Le pauvre vieux Tom, narrateur de cette histoire, raconte sa longue vie d'homme marié avec une femme - la Parmacheene Belle, nom d'une mouche artificielle employée par les pêcheurs d'autrefois, qui vient de mourir. Ulcéré par tous ses souvenirs, il s'enfuit au cours de la cérémonie funèbre, rentre chez lui et, s'emportant contre son fils idiot, croit le tuer quand il soupçonne qu'il n'en est pas le père, mais que celui-ci est son meilleur ami Gibble qui a tout manigancé. Il part à l'aventure et rencontre une jeune délurée, dite la sirène ou la racoleuse, qui semble fuir quelque chose, elle aussi ; ils errent à travers le pays, séjournent d'abord dans une métropole, en sous-sol, puis dans une station balnéaire, où la sirène finit par se noyer, rejoignant ainsi son élément. Le vieux pêcheur à la ligne s'en retourne chez lui. Son fils idiot n'est pas mort et l'attend à la maison, mais comment communiquer avec lui... Par son histoire, son atmosphère, son ton, son rythme et surtout sa langue, où une certaine affectation s'émaille de surprenantes impropriétés, voici un premier roman des plus étranges. L'auteur, on le sent, a assimilé l'anglais classique aussi bien que les principes de la modernité littéraire. Joanna Scott : une écriture fière.
Nombre de pages
336
Date de parution
11/04/1990
Poids
353g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070717699
Titre
La mouche la plus belle
Auteur
Scott Joanna
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
353
Date de parution
19900411
Nombre de pages
336,00 €
Disponibilité
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Présentation de l'éditeur Au milieu des années cinquante, Murray Murdoch quitte les États-Unis pour l'île d'Elbe, accompagné de sa femme et de leurs quatre jeunes enfants. Bien décidé à tirer un trait sur ses échecs professionnels successifs, il veut se lancer dans le commerce de la Tourmaline, cette pierre semi-précieuse présente dans le sous-sol de l'île, que " l'homme a toujours cherchée quand il ne savait plus quoi chercher ".Bercé par les charmes et les langueurs de la vie insulaire et des autochtones pittoresques, tel cet exilé anglais qui n'en finit pas d'écrire et de réécrire l'ouvrage " définitif " sur Napoléon à Elbe, Murdoch va finalement découvrir un autre trésor en la personne d'une jeune beauté de l'Île, Adriana, pour laquelle il ressent une étrange attirance. Quand la jeune fille disparaît, les événements se précipitent et Murdoch devient le principal suspect aux yeux des habitants de l'île, de ses amis, de sa propre famille. Que s'est-il réellement passé ? Quelle est la responsabilité de Murdoch dans la disparition de la jeune fille ? Cinquante ans plus tard, son plus jeune fils revient sur l'île, dans l'espoir de faire la lumière sur cette affaire jamais élucidée qui a fait exploser sa famille et causé la déchéance de son père. Joanna Scott nous offre des pages formidables sur l'île d'Elbe, son histoire, en particulier l'exil de Napoléon, son atmosphère. Outre l'intrigue, admirablement menée, ce roman est également une réflexion sur la nature des êtres. Que peut-on savoir d'un proche ? Peut-on atteindre à la vérité d'un être, qu'il soit empereur ou tout simplement père de famille ? Ne sommes-nous pas tous semblables à ces minéraux dont l'apparence se modifie en fonction de la lumière à laquelle on les expose ...
Kris a beau avoir épousé l'homme qu'elle aime, sa vie n'a rien d'un conte de fées. Elle ne supporte plus cette impression d'être en cage parmi les anars, pas plus que les non-dits qui s'accumulent entre Hugo et elle, telle une infranchissable montagne. Pourtant, pour arrêter Paul, sa némésis, elle n'a pas le choix. Ce n'est qu'en gardant le secret qu'elle pourra mettre fin à la folie sanguinaire de cet homme. Alors Kris ment, une dernière fois, quitte à se perdre en chemin...
Scott Cavan ; Marchetti Cole ; Norén Magnus ; Vess
Résumé : Après avoir échappé à une mort certaine grâce à un Libre Marchand assez louche, Zelia, Talen and Mekki poursuivent leur quête du Siège de l'Empereur et se rendent au spatioport d'Arrière-Pays. Mais tout ne semble pas conforme aux apparences. Seuls en un lieu étrange et grouillant d'extraterrestres, qui peuvent-ils croire ? Découvriront-ils quels sont les secrets des Tau ?
Sans Walter Scott, et l'immense influence qu'il a exercée, Balzac, Stendhal, Hugo, Dumas n'auraient pas été les mêmes. Il a su transformer l'histoire passée, mais aussi l'époque moderne, en drame poignant. Le C'ur du Mid-Lothian (1818), dont le nom désigne la prison d'Edimbourg, raconte l'histoire, qui commence en 1736, de gens simples, écrasés par l'injustice, et les efforts d'une jeune paysanne pour faire innocenter sa s'ur, injustement condamnée à mort. Emeutes, dialogues pathétiques, procès, amour et violence, tous les ressorts d'une ?uvre populaire s'unissent aux tourments de la conscience, à l'héroïsme quotidien, au ton de la ballade et de l'épopée : c'est pourquoi on considère le roman comme le chef-d'?uvre de Scott. La traduction que les romantiques avaient lue datait de 1821. Nous donnons de ce roman pour la première fois une version précise et complète.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.