l'aire géographique plus vaste où elle s'inscrit. C'est le cas de termes comme " pousse ", " kilo ", " chantier ". Beaucoup de ces mots, d'un usage oral fréquent, se retrouvent peu à l'écrit, sinon dans des rédactions scolaires. A l'occasion de cet inventaire, c'est un véritable voyage dans le temps et dans les cultures qui est proposé, partant du début du XIXe siècle pour arriver à la période la plus contemporaine.
Nombre de pages
334
Date de parution
01/11/2003
Poids
560g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845862456
Auteur
Seignobos Christian ; Tourneux Henry
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031101
Nombre de pages
334,00 €
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La case obus est cette forme architecturale si singulière qu'elle avait marqué André Gide lors de son séjour en Afrique dans les années vingt. Notées par tous les voyageurs et missionnaires comme formes inédites, ces architectures ont été attestées dans le Nord Cameroun et au Tchad où vivent les Musgums, peuple de pêcheurs et d'éleveurs de poneys. Véritable curiosité coloniale, elles ont suscité de nombreuses descriptions imagées : " poterie cuite par le soleil ardent ", " pains de sucre ", " coquille d'?uf " ; mais le terme " case obus " s'est vite imposé, à cause d'une métaphore évidente pour les premiers observateurs, tous militaires. Ces cases sont construites dans un mélange de terre et d'herbe, sur un plan circulaire, par superposition d'assises successives, pour des unités pouvant atteindre quinze à vingt mètres de hauteur. Cet ouvrage propose une redécouverte de cette architecture. D'abord par une approche historique du peuple Musgum et des formes d'habitat rencontrées dans la région. Ensuite par le compte rendu d'un chantier-école mené par Patrimoine sans frontières, qui a conduit à la construction de cinq cases obus grâce à une redécouverte des savoir-faire locaux. Outre la description détaillée des techniques constructives originales que cette forme spectaculaire impose, sont abordés les problèmes liés à la transmission des savoirs dans les sociétés traditionnelles et à la résurgence puis l'appropriation d'espaces inscrits dans la mémoire collective des Musgum.
En près de cinquante ans passés au coeur du bassin du lac Tchad, le géographe Christian Seignobos a vu son terrain et son métier se métamorphoser. Nourri par ce parcours, cet ouvrage rassemble un vaste corpus de dessins et de textes originaux, comme autant de témoignages d'une pratique personnelle et professionnelle de la recherche. Architecture, agriculture, élevage, pêche, faune sauvage, mais aussi arrivée et progression des insécurités entre Cameroun, République centrafricaine et Nigeria : l'extrême variété des thèmes abordés traduit les différentes manières de faire et d'écrire les sciences humaines. Replaçant toujours l'homme au centre de son histoire et de son environnement, ces pages sont aussi et surtout, à travers les voix et les visages des informateurs et des interprètes, la chronique d'une Afrique qui se raconte.
Au Cameroun et au Nigeria, les taurins - petits bovins sans bosse - sont très minoritaires par rapport aux zébus. ils présentent pourtant l'avantage D'être mieux adaptés au milieu : résistants à la mouche tsé-tsé, ils pourraient aider à la mise en valeur des zones infestées et ils apparaissent dans certaines régions humides comme les seuls bovins aptes à favoriser l'inter-pénétration de l'agriculture et de l'élevage. Mais la relance de ces élevages, tant au Cameroun qu'au Nigeria, a toujours posé problème : l'imbrication du social, du religieux et du politique dont ils sont porteurs en fait des élevages archaïques. difficilement récupérables par les Sociétés villaGeoises contemporaines, et donc en voie d'extinction. La " laïcisation " du taurin et son introduction dans une économie de marché restent à faire. Cet ouvrage réunit des géographes, ethnologues, anthropologues, vétérinaires-zootechniciens. Il contribue à une meilleure compréhension du fonctionnement social des élevages, et apporte une description précise de ces animaux et de leur comportement : deux préalables nécessaires à l'identification de " nouveaux types d'éleveurs " et à la mise en ?uvre de nouvelles pratiques zootechniques et sociales. In Cameroon and Nigerina, taurines - small humpless cattle -form a minority in comparison with zebu. Nevertheless, they are better suited to the environment. Taurines (Bos taurus) are resistant to tsetse fly and could help in the farming of infested zones and are the only cattle that can be reared it in combination with arable farming in certain wet regions However, relaunching taurine rearing in both Cameroon and Nigeria has always been a problem. The overlapping of the social religious and political spheres in which they are involved means that rearing is archaic, difficult to adopt by contemporary village societies and is therefore disappearing, The taurine remains to be rendered "secular" and incorporated in a market economy. Geographers, ethnologies, anthropologists and veterinary/zootechny specialists have contributed to this book. It provides better understanding of the social functioning of taurine rearing and a precise description of the cattle and their behaviour. The latter features are prerequisites for the identification of new types of animal farmers and the implementation of new zootechnical and social practices.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.