Devenir métropolitain. Politique d'intégration et parcours de rapatriés d'Algérie en métropole (1954
Scioldo-Zürcher Yann
EHESS
32,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782713222306
Le rapatriement des Français d'Algérie, intervenu au lendemain de la guerre d'indépendance algérienne, a profondément marqué les mémoires. Sans occulter la violence et le traumatisme de ce déracinement, cet ouvrage propose une lecture inédite de leur histoire, en la rattachant au mouvement d'interventions publiques en faveur des rapatriés coloniaux. Dès 1961, la volonté de pacifier cette population particulièrement troublée conduit l'Etat à instaurer la première politique d'intégration d'envergure conçue à l'intention de migrants. Qu'il s'agisse de mesures concrètes en matière d'emploi, de logement, ou de lois mémorielles, Yann Scioldo-Zürcher dévoile ici les résultats et les limites de cette politique, qui distingue les "migrants nationaux", membres à part entière de la nation, des migrants étrangers. "Débusqueur" d'archives publiques et privées, Yann Scioldo-Zürcher fait aussi entendre la voix des rapatriés et offre, dans le même temps, une vision globale du parcours collectif des Français coloniaux. En inscrivant l'histoire des rapatriés dans celle, plus large, des migrations, son livre permet de mesurer la singularité du destin des pieds-noirs d'Algérie et la force de ce qu'un Etat peut accomplir, quand il le souhaite, pour intégrer des nouveaux venus.
Nombre de pages
461
Date de parution
08/02/2010
Poids
816g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713222306
Titre
Devenir métropolitain. Politique d'intégration et parcours de rapatriés d'Algérie en métropole (1954
Auteur
Scioldo-Zürcher Yann
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
816
Date de parution
20100208
Nombre de pages
461,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les migrations internationales sont une clef de compréhension essentielle du fonctionnement du monde actuel. Elles constituent un enjeu fondamental dans chacune des sociétés qu'elles concernent, qu'il s'agisse des régions d'origine, des pays d'installation ou des zones de transit. Le "paradigme migratoire" offre un puissant outil d'analyse des transformations sociales et spatiales à l'oeuvre dans le monde. Aurait-on pu par exemple imaginer, il y a trente ou quarante ans, que la question migratoire marquerait à ce point les élections nord-américaines, britanniques, allemandes, hongroises, autrichiennes, néerlandaises, italiennes... et bien entendu françaises ? Les auteurs - géographes, sociologues, historiens, anthropologues, juristes, démographes - font le point sur la façon dont ont été conçues, élaborées et traitées les problématiques relatives aux migrations depuis une trentaine d'années. Chaque chapitre montre comment un domaine de recherche a émergé, tiraillé entre demande publique (possédant us propres objectifs généralement de court terme) et autonomie de la recherche attachée à la construction des savoirs. Il en résulte un ouvrage qu'on peut utiliser comme un manuel, utile à tous ceux qui veulent comprendre la complexité des migrations internationales.
Scioldo-Zürcher Yann ; Hily Marie-Antoinette ; Ber
La migration des Juifs de France vers Israël, longtemps ignorée par les pouvoirs publics, interroge aujourd'hui la société française. Les départs devenus conséquents au tournant du XXIe siècle (56 642 entre 2000 et 2018) rappellent la constance de l'antisémitisme et disent la crainte d'une population fragilisée par les incivilités, les meurtres et les attentats. Dans le même temps, la alya relève aussi de dynamiques migratoires anciennes, de pratiques de circulations internationales et de politiques d'appel organisées par l'Etat d'Israël pour répondre à ses besoins démographiques et économiques. Prise entre des pratiques migratoires de temps long et des commentaires soulignant le poids des appartenances nationales, du conflit israélo-palestinien et d'une actualité anxiogène, la alya de France demande cependant à être comprise dans ses processus, ses encadrements institutionnels et les justifications que les individus donnent de l'acte de partir. Laissant une place importante à l'étude de l'expérience migratoire, ce livre étudie cette migration dans sa dimension historique, géographique et sociologique. Conduite à partir d'archives israéliennes inédites en hébreu, de données cartographiques originales et d'enquêtes de terrain approfondies, cette recherche prétend donner des clefs de compréhension sur un phénomène très médiatisé mais toujours lu au prisme d'enjeux politiques et symboliques.
Jérusalem apparaît d'abord comme le lieu où se concentrent de multiples conflits, hérités d'une très longue histoire et chargés de symboles. Mais c'est aussi une ville, avec sa sociologie, sa démographie, sa gouvernance, dont la singularité n'interdit pas que l'on en fasse un objet d'analyse. Alors que Jérusalem, trois fois Ville Sainte, proclamée capitale éternelle par l'Etat d'Israël, est au coeur d'un conflit religieux, politique et médiatique, ses transformations contemporaines montrent une image contrastée. Singulière au plan géopolitique, elle est cependant, comme d'autres villes, au coeur d'un processus de reconquête et de spéculation. Celui-ci s'effectue principalement à des fins religieuses et conforte la séparation entre Israéliens juifs et palestiniens de Jérusalem ou d'Israël, au détriment de la mixité urbaine et sociale. En appuyant l'analyse des transformations de la ville sur un socle historique, l'ouvrage aborde tour à tour la sociologie et la démographie de Jérusalem-Ouest depuis 1948, sa gouvernance et la transformation de son image urbaine tournée vers le tourisme religieux et les classes aisées. Jérusalem-Est, quant à elle, apparaît de plus en plus isolée et comme une ville périphérique. L'ouvrage montre de façon réaliste les récentes évolutions sociologiques, économiques et urbaines, et une inexorable tendance au repli, malgré la volonté politique et nationale de faire de la ville une capitale internationale.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.