Dans la matinée, on vit une file de wagons détachés du convoi et qu'on avait déchargés de leur fret humain. Pas seulement celui de votre famille. Vous étiez entoures de types en uniforme - en demi-uniforme, plutôt : une veste, un fouet, un pieu armé d'une pointe en verre, des matraques et des guêtres. Par ici ! On vous conduisait au centre de regroupement comme des animaux, vraiment, mais bien sûr ce n était pas pour l'abattage. Pour le dressage ? Oui, peut-être. C'était en tout cas pour l'élevage, conformément aux principes de base de l'exploitation du bétail. " Harley, métis aborigène, essaie, dans la douleur, de retrouver ses racines, de comprendre comment et pourquoi il est aborigène mais blanc de peau. Benang ? Nom d'une personne, d'une famille, d'une communauté aborigène ? Les renseignements sont difficiles à obtenir, les culpabilités gênantes des deux côtés, les hontes lourdes à porter, plus faciles à dissimuler. Ern, Will, Kathleen, Jack et tant d'autres êtres aux vies brisées avec la simplicité désarmante, la bonne foi efficace de la ségrégation, vont ainsi apparaître, non pas pour élucider des origines, mais pour les compliquer, puisque la définition du métissage est qu'il n'est ni de Noir ni de Blanc en ce monde, sauf quelque part un ancêtre. Au fil des pages, dans un mélange de documents historiques - de l'époque là plus récente à celle de l'installation des Européens en Australie - et de mises en scène romancées de ce que purent être les vies des grands-parents, oncles et tantes du narrateur, se dessinent les branches d'une généalogie personnelle cruelle, mais aussi le paysage d'abominations et de violences infligées au peuple aborigène que les autorités actuelles en Australie ont encore du mal à reconnaître.
Nombre de pages
472
Date de parution
07/05/2002
Poids
460g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742738137
Titre
Benang
Auteur
Scott Kim
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
460
Date de parution
20020507
Nombre de pages
472,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le manifeste des peuples premiers d'Australie pour être reconnus, entendus et amorcer un processus de réconciliation. Version bilingue. Préface de Kim Scott, grand auteur aborigène d'Australie. Les peuples premiers d'Australie sont uniques : ils constituent la plus ancienne culture ininterrompue au monde, remontant à plus de 60 000 ans. Celle-ci est fondée sur une profonde connexion à la terre et à la nature, leur connaissance et leur préservation. Mais l'Australie reste l'un des derniers pays démocratique n'ayant pas formellement reconnu ses peuples premiers et signé de traité avec eux, et leur situation y est alarmante. En 2017, 270 délégués aborigènes et insulaires du détroit de Torrès, réunis au pied d'Uluru, le gigantesque monolithe sacré au coeur du désert australien, ont rédigé cette Déclaration venue du coeur pour demander une Voix et une commission pour la réconciliation. Face aux défis du changement climatique et de la disparition vertigineuse de la biodiversité, peut-être est-il temps d'entendre la voix de peuples qui ont su vivre en si profonde harmonie avec la nature et leur environnement et ont un message issu d'une sagesse millénaire à nous transmettre ...
Nous sommes à l'école de la communauté aborigène de Karmana, dans le bush de l'ouest australien. Une équipe d'enseignants blancs y éduque ou " rééduque " les jeunes aborigènes dont ils ignorent bien souvent les véritables origines et disparités. Ces Longues chaussettes blanches montantes, ainsi que les désignent les indigènes, se demandent comment s'y prendre pour bonifier, fertiliser et civiliser un peu ces gentils sauvages. L'un d'eux, Billy, possède un éclairage particulier. Kim Scott, qui a un temps enseigné dans le bush, s'est visiblement campé dans ce personnage. Le livre est conté à deux voix. Tantôt le narrateur, Billy, décrit en détail les avatars quotidiens de cette école, où deux mondes fort décalés se confrontent, se cherchent et tentent de se comprendre, tantôt une voix profonde, imagée et onirique, celle du peuple aborigène, capte le fil du récit, peignant les événements suivant sa logique propre, aux codes et aux savoirs ancestraux. Terrible témoignage sur le choc et l'incommunicabilité des cultures, ce roman s'inscrit à la pointe d'une volonté, actuellement émergente, de reconnaissance et de décryptage ethnologique. A l'éclairage subtil de son humour contristé, teinté d'une poésie aux accents corrosifs, l'auteur nous entraîne au c'ur du Vrai Pays des aborigènes, un pays d'où l'on ne sort pas sans risques, et dont on ne rentre pas indemne.
Dès l'instant où l'on commence à parler, on nous apprend que si l'on n'a rien de gentil à dire, il vaut mieux se taire. Si le conseil vaut pour la vie courante, appliqué au management il se révèle catastrophique. C'est ainsi que certaines mises à l'écart peuvent se produire sans que le salarié sache ce qu'on lui reproche. Responsable en vue chez Google puis chez Apple, où elle a développé une formation interne sur le management, Kim Scott nous invite à repenser nos postures managériales grâce au concept de "Radical Candor" : la sincérité bienveillante. La sincérité bienveillante procède de l'attention personnelle et de la remise en question frontale. Elle permet au manager d'instaurer la confiance nécessaire pour pouvoir, en toute franchise, guider ses collaborateurs dans leur travail afin qu'ils s'accomplissent et obtiennent de meilleurs résultats. Dans cette optique, cet ouvrage vous livre les clés pour bien diriger votre équipe : bâtir des relations sincères et bienveillantes ; encourager les échanges, critiques si nécessaires, pour mieux guider vos collaborateurs ; comprendre la motivation de chaque membre de votre équipe ; mettre en place une gestion collaborative pour obtenir de meilleurs résultats de tous. Foisonnant d'exemples drôles et pertinents, malin, rythmé et invitant à l'action, En toute franchise vous apportera une grande bouffée d'air et l'élan pour repartir de l'avant, vous et votre équipe.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
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Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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