Été 1942.Quarante enfants juifs débarquent à la gare de Nonantola, dans la province de Modène. Ils ont fui l'Allemagne nazie grâce à une organisation d'entraide. Accueillis dans une vaste propriété, la villa Emma, ces jeunes déracinés se lient d'amitié et se créent un monde moins menaçant que la réalité.Natan est l'un d'eux. Rongé par le souvenir de son père arrêté une nuit d'hiver, de sa mère et son jeune frère qu'il a dû abandonner à Berlin, ce garçon sauvage ne parvient pas à renoncer à sa méfiance. Pourtant, ici, il n'y a ni étoiles jaunes, ni ghetto, ni rafles. C'est un lieu où les paysans partagent leur nourriture, où un menuisier construit les lits qui manquent aux pensionnaires, où chacun peut apporter sa pierre à l'édifice. Mais le 8 septembre 1943, les troupes nazies atteignent Nonantola, et les occupants de la villa Emma doivent fuir à nouveau. Cette fois, ils ne sont plus seuls : un village entier est prêt à se battre pour eux.Inspiré de faits réels, un magnifique récit d'héroïsme collectif et de solidarité vu à travers les yeux d'un enfant.« Une histoire vraie qui apporte de la lumière dans les ténèbres de la Shoah. » Donna ModernaNotes Biographiques : Enseignant dans une école primaire de Modène, Ivan Sciapeconi a écrit plusieurs livres pour enfants. En 2019, il est nommé membre de la fondation villa Emma et accède à une vaste documentation. Elle lui permet d'écrire son premier roman, 40 manteaux et un bouton, qui témoigne de l'histoire de ces enfants juifs qui ont trouvé refuge à la villa pendant la guerre et qui, grâce au courage des villageois, ont pu échapper aux nazis.
Eté 1942. Quarante enfants juifs débarquent à la gare de Nonantola, dans la province de Modène. Ils ont fui l'Allemagne nazie grâce à une organisation de soutien aux réfugiés. Accueillis dans une vaste propriété, la villa Emma, ces jeunes déracinés se lient d'amitié et se créent un monde moins menaçant que la réalité. Natan est l'un d'eux. Rongé par le souvenir de son père arrêté une nuit d'hiver, de sa mère et de son jeune frère qu'il a dû abandonner à Berlin, il ne parvient pas à renoncer à sa méfiance. Pourtant, ici, il n'y a ni étoiles jaunes, ni ghetto, ni rafles. C'est un lieu où chacun peut apporter sa pierre à l'édifice. Mais, le 8 septembre 1943, les troupes nazies sont à leur porte, et les occupants de la villa Emma doivent fuir de nouveau. Cette fois, ils ne sont plus seuls : un village entier est prêt à se battre pour eux.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »
Si l'on fait la somme des instants fatidiques de nos vies, dix minutes suffisent à définir l'existence d'un être humain. Ce livre raconte les dix minutes décisives d'un homme qui ria toujours désiré qu'une seule chose : la domination. Ce n'est pas une biographie, mais plutôt une ballade, un roman picaresque, rythmé et mordant. De sa plume incomparable, Stefano Massini retrace l'odyssée d'un enfant devenu golden boy, puis entrepreneur sans scrupule, le parcours de celui que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Donald Trump.
En février 2022, les images de l'invasion russe en Ukraine réveillent chez Francesca Melandri un écho douloureux : ces mêmes plaines, où la guerre fait son retour en Europe, sont celles qui ont marqué à jamais la vie de son père, Franco. Comme des dizaines de milliers d'Italiens, il fut envoyé sur le front de l'Est entre 1942 et 1943, sous le régime fasciste. Son histoire, qu'il a lui-même tenté de raconter dans plusieurs romans jamais publiés, est devenue au fil du temps une légende familiale, où les valenki - ces chaussures en feutre typiques de la région - symbolisent à la fois sa survie et le lien indéfectible entre sa famille et cette terre lointaine. En puisant dans les écrits qu'il a laissés, mais en creusant aussi dans les silences, sa fille enquête aujourd'hui sur les zones d'ombre d'un homme qui, comme tant d'autres de sa génération, s'est retrouvé à combattre du mauvais côté. A cette recherche intime, elle mêle une poignante méditation sur la guerre, interroge notre responsabilité de citoyens européens et nous invite à réfléchir à ce que signifie véritablement le mot "paix". Et si l'Histoire n'était pas un lointain récit mais une question qui nous concerne tous, ici et maintenant ?
Dans les années 1960, le jeu préféré des garçons qui vivent sur les hauteurs de Sarajevo est un défi aux lois de l'apesanteur : après l'école, ils se retrouvent pour lancer des couvercles de casseroles dans les airs et deviner où les vents les porteront, de sorte que les disques de métal reviennent entre leurs mains. Cinquante ans plus tard, l'un de ces garçons, Emir Kusturica, a grandi en s'inspirant de cet acte de rébellion poétique contre la nature et est devenu réalisateur, auteur et musicien. Il a vu son pays détruit parla guerre, ses frontières redessinées, mais n'a jamais cessé de considérer la liberté comme le bien le plus précieux qu'un homme doit défendre, plus encore s'il est artiste. Lorsqu'il rencontre l'écrivain Peter Handke, il comprend qu'il n'est plus seul. Dans ce roman-monde, deux rebelles - un cinéaste et un conteur - se poursuivent, marchant sur la corde raide entre les fantômes d'Ivo Andrie et d'Ingmar Bergman, à la recherche de l'essence de l'homme.
Notes Biographiques : Écrivain et essayiste, Alessandro Baricco est né à Turin en 1958. Dès 1995, il a été distingué par le prix Médicis étranger pour son premier roman, Châteaux de la colère. Avec Soie, il s'est imposé comme l'un des grands écrivains de la nouvelle génération. Il collabore au quotidien La Repubblica et enseigne à la Scuola Holden, une école sur les techniques de la narration qu'il a fondée en 1994 avec des amis.