Paul Morand, qui l'admirait, fait de William Seabrook (1886-1945) une sorte de Cendrars américain. Ce qui est sûr, c'est que globetrotter enragé avait du style, et même de la patte (pour parler comme le manchot qu'on vient de dire). Plusieurs de ses lires sont sans doute à relire, mais d'abord ce sidérant Yakouba (publié par Gallimard en 1936) où se retrouve un peu la même odeur d'Afrique sauvage qui enchanta naguère les lecteurs de La Mémoire du fleuve de Christian Dedet. Dans l'un et l'autre cas, au reste, le héros de l'histoire se trouve être un personnage parfaitement réel - mais aussi, mais surtout un aventurier de la grande espèce, et d'une étoffe comme il ne s'en fait plus. Car le " Moine Blanc ", l'invraisemblable Yakouba - de son vrai nom Auguste Dupuis - rentré dans les ordres missionnaires pour vocation sincère, a bel et bien existé. Défroqué par vocation non moins sincère, cet esprit érudit et tolérant, fantasque à ses heures, aima l'Afrique comme aucun autre peut être, et l'explora avec passion. Grand liseur de vieux livres, linguiste à sa façon, grand fornicateur et grand buveur sous le ciel, ce sage qui n'aimait rien tant que le risque " régna " sur Tombouctou au tournant du siècle : avant que la colonisation ne vînt faire dans les parages sa triste besogne. Sa vie, faut-il le dire, se lit comme un roman.
Nombre de pages
253
Date de parution
16/10/1996
Poids
308g
Largeur
140mm
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EAN
9782859404482
Titre
YAKOUBA - LE MOINE BLANC DE TOMBOUCTOU 1890 1930
Auteur
Seabrook William
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
308
Date de parution
19961016
Nombre de pages
253,00 €
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En 1929, Paul Morand rencontre à New York William Seabrook. Ce bourlingueur est auréolé du succès de son livre L'Ile magique dans lequel il raconte son apprentissage du vaudou en Haïti et qui fait un triomphe. Seabrook ne songe qu'à repartir : au Tibet ? en Indochine ? Morand le convainc de se rendre en Afrique occidentale. Il y vivra avec les Yacoubas de Côte d'Ivoire et les Habbés de la région de Bandiagara dans le pays Dogon qu'illustrera peu après la mission Dakar-Djibouti. Seabrook y rencontre une tribu d'anthropophages qui mangent leurs ennemis tombés au combat ! C'est seulement revenu en France qu'il tentera l'expérience. Ravi, il se plongea dans l'écriture de cette espèce d'épopée "dont on va pouvoir apprécier la surprenante sincérité et la merveilleuse sauvagerie" , nous dit Morand.
Il a eu 1001 vies. Né en 1884, William Seabrook était le reporter de l'impossible. Il a été le premier a enquêté sur le vaudou, a habité avec des tribus anthropophages, a vécu dans le désert parmi les bédouins, a décidé de devenir vagabond en Europe... Une personnalité hors-norme qui se livre ici une dernière fois avant de se suicider.William Seabrook a eu 1001 et une vie. Et encore, 1001 vies... L'estimation est sans doute en deçà de la réalité. Le curriculum vitae de cet homme né en 1884 laisse rêveur : engagé volontaire pendant la première guerre mondiale, gazé à Verdun, puis reporter, il a été le premier a enquêté sur le vaudou ? il a d'ailleurs inventé le terme zombie -, il a habité avec des tribus anthropophages pour goûter de la chair humaine, a vécu dans le désert parmi les bédouins, a décidé de devenir vagabond en Europe pour voir s'il pouvait se passer de la réussite et du luxe... Ses articles ont été publiés dans le New York Times, Vanity Fair ou le Readers digest.L'île magique, son livre consacré au Vaudou en Haïti, a fasciné Paul Morand et Michel Leiris. Ses récits et ses voyages lui ont permis de nouer des amitiés avec Jean Cocteau et surtout le photographe Man Ray.
Les abus sexuels d'enfants suscitent l'intérêt et l'inquiétude de l'opinion publique dans de nombreuses régions du monde. Ces dernières années, ils ont revêtu une forme nouvelle : les abuseurs sont des touristes voyageant dans les pays où les enfants sont particulièrement vulnérables. Ce livre étudie les débuts de la coopération internationale en vue de supprimer cette odieuse pratique. Il présente plusieurs études de cas relatives à divers pays. Il fait clairement apparaître le rôle important joué par les organisations non-gouvernemantales, notamment ECPAT International qui comptent maintenant une soixantaine de représentations dans le monde.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.