Le Christ, l'écrivain et le monde. Théologie et oeuvres littéraires chez Hans Urs von Balthasar
Sèbe Jean-Baptiste ; Holzer Vincent
CERF
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EAN :9782204094948
De manière générale, l'étude des sources de la théologie de Hans Urs von Balthasar se concentre sur les apports respectifs de la philosophie et de la patristique dans la Trilogie. En revanche, elle néglige la littérature et la relation ancienne qui lie le théologien aux oeuvres littéraires, d'où l'originalité de la présente proposition qui met en lumière l'apport original de la littérature dans le travail du célèbre théologien. Jean-Baptiste Sèbe le montre à l'envi et avec clarté : chez Balthasar, l'oeuvre littéraire fournit ? d'abord par son déploiement puis par le travail du style littéraire ? une couleur à l'esthétique théologique, éloignant la foi chrétienne d'un platonisme désincarné. Plus encore, jouant du fond et de la forme, le style devient un principe discriminant pour établir la réelle marge de manoeuvre laissée au texte littéraire et par là échapper au soupçon de récupération. L'insistance sur la singularité des figures est aussi un gage de l'autonomie du texte littéraire. En exposant la conception catholique de la grâce et de la nature, Balthasar noue les relations entre la pensée humaine et l'inouï de la Révélation, tout en maintenant un christocentrisme qui lui est cher. La lecture balthasarienne se fait alors proprement théologique et discerne en chacun des auteurs l'élément chrétien qui éclaire l'unique figure du Christ. Chacun le fait à sa manière et avec sa richesse. Balthasar arpente avec ampleur les chemins de « l'amour des lettres et du désir de Dieu ». De bout en bout, il est et demeure théologien, sans cesse en dialogue avec tout ce que produit l'esprit humain. La catégorie de sacrement (prise dans une acception élargie) reconnaît ainsi aux réalités terrestres et aux mots un poids inédit : ils sont reconnus capables de dire le mystère de l'Être et en définitive celui de Dieu. Lecteur averti du grand lecteur que fut Balthasar, Jean-Baptiste Sèbe nous fait entrer magistralement dans l'acte théologique du théologien de Lucerne.--The study of the sources of Balthasar's theology often focuses on the contributions of philosophy and Patristics in the Trilogy. It neglects the literature and the former biographical relation between the theologian and literary works. Yet Balthasar did not provide any other framework than theological aesthetics to think that relation. The aim of this study is to rethink, from the inside, the principal motives, in order to define the original contribution of the literary works. To do this, it is necessary to measure the literary corpus at the heart of the Trilogy, its roots and its specific reasoning. Firstly, the literary work - by its deployment and its style - furnishes a colour that is consistent with aesthetic theology, so distancing the Christian faith from disembodied Platonism. Playing on form and content, the style also becomes a discriminating principle used to establish the real leeway given to the literary text, and to waylay the suspicion of recuperation. By presenting the Catholic conception of grace and nature, Balthasar forges links between human thought and the extraordinariness of the Revelation, while keeping to the Christocentrism he holds dear. Hence Balthasar's reading is theological. It aims to discern in each author the Christian element that casts light on the unique figure of Christ. Each one does this in their own way and fruitfully, providing an authentic anthology interpreted by Balthasar through the prism of mission.
Cousineau Michel ; Grieu Etienne ; Sèbe Jean-Bapti
Chiche, dialoguons ensemble !" Et voici ce livre d'entretiens. Il réunit un prêtre ordonné sous Pie XII et deux autres qui l'ont été sous Jean-Paul II et Benoît XVI. De quoi parlent-ils ? Du concile Vatican II (1962-1965) : un événement qui a révolutionné l'Eglise et qui clive encore le clergé aujourd'hui. Ces prêtres originaires de Normandie s'interrogent et échangent leurs expériences. Toujours avec bienveillance. Et en évitant les jugements idéologiques ou péremptoires. Outre un décapant rafraîchissement des mémoires, ce livre fournit un exemple remarquable de dialogue intergénérationnel. Il tord le cou à l'idée reçue qu'anciens et jeunes prêtres sont incapables de s'écouter et de s'apprécier.
Ce nouveau titre de la collection « Carnets de sagesse » intitulé Paroles de désert est un hommage à la beauté du désert, à son silence et à sa nudité, au respect de son dépouillement et de sa majesté. Le livre est illustré par le photographe Alain Sèbe, spécialiste du désert qui a publié de nombreux livres, posters et cartes postales à partir de ses voyages dans le Sahara. Il a travaillé étroitement avec l'auteur Maguy Vautier, qui a choisi les textes et fait la préface. Maguy Vautier connaît particulièrement bien le désert, ses habitants, les Touaregs et leur langue. Elle est la fondatrice et présidente de l'organisation ATLIK, petite association de bénévoles, capable d'actions directes et concrètes (création de lieux de vie pour le retour des familles réfugiées de Niamey, fabrication de puits, éoliennes, pompes, alphabétisation, dispensaires?) ATLIK a pour but le développement durable du peuple Touareg au Mali dans la région de Tombouctou, et au Niger dans la région de Niamey et de Tahoua, en tant qu'ONG reconnue dans ces deux pays.
La question des sanctions est centrale lorsqu'est ouvert le débat relatif à l'effectivité du droit de la représentation collective des salariés dans l'entreprise. Chargée de protéger les valeurs essentielles de la société, la voie pénale doit être réservée aux atteintes portées aux prérogatives des instances de représentation du personnel, lesquelles présentent un caractère fondamental. Pour le surplus, il est des sanctions, d'ordre administratif ou civil, plus efficaces. Reste que la seule restriction du champ pénal ne suffit pas à garantir l'effectivité du droit de la représentation collective. Des réponses substantielles et "organisationnelles" tenant notamment à la définition d'une politique pénale d'envergure, à la révision de la ligne de partage des responsabilités dans l'entreprise et à la recherche de sanctions pénales renouvelées s'imposent. Au-delà de la voie répressive, d'autres méritent d'être explorées. L'application des règles du droit de la représentation collective doit être garantie au moyen d'outils non plus répressifs mais préventifs en dehors de toute participation d'une quelconque autorité judiciaire. La voie extra pénale fait une large place à la fonction préventive de l'inspection du travail, laquelle doit accompagner les entreprises en recourant à de nouvelles méthodes d'accompagnement et d'évaluation. La définition d'une politique sociale d'entreprise, moyennant la conclusion d'un accord unique sur la représentation du personnel, est légalement de nature à garantir l'effectivité de la norme en tenant compte des spécificités propres à chaque entreprise.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.